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La justice européenne demande la levée de l’immunité d’Eva Kaili et d’un eurodéputé


Le parquet européen a demandé, jeudi 15 décembre, la levée de l’immunité parlementaire de deux eurodéputées grecques dont Eva Kaili, actuellement incarcérée dans une affaire de corruption présumée impliquant le Qatar.

L’horizon de l’eurodéputée grecque Eva Kaili, emprisonnée dans un prétendu scandale de corruption au Parlement européen impliquant le Qatar, s’est assombri jeudi 15 décembre avec sa mise en cause dans une autre affaire, liée à des soupçons de fraude.

Déchue de sa vice-présidence du Parlement européen mardi, l’élue socialiste de 44 ans est actuellement détenue en Belgique dans le cadre d’un « dossier corruption, blanchiment et organisation criminelle » au sein de l’institution européenne.

L’affaire a provoqué une onde de choc à Bruxelles et Strasbourg, poussant la présidente de l’assemblée, Roberta Metsola, à annoncer des « réformes majeures » pour 2023.

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Eva Kaili fait également l’objet d’une enquête préliminaire du parquet financier d’Athènes pour « corruption » et « blanchiment » en coopération avec la justice belge, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Mais sur un nouveau front, le parquet européen a exigé jeudi la levée de son immunité parlementaire ainsi que celle d’une autre eurodéputée grecque, Maria Spyraki, dans une affaire portant cette fois sur des « soupçons de fraude » dans la rémunération d’assistants parlementaires. .

Ces soupçons font suite à un rapport de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF).

« J’accepte avec joie la levée de mon immunité pour prouver qu’il n’y a pas un seul euro en litige », a réagi dans un communiqué Maria Spyraki, eurodéputée du PPE (droite européenne), affirmant aussi « n’avoir rien à voir avec ‘Qatargate' ».

« Liaisons dangereuses entre élus et lobbyistes »

Mis en cause dans l’enquête pour corruption instruite à Bruxelles, le compagnon d’Eva Kaili, Francesco Giorgi, est également en détention préventive, tout comme l’ancien député européen Pier-Antonio Panzeri.

Un troisième homme, Niccolo Figa-Talamanca, patron de l’ONG « Pas de paix sans justice », devait être libéré en portant un bracelet électronique.

Le secrétaire général de la Confédération syndicale internationale (CSI), Luca Visentini, qui a passé 48 heures en garde à vue sur l’affaire avant d’être libéré dimanche, a démissionné de son poste, dans l’attente d’une réunion du conseil général de la CSI la semaine prochaine, a annoncé l’organisation syndicale. jeudi.

Lors d’un sommet européen à Bruxelles, la présidente du Parlement européen Roberta Metsola a annoncé qu’elle était « en train de finaliser un paquet de réformes de grande envergure qui sera prêt au début de l’année prochaine ».

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Elle évoque notamment le renforcement de la protection des lanceurs d’alerte et l’interdiction des groupes d’amitié non officiels avec des pays tiers.

« Il y a des lacunes à combler, par exemple en ce qui concerne les activités des anciens membres du Parlement européen, les inscriptions au registre de transparence, les personnes autorisées à entrer au Parlement européen », a-t-il dit. a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse.

Réunis en session plénière à Strasbourg, les eurodéputés ont pour leur part voté à la quasi-unanimité jeudi un texte dans lequel ils « demandent la suspension des autorisations d’accès des représentants d’intérêts qataris » alors que les enquêtes judiciaires sont en cours. Cette décision appartiendra à Mme Metsola.

Le responsable maltais a déjà précisé que l’ONG « No Peace Without Justice » avait vu son accès suspendu.

Se disant « consternés » par ces actes présumés de corruption et de blanchiment d’argent, les eurodéputés ont également décidé de suspendre « tous les travaux sur les dossiers législatifs relatifs au Qatar », en premier lieu ceux concernant la libéralisation des visas pour le Qatar. et le Koweït et un accord sur l’aviation.

A l’issue de l’enquête judiciaire, les parlementaires se sont aussi engagés à « créer une commission d’enquête (…) sur les cas de corruption et d’abus par des pays tiers » pour influencer le Parlement européen.

« Il est grand temps d’avancer enfin sur les questions de transparence et d’éthique », a commenté l’élue française Manon Aubry (gauche radicale), ajoutant qu’elle avait « dénoncé sans relâche les liaisons dangereuses entre élus et lobbyistes qui fragilisent la confiance des citoyens.

En réponse à une question, Roberta Metsola a déclaré lors d’une conférence de presse qu’elle avait décliné une invitation du Qatar à assister à la Coupe du monde de football. « J’ai refusé parce que j’ai des inquiétudes à propos de ce pays », a-t-elle déclaré.

Elle a précisé qu’elle avait eu « deux rencontres avec des représentants du gouvernement qatari à Bruxelles », et qu’elle avait « refusé » une demande de ce pays de s’adresser au Parlement européen.

Doha a nié être impliqué dans des tentatives de corruption.

Avec l’AFP


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Cammile Bussière

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