: Interview « Nous voulons parler de notre façon de personnes qui ne sont pas très représentées dans le cinéma », confèrent Hubert Charuel et Claude Le Pape, réalisateurs de « Météors »

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Le directeur de Paysan,, César en 2018 pour le meilleur premier film, signe un deuxième long métrage qui raconte le destin de la déossé de trois jeunes, incarné à l’écran par Paul Kircher,, Idir azougli,, Salif Cissé. MétéoPrésenté à Cannes dans la section des Nations Unies pour les Nations Unies, publié dans les salles le mercredi 8 octobre.
Mika, Dan et Tony traînent leur jeunesse à Saint-Dizier, la ville d’origine de Hubert Charuel, marquée par le chômage et la désindustrialisation. Ce n’est que dans le monde, Dan et Mika, inséparables, survivent en rêvant d’un brillant avenir avec des animaux, de l’autre côté de la planète. Tony en est sorti en créant son entreprise de construction.
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Dans ce deuxième long métrage, qui mélange habilement les genres, Hubert Charuel et Claude, le pape, dessine la trajectoire de ces trois personnages, des types de comètes sont tombées dans une ville sans horizon, laquelle de leur jeunesse joyeuse et légère, s’enfonce progressivement dans le désespoir et le Picole. Cette paire de travaux confie la culture Franceinfo l’usine de son cinéma. Un cinéma social, qu’ils s’amusent à réinventer en lui injectant le genre, et qu’ils réalisent en famille, animé par le désir de faire la voix de ceux qui sont entendus « Petite représentation » Sur les grands écrans.
Culture de Franceinfo: comment est née l’idée du film?
Hubert Charuel: Au début, il y avait cette question sur la façon dont vous pouvez sauver les personnes que vous aimez. Les personnages sont très proches de moi, mes amis, ma famille et les gens avec qui j’ai grandi. L’histoire de MétéoElle part de mon cousin. Je suis plutôt Mika et mon cousin, c’est Daniel. J’ai grandi à la haute Marne, et quand nous étions jeunes, nous nous sommes dit que nous voulions partir, parce que nous avions l’impression que nous n’avions pas grand-chose à le faire. Dans le même temps, nous étions également très unis, dans le parti, en excès. Mais ces excès sont drôles jusqu’à un certain âge. Ensuite, nous voyons certains qui coulent. Le point de départ du film était une déclaration d’amour et le désir d’envoyer un message d’espoir aux gens qui ne s’aiment pas vraiment, et de leur dire que nous aimerions qu’ils s’aiment autant que nous les aimons et qu’ils le méritent.
C’est l’histoire de ces personnages mais aussi l’histoire d’un territoire, ce que ce film raconte, comme c’était déjà le cas pour PaysanNon ?
Claude le pape: Les personnages sont très liés à leur ville et à leur territoire. La naissance du projet est tout aussi liée à l’endroit que les personnes qui la vivent. Dans le travail de Hubert, il y a toujours ce désir de défendre un territoire et les gens qui y vivent. C’était le cas pour Paysandans lequel il voulait parler des agriculteurs, montrer leur force, leur détermination. MétéoC’est le retour à Saint-Dizier, qui était le décor des premiers courts métrages, dans lesquels il y avait des personnages qui ressemblent à ceux de MétéoMais jeune, donc c’était toujours amusant. L’idée était de se demander, quinze ans plus tard, ce qu’ils étaient devenu, et de parler d’un territoire que nous traitons mal, de personnes que nous traitons mal.
Hubert Charuel: Je pense que Météo, En effet, c’est à la fois un cri d’amour et un cri de colère. J’ai grandi sur ce territoire, qui est également à l’origine de mon désir de cinéma. Quand j’ai fait PaysanC’était pour parler du monde agricole, de la ferme de mes parents. Saint-Dizier est la ville où je suis allé au lycée. Pour moi, Saint-Dizier, c’était la culture, la liberté. Et pour moi, la liberté était d’aller au cinéma.
