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La Fonderie Horne prévoit « une transformation majeure »


Comme c’est le cas depuis plusieurs semaines, la Fonderie Horne de Rouyn-Noranda continue de faire les manchettes. Cette fois, un Reportage de Radio-Canada publié aujourd’hui rapporte que des déchets dangereux provenant du monde entier sont brûlés à la fonderie. Pourquoi avons-nous besoin de ces déchets pour rechercher la rentabilité ?

Ce sont des matériaux recyclés. La Fonderie Horne est l’une des entreprises de recyclage de matériaux les plus importantes en Amérique du Nord. Ces matériaux seront valorisés, on parle de cuivre, de métaux précieux, etc., cela fait donc partie du business plan de la fonderie.répond Claude Bélanger, vice-président des opérations cuivre de Glencore en Amérique du Nord.

Nous parlons de moins d’énergie nécessaire (dans le processus), si l’on compare avec l’extraction minière, par exemple. Donc, en termes d’émissions de gaz à effet de serre, cela a un impact vraiment positif. Nous avons une réglementation très stricte, qu’elle soit provinciale ou fédérale, concernant l’importation de matériaux. Tout est suivi de très près au niveau des différents ministèresassure M. Bélanger.

Mais serait-il possible de ne plus traiter ces matières, qui contiennent plus d’arsenic, tant que la modernisation de l’usine n’est pas terminée ?

Ce que nous envisageons, c’est de mettre en avant nos projets. Malheureusement, l’arsenic se trouve dans la couche terrestre, donc lorsqu’il y a extraction minérale, il y a de l’arsenic dans ces matériaux traités. L’idée est donc de proposer des projets importants et structurants qui nous permettront de réduire nos émissions. [de contaminants] au niveau le plus bas possiblementionne Claude Bélanger.

20 nanogrammes au lieu de 60

À cet égard, M. Bélanger a publié une lettre ouverte dans divers médias la semaine dernière pour réitérer la volonté de Glencore, propriétaire de la Fonderie Horne, de réduire ses émissions de contaminants dans l’air de Rouyn-Noranda, tout en soulignant que l’entreprise a entendu les préoccupations de la population.

Que cible exactement Glencore en nanogrammes d’arsenic par mètre cube émis dans l’air ?

Nous pourrons, avant la fin du mois d’août, vous présenter ces grands chantiers et le niveau que nous pourrons atteindre. Nous sommes en train de ficeler les derniers éléments des différents projetsdit Claude Bélanger.

Beaucoup d’informations ont circulé, par exemple les 60 nanogrammes, ce qui m’a un peu surpris. C’est plus autour de 20 nanogrammes que nous sommes actuellement àfait-il remarquer.

Claude Bélanger rappelle que Glencore utilise des modèles scientifiques très détaillés qui donnent des indications avec un niveau de précision assez large.

De nombreux éléments doivent être pris en considération dans ces modèles, par exemple les vents. On parle d’une transformation majeure et de technologies qui n’existent même pas dans le domaine du cuivre. Nous étions encore très pionniers. Nos employés sont totalement dévoués et engagés à transformer cette usineil argumente.

Et si le gouvernement avait forcé la Fonderie Horne à un maximum de 20 ou 50 nanogrammes il y a dix ou quinze ans par exemple, les investissements pour y parvenir n’auraient-ils pas été plus rapides ?

Nous n’aurions jamais été prêts à ce moment-là. Et ce n’est pas une question d’argent, mais une question de recherche et développement par nos équipes techniques, par des firmes spécialisées auxquelles nous avons fait appel à l’international, notamment en Europe, pour notre projet actuel.explique Claude Bélanger.

– Pour écouter l’intégralité de l’interview, cliquez sur le fil audio.

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