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Il est contraint de réduire sa liste de clients de près de 40%


Un sous-traitant du revêtement de surface de pièces métalliques pour Hydro-Québec, Bombardier et Paccar dans la région du Centre-du-Québec a dû refuser des clients parce qu’il n’avait pas assez d’employés dans son atelier.

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« Nous refusons les clients. Nous avons fait la sélection. Nous avons dû couper près de 40 % de nos clients. Nous avons gardé les plus stratégiques. Notre objectif est de les faire revenir pour les servir à nouveau », explique Claude Fournier, PDG de Sixpro, de Notre-Dame-du-Bon-Conseil, à mi-chemin entre Drummondville et Victoriaville.

Une expertise très recherchée

Avec un chiffre d’affaires de quinze millions de dollars et ses 140 employés spécialisés, l’expertise de Sixpro est recherchée par les grands comptes qui font confiance au travail de précision de la PME.

Mais comme beaucoup d’entreprises, Sixpro ne trouve plus d’employés. Selon lui, la raison est simple et mathématique : c’est la démographie qui vient jouer les trouble-fêtes dans les usines.

« Les gens ne sont pas cachés. Il manque complètement. Il n’y en a pas », résume le PDG de l’entreprise, qui fêtera ses 40 ans en juillet.

Ordinateurs, service client, acheteur, superviseur, ouvriers de production, peintres… tout manque.

« Les baby-boomers arrivent et nous n’avons pas eu assez d’enfants », ajoute-t-il.

Travailleurs africains

Pour sortir la tête de l’eau, Sixpro compte sur l’arrivée de travailleurs africains, qui viendront prêter main-forte dans les prochaines semaines.

« Nous travaillons sur la marque employeur, indique son patron, Claude Fournier.

« D’ici octobre, nous aurons 28 travailleurs du Maghreb et de diverses régions d’Afrique qui viendront nous aider. C’est très positif », dit-il.

Selon François Vincent, vice-président pour le Québec de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), la situation est grave.

« L’augmentation des postes vacants a l’effet d’un rouleau compresseur pour les industries du Québec. Nous sommes passés de 126 730 au 4ème trimestre 2019 à 238 140 pour le 4ème trimestre 2020, soit une augmentation de 88% ! il dit.

« C’est déjà une grosse augmentation. Mais pour certains secteurs économiques, c’est encore pire, comme l’hébergement et la restauration (+ 155 %), la construction (+ 94 %) et l’industrie (+ 92 %) », conclut-il.

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