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Justice décide de la légalité de la route controversée, deux ans après le début des travaux

Depuis mars 2023, les adversaires ont demandé, en vain, l’arrêt du site devant la cour administrative de Toulouse. À la fin d’une dernière audience décisive le 18 février, le juge a rendu une décision longuement attendue jeudi.

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Près de deux ans après le début des travaux, le sort de l’A69 pourrait être joué le jeudi 27 février. Après de nombreux rebondissements, le tribunal administratif de Toulouse doit décider de la légalité de la construction de l’autoroute en construction entre Castres (Tarn) et Toulouse (Haute-Garonne). Cependant, entre le dépôt par des associations environnementales opposées à l’infrastructure d’une première demande de suspension, en mars 2023, puis le recours sur le fond, en juin 2023, et la décision de justice administrative, près de deux ans se sont écoulés. Et la société NGE, mandatée par le concessionnaire Atosca, a progressé sur ce projet qui s’étend sur 53 km. Franceinfo revient à cette longue bataille entre Pro et Anti-69 devant le tribunal.

L’offensive judiciaire a commencé dans les premiers jours du site A69. Alors que l’activiste de Tarn Thomas Brail s’installe dans un avion le 21 mars 2023 pour s’opposer aux arbres du centenaire le long d’une route à Vendine (Haute-Garonne), l’environnement de la nature de la France a saisi le juge dans la procédure sommaire du tribunal administratif de Toulouse pour demander la cessation de la présente ce sujet de cette cessation de la présente cette cessation de cette cest « Opération d’abattage ». La tentative infructueuse a de nouveau échoué un mois plus tard avant le Conseil d’État, mais n’a pas découragé les adversaires, qui se combinent pour plaider leur cause: le 19 juin de la même année, 14 organisations déposent un appel à la cour administrative de Toulouse. Ils jugent « Insuffisant » L’étude d’impact antérieure Et croyez que l’autoroute ne répond pas à « Une raison impérative de l’intérêt public majeur ».

Ce dernier point est crucial: pour le Pro-A69, l’infrastructure vise « Ouverture » La zone rurale entourant l’agglomération de Castres, aujourd’hui 1:10 de Toulouse par National Road. En permettant aux automobilistes de gagner entre 15 et 25 minutes de temps de trajet entre les deux villes, pour le prix – pas encore fixé – d’un péage, l’autoroute prévaut de cette « raison impérative du grand intérêt public » (RIIPM), une qualification qui permet de contrer exceptionnellement le code environnemental pour mener un projet. Ce RIIPM est enregistré dans l’autorisation environnementale publiée début mars 2023 par les préfet de Haute-Garonne et du Tarn, que les adversaires veulent avoir annulé, en fait plaçant le site dans l’illégalité. « Si cette raison impérative tombe, le projet tombe avec »déclaré à Franceinfo L’avocat des associations, Alice Terrasse, au tout début de ce marathon juridique.

Les adversaires soutiennent ainsi que les avantages supposés d’une telle connexion routière, en partie construits en parallèle avec la route nationale libre, sont insuffisantes en termes de dégâts générés sur l’environnement. Une appréciation partagée par le rapporteur public, Mona Rousseau. Responsable de donner un avis indépendant sur les litiges, le magistrat a déclaré lors de la première audience sur le fond, en novembre 2024, qu’il était « excessif » Pour invoquer un « Situation réelle d’ancêtre » de Southern Tarn, et recommande que le tribunal annule les autorisations environnementales. Lors d’une nouvelle audience organisée le 18 février, elle a maintenu cette recommandation, donnant des raisons aux candidats contre ATOSCA et aux services d’État, qui maintiennent la nature essentielle de l’autoroute.

Dans un communiqué de presse publié le 10 février, Atosca a assuré « Désormais plus de 300 millions d’euros, soit 65% du budget total du site »s’en tenir à « L’objectif » initiale de la livraison de l’autoroute « à la fin de 2025 « . « C’est la communication », Thomas Digard, l’un des porte-parole du collectif des adversaires locaux, la voie est libre. « Dès le début, la stratégie Pro-A69 est de dire que tout va bien jusqu’à la décision du tribunal. croire que le site est trop avancé pour revenir en arrière « , souligne-t-il. Il s’assure ainsi que deux mois plus tôt, les préfectures de Tarn et Haute-Garonne ont cité un montant moins important: 250 millions d’euros, « y compris 100 millions d’euros qui correspondent aux études et aux analyses, en bref, rien qui nécessite un démantèlement qui serait coûteux »Il continue, assurant que« Les délais ne sont pas crédibles ».

Les tentatives, le collectif et ses alliés ont tenté de forcer le site au rythme de la justice. Objectif: démontrer « Urgence » Évitez les éventuels dommages environnementaux irréversibles, en attendant un jugement sur le fond. Cependant, ces demandes ont été systématiquement jugées par le juge dans le cadre de la procédure sommaire de la cour administrative de Toulouse. Dans son dernier refus de suspendre les travaux, le 21 janvier, il motive cette décision par le fait que « Des impacts environnementaux ont déjà été produits sur un site mondial du site ». « Une suspension prononcée en urgence aurait, en tout cas, eu des effets sur une date voisine celle de l’audience en février prochain »Il continue.

Les étapes de la bataille juridique autour du projet d’autoroute A69

  • 6 mars 2023

    Le travail commence

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    Les préfectures de Tarn et Haute-Garonne, les deux départements traversés par la Future Highway, publié début mars, l’autorisation environnementale décrète, la dernière étape avant le lancement du site. Le 6 mars, le concessionnaire Atosca a annoncé le début des travaux.

