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La CAQ et les Autochtones : « 4 ans de rendez-vous manqués » | Élections Québec 2022


Le chef de laAPNQLGhislain Picard, a dressé un rapport en juin historiquement décevant relations entre le gouvernement du Québec et les Premières Nations.

Les relations entre le gouvernement caquiste et l’organisme représentant les Premières Nations du Québec sont en effet tendues.

Respect de la langue et de la culture, des droits des enfants et de la discrimination, le gouvernement Legault n’a livré sur aucun de ces aspects et a fait preuve non seulement d’arrogance, mais aussi d’un manque flagrant de considération pour les réalités des Premières Nationsécrit le chef Picard, qui n’a pas acquiescé aux demandes d’entrevue d’Espaces autochtones pour cet article.

 » Malheureusement, nous avons été témoins de quatre années de rendez-vous manqués. »

Une citation de Ghislain Picard, chef de l’APNQL, dans un communiqué

Je suis fortement en désaccord avec M. Picard sur ce point, a rétorqué le ministre Lafrenière en entrevue téléphonique. Cela arrive dans les meilleures familles, mais être en désaccord ne nous empêche pas de faire notre travail.

 » De grandes choses ont été faites, mais on ne vient pas dire que tout est réglé. »

Une citation de Ian Lafrenière, ministre responsable des Affaires autochtones

Vous ne pouvez pas corriger 400 ans en 4 ansil illustre.

Pour le ministre, le gouvernement jeté les bases de choses importantesmême s’il reste Choses à faire.

Ian Lafrenière cite, entre autres, le projet de loi 79 sur le soutien aux familles d’enfants autochtones disparus ou décédés, qui a déjà donné des résultats concrets.

Le ministre se réjouit également de la création de trois centres d’hébergement pour étudiants autochtones et de l’entente de principe obtenue avec les Anishnabeg en 2021.

Le fait qu’il ait pu visiter les 55 communautés autochtones à travers le Québec est aussi une source de grande fierté, souligne le ministre.

Du point de vue deAPNQLle refus du gouvernement Legault de reconnaître le concept de racisme systémique occulte ces initiatives.

Dans la foulée du décès tragique de Joyce Echaquan, le ministre Ian Lafrenière s’était engagé au minimum requis par les circonstances : inscrire la notion de sécurité culturelle dans la Loi sur les services de santé et les services sociaux, rappelle Ghislain Picard. Ce printemps, le gouvernement a renié sa parole en renonçant à modifier la LSS dans ce sens.

Autres pommes de discorde

En plus du racisme systémique, la protection de la jeunesse a également été un problème qui a tendu les relations entre les Premières Nations et le gouvernement au cours des quatre dernières années.

« Le gouvernement Legault a rejeté plusieurs des principales recommandations de la commission Viens [sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec] et la commission Laurent [sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse] », soulignait récemment M. Picard.

Dans leurs rapports finaux, ces deux commissions ont recommandé que les Premières Nations aient le contrôle sur leur propre enfant et famille.

Pour’APNQLle fait que le Québec conteste le projet de loi fédéral C-92, qui reconnaît ce principe, devant la Cour suprême, démontre que peu de respect est accordé au droit à l’autodétermination des peuples autochtones.

Au cours de la dernière année, des enjeux linguistiques ont créé des différends entre les Premières Nations et le Québec en raison de l’adoption du projet de loi 96, qui met à jour la Charte de la langue française et une vingtaine d’autres lois.

Les Premières Nations voulaient être exemptées, puisque leurs langues et cultures sont très affaiblis.

En 1977, puis a rappelé leAPNQLLes communautés autochtones avaient été exemptées de l’application de la Charte de la langue française.

Les questions de protection du caribou ont également été une source de déception chez les Premières Nations. Dernièrement leAPNQL a déploré le fonctionnement de la Commission indépendante chargée de ces travaux.

Les communautés innues sont même allées en cour, estimant qu’elles n’avaient pas été suffisamment consultées.

Pas assez de relations pris au serieux

Manon Massé, co-porte-parole de Québec solidaire (QS), ne donne pas la note de passage au gouvernement Legault pour sa gestion des enjeux touchant les peuples autochtones.

Parfois j’ai honte de l’attitude de M. Legault envers les peuples autochtoneselle dit.

Il utilise l’expression « de nation à nation », mais en fait le chef de notre état ne va pas s’asseoir avec le chef des autres nationsnote-t-elle.

Bien sûr, M. Lafrenière peut faire de son mieux, mais quand le chef de votre parti ne prend pas plus de 15 minutes dans une grande tribune pour s’asseoir et répondre aux questions des chefs, cela envoie un beau message.a déclaré Mme Massé en référence au Grand Cercle économique des peuples autochtones et du Québec de novembre 2021 au cours duquel François Legault a été accusé d’avoir presque ignoré chefs des Premières Nations.

C’est une situation qui a également marqué le Parti québécois (PQ).

L’attitude du premier ministre a parfois été problématiquedit le candidat péquiste dans Saint-Hyacinthe, Alexis Gagné-Lebrun.

Sa présence et ses interactions avec les dirigeants du Grand Cercle économique ont été ponctuées de faux pas, poursuit-il. C’est dommage qu’il soit associé au Québec.

Comme à QSnous estimons à PQ que davantage doit être fait pour résoudre les problèmes territoriaux et d’autonomie.

Le partage des territoires ne fonctionne pas !soutient Manon Massé.

Un cadre doit être établi pour les négociations, dit Alexis Gagné-Lebrun. Les peuples autochtones devraient également avoir un moyen d’être entendus sur les projets de loi avant que l’Assemblée nationale ne les adopte.

Un manque de représentation et de compréhension

Tunu Napartuk, candidat du Parti libéral du Québec (PLQ) dans l’Ungava, estime pour sa part que le gouvernement caquiste a démontré qu’il est hors ligne situations touchant le nord du Québec.

C’est un manque de représentationsouligne le candidat.

Au Nunavik, chez les Inuits, ou en Eeyou Itschee, chez les Cris, les CAQ n’est pas présentpoursuit celui qui a été maire de Kuujjuaq de 2012 à 2018.

Nous sommes éloignés, nous sommes isolés, nous n’avons pas toujours les services et les ressources nécessaires à une meilleure qualité de vie, dit M. Napartuk. Le soutien du gouvernement devient donc essentiel.

On peut s’attendre à ce que les Autochtones tentent de se tailler une place importante dans les débats publics d’ici le 3 octobre, jour des élections.

Devant tant de rebuffades, nous veillerons à être entendus au cours des prochains mois et lors de la campagne électorale. Le respect de nos droits fondamentaux en dépenda également indiqué Ghislain Picard en juin.

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Jewel Beaujolie

I am a fashion designer in the past and I currently write in the fields of fashion, cosmetics, body care and women in general. I am interested in family matters and everything related to maternal, child and family health.
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