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JO 2024 : une note du ministère de l’Intérieur alerte sur les risques de la mouvance islamiste

Dans une note que TF1/LCI a pu consulter, le ministère de l’Intérieur alerte sur les risques d’attentats lors des Jeux olympiques.
Le document, adressé aux préfets et aux services de renseignement, pointe notamment les profils radicalisés et « l’effet galvanisant » que peut avoir sur ces personnes une surexposition aux Jeux.

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Jeux Olympiques Paris 2024

A un peu plus de deux mois et demi du début des Jeux Olympiques de 2024, le message du ministère de l’Intérieur est clair. Dans une note de cinq pages adressée notamment aux préfets, et aux patrons de la police nationale et de la gendarmerie nationale ainsi qu’aux services de renseignement, Place Beauvau détaille les « système d’obstacles à la lutte contre le terrorisme » dans le cadre des Jeux.

Dans ce document que LCI-TF1 a pu consulter, le ministère constate d’abord que la tenue de cet événement « expose la France à un risque de mobilisation accrue des Mouvement islamiste et djihadiste«  en ajoutant que « la surexposition médiatique peut avoir un effet galvanisateur sur certains profils radicaux ».« Afin de détecter et de gêner tout individu susceptible de porter une menace (…) un plan d’action spécifique a été défini dans la lutte antiterroriste sous la houlette de la DGSI avec une stratégie de gêne optimisée et sur le renforcement des relations interservices. coopération », explique Intérieur.

Des milliers de personnes ont suivi

Ainsi, pour prévenir toute attaque, les autorités demandent que toute personne suivie par le FSPRT (fichier d’instruction pour la prévention des radicalisations à caractère terroriste) ayant un dossier actif puisse faire l’objet d’une mesure d’entrave. et cela « quelle que soit sa nature ».

Selon les derniers chiffres communiqués, 20 120 personnes sont inscrites au FSPRT. Sur ce chiffre, 5 100 sont surveillés « actif ». Sur ce total, 1 411 sont de nationalité étrangère (dont 489 en France, 214 en prison ou en hôpital psychiatrique et 82 assignés à résidence). Il reste 193 étrangers en situation irrégulière inscrits au FSPRT.

« L’ambition est d’exercer une surveillance sécuritaire accrue, de limiter leur capacité à causer des dommages en les tenant à distance des événements et de neutraliser la menace qu’ils pourraient représenter. » insiste le ministère.

Enquête judiciaire

En cas de menace avérée, une information judiciaire sur le fondement des infractions terroristes « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste (AMT) » et « entreprise terroriste individuelle (EIT) » sera systématiquement ouverte. Ces enquêtes seront centralisées au Parquet national antiterroriste.

Place Beauvau précise également que s’il n’est pas possible d’ouvrir une information judiciaire pour l’AMT ou l’EIT, alors « la rédaction d’un procès-verbal sur la base de l’article 40 du code de procédure pénale est encouragée (…) quelle que soit l’infraction de droit commun : apologie du terrorisme, provocation à des actes de terrorisme, délits contre les lois sur les armes… »

Dans la note, un paragraphe est également consacré au suivi des détenus terroristes islamistes. Beaucoup d’entre eux purgent la fin de leur peine en dehors de la prison (libération conditionnelle, détention à domicile avec bracelets…). L’intention du ministère de l’Intérieur à l’égard de ces détenus est la suivante, selon la source policière : si ces personnes ne remplissent pas leurs obligations, un signalement doit être adressé au parquet national antiterroriste et à la direction générale. de la sécurité intérieure.

Ainsi, les juges de l’application des peines, compétents en matière de lutte contre le terrorisme, pourront « révoquer la modification de peine conduisant à la réincarcération de l’objectif ».

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Obligation de quitter le territoire français

Enfin, le ministère de l’Intérieur souligne que «A compter de la diffusion de cette note, tous les étrangers inscrits au FSPRT et situés sur le territoire national doivent faire l’objet d’un nouvel examen en vue des mesures d’éloignement fondées sur l’irrégularité du séjour avec l’étude systématique d’une obligation de quitter le territoire français ( OQTF)’. Le cas échéant, « une proposition d’arrêté d’expulsion sera étudiée si l’étranger ne bénéficie d’aucune protection (minorité, asile, etc.) ».


AS avec Raphaël Maillochon

Cammile Bussière

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