« Ma petite ville industrielle était mon grand tout parce que c’était le cinéma et le rayon DVD du Cora. »
Hubert Charueldans la culture Franceinfo
Quand je suis parti, j’ai réalisé les inégalités sociales, le chômage et les réalités d’un département touché par une terrible crise démographique, victime de la mondialisation et de la désindustrialisation. Pour en sortir, ce que nous avons offert aux gens, c’est d’installer non pas un, mais deux poubelles nucléaires. Nous avons rasé trois villages pour créer un réservoir d’eau qui est utilisé pour absorber l’inondation de Paris et refroidir la centrale électrique de sur-marne de Nogent, et pour construire une base aérienne, le BA113 à partir duquel décoller et atterrir les rafales de jour et de nuit. À Saint-Dizier, les gens ne peuvent plus de ce vacarme au-dessus de leur tête. Ça a été beaucoup pour un même endroit, non? Et ça, oui, ça me met en colère.
Est-ce aussi un film sur l’alcoolisme, sur la dépendance?
Claude le pape: C’est la trajectoire d’un jeune, comme Daniel, qui fait partie de ceux qui ont tout pour eux, qui sont drôles, qui sont intelligents, pleins d’énergie, très sensibles, très attentifs. Et évidemment, ce Sont ceux qui sont très chers en général, ceux qui vont le plus morfler. L’idée était de parler de ce personnage de Daniel, ainsi que d’autres personnes que nous connaissions et que nous ne pouvions pas sauver. Et ce personnage de Dan, nous le regardons à travers les yeux de Mika, son petit ami. Mika est le témoin impuissant de la dépendance de Dan. C’était vraiment ce que nous voulions dire, culpabilité, impuissance, croyant que nous savons, quand nous ne savons pas. C’était l’idée d’imaginer ce que Dan pouvait vivre, mais de l’imaginer du point de vue de Mika, de montrer ce qu’est l’alcoolisme du point de vue de l’être aimé.
Hubert Charuel: Nous voulions aussi briser le a priori sur la dépendance. LE « Quand tu veux, tu peux »Il n’existe pas réellement, il est beaucoup plus complexe que cela, ce n’est malheureusement pas seulement une histoire de volonté.
Claude le pape: C’est cette complexité qui est difficile à démêler, ce cercle vicieux d’autodétermination, d’autodestruction, de déni et en même temps, de cette forme d’extra-lucidité. C’est ce que nous voulions montrer.
Il y a un écho très fort dans le film, entre la façon dont vous montrez ce territoire, et ce que les personnages ressentent en interne, était un testament de votre part?
Claude le pape: C’est l’histoire d’un territoire et des gens qui s’intègrent pour survivre. Cette phrase qui nous a été racontée sur le film résume très bien la situation. Les ensembles font écho à ce qui se passe en interne pour les personnages, même si ce n’était pas nécessairement un testament au début. Le tunnel qui envoie les travailleurs à des centaines de mètres sous terre, par exemple, c’est l’image de Daniel qui s’enfonce de plus en plus profondément.
Hubert Charuel : Pour le territoire et pour les personnages, il y avait cette idée de couler, de plonger loin, mais aussi de s’en sortir.
Claude LePape: Tout est noir, tout est sombre, tout est gris et la seule lumière que vous pouvez percevoir, vient des personnages, des êtres humains.
Est-ce aussi une histoire d’amitié?
Hubert Charuel: L’amitié donne une force incroyable. Si je n’avais pas eu mes amis, je n’aurais peut-être pas fait de cinéma. Ils étaient beaucoup plus convaincus que j’allais y arriver. Nous venons tous d’un environnement qui est léger du monde du cinéma. Parfois, l’amitié permet d’aller au-delà de toutes les conventions sociales, de tous les préjugés, et je suis la preuve.
« Je me rends vraiment compte d’être un peu une anomalie dans le système. »
Hubert Charueldans la culture Franceinfo
Nous sommes encore très peu nombreux, et je sais que si je n’avais pas eu ces forts liens d’amitié, cette confiance absolue avec les gens avec qui je me suis construit, je n’aurais pas eu le courage de commencer, de passer la compétition d’une école de cinéma. Et puis ils étaient là sur les premiers courts métrages, et ils sont toujours là.
C’est la raison pour laquelle vous mélangez le casting d’acteurs professionnels et non professionnels?
