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La France mobilise les étudiants pour accélérer la vaccination

Le ministre de la Santé, François Braun, a annoncé lundi que des « armes supplémentaires » seraient mobilisées pour renforcer la vaccination contre le monkeypox en France. De leur côté, élus et associations pointent des failles dans la campagne de vaccination.

Le gouvernement a annoncé, lundi 25 juillet, mobiliser « des armes supplémentaires » pour vacciner contre le monkeypox, au moment où élus et associations dénoncent le manque de moyens pour freiner l’épidémie de la maladie.

« Nous allons mobiliser des armes supplémentaires » pour assurer la vaccination contre le monkeypox, a déclaré lundi soir sur BFM TV le ministre de la Santé, François Braun.

Les « étudiants en bonne santé » pourront s’occuper de ces vaccinations, a indiqué le ministère à l’AFP. Un décret paraîtra mardi au Journal officiel pour détailler les modalités du projet.

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« A ce jour, plus d’une centaine de centres de vaccination sont en place, plus de 42.000 doses ont été déstockées, plus de 6.000 personnes ont reçu cette vaccination préventive », a souligné le ministre, alors que des élus et des associations critiquent l’attitude du gouvernement face à l’épidémie.

Près de la moitié des cas détectés en Île-de-France

« Nous avons des doses plus que suffisantes pour la population qui est majoritairement à risque et majoritairement touchée par cette maladie », a assuré François Braun.

La mairie de Paris a appelé lundi à des « mesures d’urgence » de l’Etat pour obtenir davantage de doses et de personnels vaccinant contre cette maladie, à la veille de l’ouverture d’un centre de vaccination spécifique dans la capitale. qui concentre une grande partie des cas français. Cela « pourra augmenter très significativement le volume des vaccinations », a assuré le ministre.

Selon Santé publique France, la région capitale comptait, jeudi, en nombre d’habitants près de la moitié (726) des 1.567 cas confirmés en France.

Pour les associations, il faut une « campagne coup de poing »

De son côté, l’Inter-LGBT a protesté contre le « manque de préparation et de transparence du gouvernement », évoquant des « difficultés à prendre rendez-vous » pour la vaccination et des « livraisons de doses insuffisantes ».

Auparavant, l’association AIDES de lutte contre le VIH avait réclamé jeudi dernier « le déploiement par l’Etat d’une campagne de vaccination ‘coup de poing’, s’appuyant sur des professionnels de santé libéraux volontaires » notamment implantés dans des « stations ».

Le gouvernement a annoncé le 8 juillet l’extension de la vaccination aux « hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et aux personnes trans déclarant plusieurs partenaires sexuels », aux « personnes en situation de prostitution » et aux « professionnels des lieux de consommation ». sexuel ». Il n’était auparavant proposé qu’aux adultes ayant eu un contact à risque avec un patient.

Le diagnostic de ce virus Monkeypox repose sur l’examen et l’interrogatoire du patient. Des tests, y compris la PCR, peuvent également confirmer le diagnostic.

La Haute Autorité de santé s’est prononcée lundi pour le remboursement par l’Assurance maladie de ces tests de détection, précisant qu’ils ne devaient intervenir qu' »en cas de doute persistant après examen clinique ».

Avec l’AFP

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