Skip to content
Hôpital : quatre soignants racontent leur été en apnée




La lecture des articles est réservée aux abonnés. Ouvrir une session

La crise, sans cesse surmontée, serait-ce l’état chronique de l’hôpital ? Ou y a-t-il un point de non-retour, ce moment où le système tombe en panne ? Le nouveau ministre de la Santé, François Braun, ne tranche pas vraiment : « JEje il faut faire attention, mais la catastrophe annoncée ne s’est pas produite »s’est-il félicité, sur la pointe des pieds, le 29 août. Pourtant, la crise s’approfondit chaque jour : un à un, les paliers sont franchis, de manière presque indolore.

L’été a commencé avec une centaine de services d’urgence, plus ou moins fermés, certains jours ou certaines nuits, même dans les plus grands hôpitaux universitaires. Après les urgences, c’est au tour des maternités d’alerter, par la voix des sages-femmes qui démissionnent massivement, écoeurées par les conditions de travail.

En Île-de-France, région la plus tendue, deux cellules de crise ont été ouvertes : la première pour les femmes enceintes ne pouvant s’inscrire à la maternité, la seconde pour organiser les délestages, c’est-à-dire les transferts des femmes en travail et des nouveau-nés. La mort d’un bébé, dans le cadre d’un délestage qui a mal tourné, a été extrêmement émouvante.

Cet été sur le fil, nous avons demandé à quatre professionnels de nous raconter un peu différemment, sous le sceau de l’anonymat complet, posé comme principe, pour les affranchir un peu du secret médical et du devoir de réserve des fonctionnaires. .

Une infirmière ajuste la perfusion d’un patient aux urgences de Montauban le 20 juillet 2022. © Photo Valentine Chapuis / AFP


mediapart

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.