Hubert Charuel: Pour mon tout premier court métrage, je ne voulais pas travailler avec des acteurs professionnels parce que je ne savais pas ce que c’était que la mise en scène. Je ne me sentais pas légitime pour parler aux professionnels. Claude m’a dit « mais ton cousin est super ». C’est ainsi que cela a commencé, et cela a jeté les fondations de notre cinéma. Ensuite, nous avons réinjecté des acteurs professionnels, peu à petit, Project After Project. Pour PaysanNous avons commencé à lancer des professionnels, comme Swann Arlaud et Sara Giraudeau, et d’autres, comme Bouli Lanners, Clément Bresson, Marc Barbé. Mais à un moment donné, nous avons eu l’impression que nous nous éloignons de notre identité, alors nous avons donné à mon grand-père, mes parents, un petit ami, mon cousin …
Qu’est-ce que cela apporte?
Hubert Charuel: Travaillant avec non-professionnel, cela bouleverse les soldes. Parfois, les acteurs professionnels peuvent entrer une sorte de routine, répétition. Jouer avec un non-professionnel est imprévisible, et donc immédiatement, il sort des acteurs professionnels dans leur zone de confort. Lorsque vous travaillez avec le non-Pro, l’accident peut survenir à tout moment, et cela met les choses à leur place. Cela permet de rédiger quelque chose de libre, qui n’est pas posé, qui n’est pas encadré, et c’est un peu ce que les réalisateurs recherchent toujours.
Cela ne complique-t-il pas un peu le tournage?
Claude le pape: Non, car tout d’abord, les acteurs professionnels étaient très bienveillants. Et pour rationaliser, nous avons décidé de créer un appareil avec deux caméras, pour capturer ces moments de spontanéité, que les acteurs non professionnels ne peuvent pas répéter trois ou quatre fois. Il les libère, parce qu’ils se disent, même si moi, les acteurs professionnels me manquent, donc ce sera utilisable.
Hubert Charuel: Cette fois, nous avons également joué des gens de la production, de la technique, du premier assistant et même du directeur de production. Il existe une forme de hiérarchie qui est inversée, car quand elle joue, c’est elle qui commence à être rassurée par les acteurs. Cela vous permet de créer une chose amicale. Les autres membres de l’équipe technique ont soudainement une attention particulière. Ils se demandent comment elle sort, cela crée une dimension collective, et il y a une synergie qui s’installe.
Paysan était autant un film social qu’un thriller ici, nous flirtons avec la comédie, le thriller et même la science-fiction, pourquoi ce mélange de genres?
Hubert Charuel: Nous avons l’habitude de voir le monde paysan plutôt à travers des documentaires, mais nous avons pensé que c’était un sujet qui méritait la fiction. Pour PaysanCe qui nous a amusé, c’était de commencer ce sujet social et de l’emmener ailleurs, de l’emmener au cinéma de genre. Nous avons grandi avec des films français extrêmement populaires, comme Visiteurs Ou Opération Corned Beef. Notre Filmphilia est à la fois des films très franco-franco, avec un humour très français, un cinéma de l’auteur français et en même temps des espèces de superproductions américaines, telles que les films de James Cameron…
Donc, avec un sujet social, plutôt sombre, nous pouvons faire rire les gens, effrayer et même décoller dans une autre dimension?
Hubert Charuel: Pour MétéoNous nous sommes demandé selon les sentiments que les personnages éprouvaient, de ce qu’ils vivent dans leur histoire, vers quel genre nous pourrions essayer de faire glisser notre film, précisément pour le garder loin du naturalisme et des stéréotypes que nous pouvons trouver un peu systématique dans un « film social ». Dans MétéoIl y a un petit « comédie-loser », surtout au début, mais aussi dans la romance, avec une véritable histoire d’amour avec tous les codes qui vont avec. Parce que même si c’est une histoire d’amitié entre Dan et Mika, il y a de l’amour, et donc Melo. Avec la disparition de l’un des personnages, nous entrons dans le thriller, puis nous finissons par regarder un peu aussi vers la science-fiction, qui exprime la paranoïa de Mika. Ici, dans nos films, nous voulons parler de gens, d’individus que nous avons l’impression qu’ils sont peu représentés dans le cinéma, et de parler de notre point de vue, et à notre manière.
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