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La communauté juive de France en cinq questions

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La France abrite la plus grande communauté juive du monde en dehors des États-Unis. Cependant, comme la loi interdit de compiler des données sur l’affiliation religieuse ou ethnique lors des recensements, il est impossible de fournir un chiffre spécifique. Selon les estimations les plus couramment acceptées, le nombre de Juifs en France est d’environ 500 000 personnes, soit 1% de la population.

Sans chiffres officiels, il est nécessaire de s’appuyer sur des études sociologiques. En 2020, l’Institut de recherche politique juive, un institut basé au Royaume-Uni, comptait 449 000 Juifs en France sur les 1,3 million de personnes décrites comme juives en Europe occidentale, en Turquie et en Russie. Selon cette étude, le nombre de Juifs en France et en Europe a fortement diminué au profit des États-Unis et d’Israël au cours des dernières décennies. Ils étaient donc 530 000 en France dans les années 1970, ont déclaré les auteurs.

Parmi les enquêtes disponibles, nous pouvons également citer celle de la Fondation Jean-Jaurès réalisée par Jérôme Fourquet et Sylvain Manternach en 2016. Dans « l’année prochaine à Jérusalem? » (éd. De Dawn), les deux chercheurs distinguent les personnes qui prétendent être une confession juive et celles avec au moins un parent juif sans nécessairement pratiquer. L’étude a ensuite compté 290 000 personnes de confession juive et 480 000 avec au moins un parent juif.

  • Quand est la présence de Juifs en France ?

La présence de Juifs en France est attestée de ier Century AD et ERA romaine. L’histoire de la communauté est alors intimement liée à celle des grandes vagues de l’immigration, en particulier dans le XIXe siècle avec les Ashkénazes qui fuient la persécution et la pauvreté en Europe de l’Est.

Xxe Century, l’indépendance de la Tunisie et du Maroc en 1956, alors celle de l’Algérie en 1962, a créé un avenir incertain pour les Juifs du Maghreb, qui sont alors très nombreux pour rejoindre la métropole. L’arrivée des Juifs séfarades transforme et transforme profondément la communauté juive de France. Dans les années 1970, ils se sont de préférence s’installer dans la région de Paris, en particulier dans les nouvelles villes de Sarcelles et de Créteil, mais aussi à Toulouse, Marseille, Lyon et Strasbourg.

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L’histoire de cette minorité est chantée par des événements douloureux. Au Moyen Âge, elle a connu de nombreux épisodes de persécution. En 1306, le roi Philippe Le Bel a même ordonné l’expulsion de tous les Juifs du Royaume. La révolution marque un tournant en mettant fin à la discrimination légale qui cible cette communauté. Les Juifs deviennent des citoyens français à part entière. C’est le début du processus d’émancipation des Juifs en Europe.

Il reste la plus grande blessure de l’histoire des Juifs de France: l’expulsion des nazis avec l’aide du régime de Vichy de 76 000 Juifs, plus de 11 000 enfants ou un quart de la population juive française. La plupart sont morts dans le camp d’Auschwitz-Birkenau.

Comme dans d’autres pays, l’anti-sémitisme en France a connu un changement d’échelle au cours des deux dernières années. Le temps de bascule a été réalisé en 2023 avec un record de 1 676 actes anti-semitiques, contre 436 l’année précédente. Cette tendance s’est poursuivie en 2024 avec 1 570 actes anti -mites enregistrés par le ministère de l’Intérieur.

© Graphic Studio France Médias Monde

En ce qui concerne l’année en cours, les chiffres sont à la baisse mais restent élevés par rapport à la moyenne observée au cours des dix dernières années. De janvier à juin, Place Beauvau a enregistré 646 actes antimites, 27,5% de moins que sur la même période de l’année dernière, mais ces chiffres restent nettement plus élevés que ceux enregistrés au début de 2023, avant les attaques terroristes du Hamas et la déclencheur de la guerre à Gaza.

Cependant, le nombre d’agressions physiques et verbales ou les actes de vandalisme visant des personnes identifiées comme juifs est probablement sous-évaluée. Les statistiques du ministère de l’Intérieur ne prennent en compte que les actes qui ont fait l’objet d’une plainte ou d’un rapport.

La France n’a pas de statistiques officielles sur le sujet. D’un autre côté, l’État hébreu communique des chiffres par le biais de l’Agence juive pour Israël, l’organisme gouvernemental responsable de l’immigration juive, du Bureau central des statistiques (CBS) ou du ministère de l’immigration et de l’intégration.

En 2024, 2 170 citoyens français ont rejoint l’État hébreu, contre 1 100 l’année précédente. Cette augmentation de près de 100% doit cependant être mise en perspective car 2023 avait été un an historiquement faible. En 2022, il y avait également 2 000 pour immigrer en Israël en provenance de France, contre 3 500 l’année précédente. Un pic a été enregistré en 2015 avec 7 892 départs après l’attaque Hyper cache.

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Les derniers chiffres disponibles suggèrent donc qu’il n’y a pas de forte augmentation de l’émigration en Israël. Cependant, l’agence juive en France rapporte un nombre croissant de dossiers soumis, suggérant un regain d’intérêt des Juifs souhaitant faire leur alya – ou « ascension ».

Cette immigration juive a été fortement encouragée par l’État hébreu depuis la création de la «loi de retour» adoptée le 5 juillet 1950 par la Knesset. Depuis lors, toute personne capable de prouver sa judéité, ou la présence de Juifs dans son ascendance, peut devenir citoyenne d’Israël.

S’il n’y a pas de « vote juif » sans équivoque, la tendance se penche clairement au moins trente ans. Après avoir fourni un soutien important à la gauche à la fin des années 1970 et lors des élections présidentielles de 1981 et 1988, IFOP note dans plusieurs études un voyage à droite du spectre politique.

Lors de l’élection présidentielle de 2002, Alain Madelin a ainsi obtenu 21,5% des voix dans cet électorat contre 3,9% dans toute la population. Une performance que les sondeurs expliquent par les postes pro-israéliens du candidat du Parti de la démocratie libérale.

Cette évolution est confirmée lors du premier tour de l’élection présidentielle de 2007: le discours de sécurité de Nicolas Sarkozy a fait appel à 45% des Juifs français enregistrés sur les listes électorales.

Historiquement hostile au Front national de Jean-Marie Le Pen, le vote juif progresse également dans l’extrême droite depuis dix ans. Avec les attaques terroristes du 7 octobre et la montée de l’antisémitisme, une partie de la communauté est aujourd’hui tentée par le vote du rallye national, perçu comme plus protecteur des Juifs.

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À l’inverse, le divorce semble être consommé avec la gauche, en particulier avec la France rebelle (LFI). Selon une enquête IFOP réalisée en 2024, 92% des Juifs français croient que le parti de Jean-Luc Mélenchon contribue à élever l’antisémitisme. Il n’y a que 49% pour faire cette même critique de la formation de Marine Le Pen.

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France 24

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