Les arrivées sont liées aux Sables d’Olonne, mais la grande majorité de la flotte reste en mer. C’est le cas du Dean Jean Le Cam, commis pour sa 6e vende Globe. Et cette nouvelle tournée mondiale ne l’a pas épargnée.
Publié
Mis à jour
Temps de lecture: 3min

Nous l’avons vu il y a quelques jours perché au sommet de son mât pour réparer son stand J2, un morceau qui maintient le mât droit. Jean Le Cam, a exploité 28 mètres de haut, mais pas mécontent de sa réparation: « Pour vous, cela ne signifie peut-être pas grand-chose, mais je suis content »Il lâche.
Son monohull « tout commence dans le finistère-armor-lux » continue son chemin, sans pouvoir jouer les avant-postes, quand il a été le premier à traverser le Cape Horn le 4 janvier sur un bateau avec des dérives droites. À 65 ans, le « King John », comme il est surnommé, a répondu aux questions de Franceinfo quelques jours avant son arrivée au Sables d’Olonne.
Franceinfo: Comment est le moral?
Jean Le Cam: Il y a eu ce moment de déception parce que j’ai perdu le contact avec le reste de la flotte. J’avais encore 800 à 1 000 miles (1 800 km) devant le groupe. Je n’étais vraiment pas à la fête, je n’étais pas là au bon moment. J’ai enchaîné toutes les séquences de temps court, avec petole.
Physiquement, tu ons le choc?
Il y avait des coups doux. L’autre jour, j’avais quatre nœuds dans la petole! (pas même 7 km / h). Ce n’est pas facile tous les jours. Nous restons toujours dans notre compétition par rapport aux bateaux dérivants (bateaux avec des dérives droites non équipées de feuilles). Le jeu n’est plus pour mélanger les deux catégories de bateaux. Cette édition de la Vendée Globe a prouvé que les monoccos en feuille étaient superformations.
« Il y a une véritable fracture technologique. Pour qu’elle ait plus de sens, cela peut prendre deux classements distincts. »
Jean Le Camen Franceinfo
Dans cette dernière ligne droite, est-ce que vous cherchez pour arriver aux Sables d’Olonne ?
Je serai heureux d’arriver. L’autre jour par exemple, j’étais dans le pot-au-noir et il y avait un orage au milieu de la nuit. Il commençait à péter partout, je regarde l’image satellite et je vois la formation de cet orage sous mon vent. Je me suis dit: « Oh purée, je vais finir sans électronique !«Je n’aime vraiment pas ça. Dans ces moments, j’aimerais être ailleurs, c’est sûr.
Par rapport à votre précédente vende Globe, comment situez-vous celle que vous vivez ?
C’est encore beaucoup plus facile que le dernier (rires). Mon bateau précédent avait été très endommagé. Pour moi, c’est encore beaucoup plus à l’aise avec celui-ci. Par la suite, je ne sais pas combien de jours je vais mettre pour terminer la boucle, mais je pense que ce sera la plus longue tournée mondiale de ma carrière (en 2021, Jean Le Cam avait pris la 4e place en 80 jours). C’est toujours très spécial. Le premier est arrivé près de 15 jours à l’avance par rapport à il y a quatre ans. Ce n’est pas rien. Comme je le dis toujours, il n’y a pas deux vendeurs globales qui sont identiques.