  • 24 mars 2023

    La justice rejette une première demande de suspension du site

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    Le juge, dans la procédure sommaire, de la Cour administrative, rejette la demande de suspension des opérations d’abattage en cours dans la vendine (Haute-Garonne) formulée par le milieu de la nature de la France Midi-Pyrénée. Cette décision a été confirmée, le 19 avril, par le juge sommaire du Conseil d’État, au motif que l’abattage a été interrompu du 31 mars et jusqu’au 1er septembre.

  • 19 juin 2023

    Les associations déposent un appel en bas

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    Une douzaine d’associations, dont Attac, les Amis de la Terre et la France Nature Environnement, déposent un appel à la cour administrative de Toulouse sur la substance du projet A69. Ils jugent l’étude d’impact « insuffisante » et croient que l’autoroute ne répond pas à « une raison impérative de l’intérêt public majeur » qui justifierait de déroger au code de l’environnement.

  • 7 juillet 2023

    Les adversaires demandent en vain la suspension du site

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    En attendant que la justice décide des mérites, les associations constituent une procédure sommaire devant le tribunal administratif de Toulouse pour demander la suspension du site, justifiant son caractère urgent par « l’imminence du massacre d’au moins une centaine d’arbres d’alignement de route ». Il a été rejeté le 1er août par le juge dans la procédure sommaire. Le 29 novembre, le Conseil d’État a rejeté l’appel à la cassation des associations.

  • 21 septembre 2023

    Les associations des adversaires reviennent à l’accusation

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    Par une demande et une thèse complémentaire, les associations contestent la légalité du décret d’autorisation environnementale du 1er mars 2023. Mais ils sont à nouveau licenciés par le tribunal administratif dans une décision du 6 octobre, le juge de la procédure sommaire croyant que les arguments des demandeurs « n’ont pas soulevé un doute grave quant à la légalité du décret ».

  • 7 mars 2024

    Un nouveau résumé rejeté

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    Cette fois, les associations espèrent empêcher la poursuite du massacre des arbres dans le bois de la création, à Saïx (Tarn), considérée comme un domaine « fort écologique ». Mais comme les autres, cette nouvelle procédure en procédure sommaire, lancée en février devant le tribunal administratif, échoue.

  • 25 novembre 2024

    Le Rapporteur public demande l’annulation des autorisations environnementales

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    Au cours de l’audience sur le fond, le rapporteur public, dont les opinions sont souvent suivies, décide en faveur de l’annulation des autorisations environnementales accordées au concessionnaire Atosca. L’avocat est basé sur l’absence de « raison impérative de l’intérêt public majeur » du projet automobile. À la fin de l’audience, le tribunal annonce qu’il prendra sa décision le 9 décembre.

  • 9 décembre 2024

    Le tribunal administratif décide de rouvrir l’enquête

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    À la surprise de tous, le tribunal administratif de Toulouse ne prend pas sa décision sur le fond du dossier. Dans un communiqué, il a déclaré que « des notes sous délibération ont été produites » justifiant la réouverture de l’enquête et annonce qu’une nouvelle audience aura lieu « dans les prochains mois » pour régner sur la légalité des autorisations environnementales.

  • 21 janvier 2025

    Le tribunal rejette une nouvelle demande de suspension

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    Suite à la reprise de l’enquête, les opposants déposent un nouvel appel dans la procédure sommaire demandant la suspension de l’œuvre en cours de jugement sur le fond. Encore une fois, le tribunal administratif rejette cette demande.

  • 18 février 2025

    Un dernier public décisif

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    Au cours de l’audience, le Rapporteur public demande une fois de plus l’annulation de l’autorisation du site de l’autoroute A69. Le tribunal administratif de Toulouse annonce qu’il prendra sa décision le 27 février.

Cette décision sur le fond a elle-même fait l’objet d’un report, après que le tribunal administratif a décidé, le 9 décembre, de rouvrir l’enquête à la suite d’une note sous délibération des préfectures de Tarn et Haute-Garonne. Cette décision inattendue, prise « Sans réels nouveaux éléments décisifs » Selon une centaine d’avocats dans une colonne publiée en janvier, augmente « Le risque que la décision finale se déroule trop tard et fasse toute annulation irréaliste », Ils ont dénoncé.

Écologiste et coprésident des Amis du pays Midi-Pyrénées, Jean Olivier réfute cela « Argument qui consiste à dire que la plupart des travaux ont été effectués et que les impacts sur l’environnement auraient déjà eu lieu « , » un discours cynique «  OMS « Entrez le fait accompli ». Si la justice administrative n’a jamais autorisé la suspension du site, d’autres initiatives ont permis aux opposants à remporter de petites victoires, pense-t-il.

En mars 2024, le Bureau de la biodiversité française a ainsi accepté l’écologiste, qui avait contesté la légalité du massacre des arbres dans le bois de la création, à Saïx (Tarn), alors occupé par des zadists, démontrant la présence de nidification bleue sur le site. Donc, « Nous activons le front criminel sur la touche du front administratif »résume Jean Oliver, citant davantage le dossier en août de trois plaintes auprès de la Constitution de la partie civile pour « influencer le trafic », « destruction illégale » ou « s’intéresser illégal ». « Le juge enquêteur a également le pouvoir de suspendre le site », continue l’écologiste, qui concède que ces procédures peuvent prendre des années.

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Gérard Truchon

An experienced journalist in internal and global political affairs, she tackles political issues from all sides

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