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La Fonderie Horne assure qu’elle fera tout pour réduire ses émissions atmosphériques |  Arsenic Rouyn-Noranda

Il ne faut pas oublier que nos employés sont aussi des citoyens de Rouyn-Noranda, nous sommes donc tous concernés par ce problème d’arsenic et nous voulons tous réussir à réduire les émissions. Nous sommes toujours très fiers, nous sommes la production de cuivre avec la plus faible empreinte carbone au monde et avec les projets que nous avons, nous continuerons à améliorer celaexplique Marie-Élise Viger, responsable environnement chez Glencore.

Le projet VELOX avance bien

Les essais du projet VELOX, une usine pilote testant un nouveau procédé de production de cuivre, se poursuivent.

 » Nous sommes en train de terminer la première année de pilotage. Il reste encore beaucoup de données à compiler, mais une chose est certaine, les données jusqu’à présent sont toujours encourageantes. »

Une citation de Guillaume Dion, surintendant des projets stratégiques

Les analyses devraient être terminées début 2023. Si les résultats sont concluants, la Fonderie ira de l’avant avec le projet PHENIX, qui utiliserait la nouvelle technologie à grande échelle.

Une des réalités de notre processus à l’heure actuelle est que nous avons plusieurs manipulations de cuivre nécessaires, ce que nous appelons des transferts de cuivre d’un récipient métallurgique à un autre. L’une des grandes forces du procédé VELOX est l’élimination à la source de bon nombre de ces transferts, il réduit donc à ce stade la génération d’émissions fugitives en supprimant à la source ce besoin de transférer le cuivreajoute M. Dion.

Le projet VELOX vise notamment à réduire la génération d’émissions fugitives lors de la production de cuivre.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Ouellette

Il est cependant difficile de dire dans quelle mesure les émissions peuvent être réduites.

Ce seront de bons gains, avec la modélisation, on a un pourcentage de réduction de 10 à 40 %, par contre c’est vraiment avec l’implantation qu’on verra les gains, explique Marie-Élise Viger.

Mais sera-t-il possible d’atteindre la norme provinciale de 3 nanogrammes par mètre cube (ng/m3) d’arsenic dans l’air ?

Notre objectif est le plus bas possible. Tous les projets vont nous amener plus bas et nous n’avons pas exclu non plus le projet de zone tampon avec lequel nous chercherions les derniers gains que nous pourrions chercher à avoir l’acceptabilité sociale et environnementale.Elle ajoute.

Vers une zone de transition élargie ?

La Fonderie travaille à l’aménagement d’une zone de transition entre l’usine et le quartier Notre-Dame.

Déjà, deux rangées de maisons ont été démolies pour faire place à une voie de 6 mètres de large à rayures vertes. Le tout est en discussion avec la Ville de Rouyn-Noranda.

Une fois le tout terminé, la station de mesure des émissions sera également déplacée.

En ce moment, les gens sont moins exposés car les personnes les plus exposées ont toutes été relocalisées, il suffit donc de pouvoir déplacer la station pour venir mesurer l’impact de la zone de transition.souligne Mme Viger.

Émissions qui ne proviennent pas des cheminées

Les cheminées de la fonderie Horne. (les archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

L’aménagement de cette zone tampon était également une recommandation du comité interministériel chargé d’étudier le plan d’action proposé par la Fonderie Horne pour réduire ses émissions d’arsenic.

Il faut dire que la majorité des émissions ne proviennent pas des cheminées, mais du site lui-même.

Ce qu’on voit c’est qu’à la station la plus proche, 0,3% des émissions sont liées aux cheminées et même à l’éloignement, si on va à la Laiterie Dallaire, qui est notre station la plus éloignée où on est autour de 3 ng/m3 [d’arsenic], plus de 75 % des émissions ne proviennent pas des cheminées, mais du site. Ce sont les émissions fugitives, les évents de toit et tout ce qui apportera des émissions dans la communauté et c’est pourquoi les projets que nous avons ciblent ces émissions à court terme pour réduire l’expositionexplique Marie-Élise Viger.

Les essais du projet VELOX devraient être achevés début 2023.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Ouellette

L’équipe de la Fonderie s’est également équipée de nouveaux dépoussiéreurs, justement pour éliminer une partie de ces émissions fugitives.

Les gaz sont aspirés dans un gros tuyau et sont distribués aux éléments filtrants du dépoussiéreur. Le dépoussiéreur agit comme une grosse balayeuse, donc un ventilateur puissant qui aspire vraiment les gaz. Et en poussant ces gaz à travers un filtre, nous sommes en mesure d’éliminer les particules en suspension dans l’airdémontre Guillaume Dion.

Alors que les travaux se poursuivent sur le terrain, les dirigeants de Glencore négocient actuellement leur prochain certificat de remédiation. La certification actuelle, qui expire en 2022, permettait à la fonderie Horne d’émettre jusqu’à 100 ng/m3 d’arsenic, soit 33 fois la norme provinciale.

– Avec les informations de Jean-Marc Belzile

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