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« La Chine n’a montré aucune retenue dans ses relations avec la Russie »


Dans le contexte des incertitudes engendrées par la guerre en Ukraine, la Chine s’est révélée être l’un des partenaires les plus fidèles de la Russie. Les importations chinoises en provenance de Russie – composées en grande partie de matières premières – ont bondi. D’abord en valeur, portée par la flambée des prix des matières premières : ensuite en volumes, avant une légère baisse due au ralentissement de la croissance chinoise à partir de juin 2022.

Cette tendance à la hausse va à l’encontre de la baisse constante des volumes d’exportations russes vers les pays du G7. Elle reste cependant plus modérée que le bond des flux de produits russes vers les autres grands pays émergents, mais cette hausse s’observe à partir de niveaux plus modestes au départ.

Des tendances similaires se retrouvent pour les exportations chinoises vers la Russie. Un rebond fait suite à une forte baisse durant les premiers mois de la guerre, bien que les exportations actuelles soient encore plus faibles que l’an dernier, en raison de l’effondrement de la consommation russe.

Là aussi, le contraste avec les pays du G7, dont les flux d’exportation vers la Russie ont quasiment disparu, est flagrant. Parmi les grands pays émergents, moins touchés que les économies avancées, seules les exportations turques ont été plus dynamiques que celles de la Chine.

Fournisseurs chinois en quasi-monopole

Le secteur des semi-conducteurs, vital pour toute économie moderne, est une illustration particulière du manque de retenue de la Chine. Une brève baisse a fait place à une croissance de près de 300 % des exportations chinoises de semi-conducteurs vers son « partenaire stratégique ». La hausse des prix unitaires de ces biens, propre à la Russie, traduit à la fois une montée en gamme pour se substituer aux importations des économies avancées, et l’opportunisme des fournisseurs chinois, qui se retrouvent en quasi-monopole.

En effet, dans le même temps, les importations russes en provenance d’autres grands producteurs, solidaires des sanctions du G7, se sont effondrées. Si les grands producteurs chinois de semi-conducteurs directement dépendants d’intrants américains ou européens, et donc exposés à des sanctions, semblent réticents à commercer avec la Russie, les entreprises qui retraitent ces produits semblent moins gênées.

Leurs sites internet témoignent de leurs récents efforts commerciaux vers le marché russe. Plusieurs entreprises russes ont également communiqué sur leur manière d’accommoder les produits chinois, certes moins performants. Les sanctions internationales et les incertitudes entourant l’économie russe ont cependant pesé sur certains aspects du commerce bilatéral.

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