Joan de Nadau lors des réunions d’Astaffort: « Chapeau à Francis Cabrel »

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Joan de Nadau, sponsor des réunions de l’ASTAFFort 2025 consacrées aux langues de France, assuré, comme la tradition veut, le concert de clôture de la session. Quelques heures avant de monter sur scène, il nous avait donné une interview.
La réunion s’est déroulée à Astaffort, dans les locaux de Voix du Sud, l’association fondée par Francis Cabrel. Pour briser la glace le vendredi 3 octobre, nous lui avons parlé de son hôte, Eric, qui cuisine à merveille les cœurs de canard. « Avec l’ail et le persil du moins? » « A demandé Johan de Nadau avant de plaisanter: » Je suis un canard historique « . À 77 ans, il a un esprit agile. Légende vivante de la culture occitaine, c’est un phénomène dans notre sud-ouest. Chanteuse, conteur, il était déjà venu à des réunions, il y a dix ans, pour superviser une session sur les langues de France; il est aujourd’hui le godfather de la 57e édition.

Nous sommes dans les locaux de Voix Sud, à Astaffort, qui se trouvent dans la vieille école du village. En tant qu’ancien professeur de mathématiques et d’occitan, quel sentiment vous traverse?
Cet Occitan revient dans cette école n’est que la justice, quelque part, car la langue occitaine a été ainsi exclue de l’école. Ma foi est un bon retour de choses qu’elle y revient. Voulons-nous une culture mondiale et mondialisée? Dans ce cas, il n’y aura qu’un jour une seule langue, probablement l’anglais. Cependant, il existe une biodiversité de langues. Occitan fait partie d’un patrimoine, d’œuvres collectives, de culture collective, de l’âme d’un pays, selon ses mots, dans sa cuisine, dans son mode de vie, dans son climat.
« Je suis pour la liberté de tout le monde de faire le chemin ou de ne pas le faire »
Quel est ce chemin de saumon que vous chantez?
Bien que l’on nous demande d’avoir un petit doigt le long de la couture du pantalon du jacobinisme, nous essayons de résister et d’être ce que nous sommes. Mais cela suppose également un chemin entier; un chemin de résistance. Je suis l’une des personnes privilégiées qui ont terminé le chemin du saumon, c’est-à-dire de retourner à la rivière jusqu’à la source. Je suis satisfait du voyage, car c’est un voyage complètement paisible. Au cours de toutes ces années, sur des milliers de concerts que nous avons faits, je n’ai jamais vu ni un mauvais geste, ni un punch, ni un combat.
Je suis pour la liberté de tout le monde de faire le chemin ou de ne pas le faire. C’est ce qu’un journaliste avait dit qui s’appelait le canard enchaîné dans les années 1970. Il avait écrit un texte fondateur intitulé « Discovery or Ignorance ». C’est: découverte ou ignorance. Et tout le monde fait la vie avec cela, ou pas.
Êtes-vous toujours surpris par votre succès phénoménal dans le sud-ouest?
Oui, parce que cela n’a pas toujours été comme ça. Maintenant, il s’est accéléré. Nous avons dû faire un Zenith l’année dernière pour le 50e anniversaire, nous avons fait 6 à Pau. J’ai le sentiment de faire partie de la famille. Il y a eu des chansons pour enterrer, pour le mariage, pour le baptême, pour des choses gaies, pour des choses tristes. J’ai vu des mariages avec l’Encantada, un banda qui a joué dans l’église par exemple. À mon avis, à mon avis, au-delà de la musique.
« Je ne me suis jamais senti poète, j’ai toujours senti le photographe »
Francis Cabrel défend la cause des langues régionales, est-ce important?
Je rends hommage à son approche. Je ne connais pas beaucoup son histoire, mais encore un peu. Il est le fils d’immigrants italiens. Et c’est quelqu’un qui sait ce qu’est l’immigration. Il en a assez parlé dans ses chansons. À l’âge qu’il a, sur la réflexion qu’il a faite à ce sujet, il a fait plus que sympathique à cette cause, il l’a pris en main. Avec tout ce qu’il représente, lui: chapeau, c’est tout.
Et en tant que sponsor de cette session de réunion, quel message souhaitez-vous transmettre aux stagiaires?
Je me méfie des messages. Il y a un photographe devant moi (le photographe de notre journal, note de l’éditeur). Je n’ai jamais senti poète, j’ai toujours ressenti un photographe. Et la différence entre un poète et un photographe est qu’un poète prend ses rêves et qu’il fait une réalité. Le photographe prend la réalité et il le fait rêver. Enfin, si on me demande ce que je fais, je réponds que j’essaie de faire rêver les gens à ce qu’ils sont. Il y a beaucoup de chanteurs qui font rêver les gens à ce qu’ils ne sont pas. Nous leur avons toujours fait rêver qu’ils étaient. C’est la différence. Cela ne leur donne pas une image de l’envie, mais une image de contentement.
Corse, Breton, catalan, etc.
Vendredi, les répétitions de cette session consacrées aux langues de France ont suggéré un concert coloré avec, dans la première partie les stagiaires suivants: Alexandra Deglise (Martiniquais), Battista Acquaviva (Corse), Enora de Parsau (Breton), Helene Anrnaud (Occitan), Niolas Payet (Creole), Isabelle Grussenmeyer Roualt (Basque), Julien Leone (Catalan), Lugha Elhad Dahalani (Mahorais), Maela le Badezet (Breton), Maider Cigarroa (Basque), Séverine Bonnin (occitan).
Cette année, ils ont été supervisés par quatre entraîneurs pendant dix jours: Olivier Daguerre, Alex Finkin, Julien Lebart et Jil Caplan.
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