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La Chine pourrait devenir le premier pays à rapporter des échantillons de Mars sur Terre — RT en français

Après avoir réussi en 2020 à rapatrier ses premiers échantillons prélevés sur la Lune, la Chine pourrait ramener sur Terre, avant ses rivaux américains et européens, des échantillons prélevés sur Mars, avec un horizon fixé à l’été 2031.

Comme le rapporte la presse spécialisée, un haut responsable du programme chinois d’exploration de Mars annoncé le 20 juin une feuille de route fixant en juillet 2031 son premier retour d’échantillons prélevés sur la planète rouge.

En remplissant cet objectif, la Chine deviendrait alors le tout premier pays à ramener sur Terre du matériel prélevé chez notre voisin du système solaire, en avance ainsi sur le calendrier d’une mission similaire menée conjointement par les agences spatiales américaine (NASA) et européenne. . (ESA).

Selon le site SpaceNews, avec « un seul atterrissage sur Mars » et sans rover sillonnant la planète, la mission chinoise en question aurait une architecture plus simple que son équivalent occidental qui, pour sa part, prévoit à ce stade un retour de Échantillons martiens. d’ici 2033.

Toujours selon SpaceNews, la mission chinoise baptisée Tianwen 3 (« des questions dans le ciel 3 », en français) comprendra un atterrisseur sur le sol martien, un véhicule de remontée pour faire repartir les échantillons prélevés, un orbiteur pour les recevoir, ainsi que comme module de retour vers notre planète.

«L’atterrissage sur Mars aurait lieu vers septembre 2029. Les techniques d’échantillonnage comprendront l’échantillonnage de surface, le forage et l’échantillonnage intelligent mobile, utilisant potentiellement un robot à quatre pattes. Le véhicule d’ascension se composera de deux étages […]. Après rencontre et amarrage avec l’orbiteur en attente, le vaisseau spatial quittera l’orbite de Mars fin octobre 2030 pour un retour sur Terre en juillet 2031″, peut-on lire sur le site spécialisé.

Un programme spatial chinois réussi

En mai 2021, la Chine a réalisé un triple exploit pour sa première mission indépendante sur Mars. Baptisée Tianwen 1, la sonde chinoise qui avait décollé dix mois plus tôt du pas de tir de Wenchang (dans la province de Hainan), avait permis à Pékin de placer un orbiteur autour de Mars, d’y effectuer une rentrée atmosphérique et, enfin, d’y déployer un rover là-bas pour étudier la surface.

Troisième pays à avoir réussi à placer un engin sur notre voisin rouge (après la mission historique soviétique Mars 3 et les prouesses à répétition des États-Unis dans ce domaine), la Chine a également prouvé, fin 2020, sa capacité à ramener à la Terre des échantillons collectés dans notre système solaire. En effet, avec la mission Chang’e 5 (du nom d’une déesse de la lune dans la mythologie chinoise), le pays a réussi à rapatrier deux kilos de matériel prélevés dans une zone lunaire connue sous le nom d’Oceanus Procellarum – ou « Océan des tempêtes » – un vaste territoire jusqu’alors inexploré. plaine de lave dans notre satellite naturel.

L’ascension spatiale de la Chine est aussi marquée par sa station indépendante qui, depuis avril 2021, navigue autour de la Terre sur une orbite située entre 300 et 400 kilomètres d’altitude. Baptisée Tiangong 3 (terme dont la traduction littérale correspond à « palais céleste 3 »), elle est plus connue sous l’acronyme CSS pour « Station spatiale chinoise » et son montage orbital devrait être achevé d’ici la fin de l’année.

Début juin, l’agence chinoise qui gère les programmes spatiaux habités (la CMSA), a confirmé l’arrivée à bord de sa station d’une nouvelle équipe de trois taïkonautes, dont une femme, prenant le relais du dernier équipage à avoir occupé le CSS, pour sa part, est revenu sur Terre à la mi-avril.



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