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Haut-Karabakh : bombardements de l’Azerbaïdjan, « agression à grande échelle » dénoncée par l’Arménie… que s’y passe-t-il ?


l’essentiel
Les tensions s’accroissent depuis des mois autour du Haut-Karabakh, territoire sécessionniste de l’Azerbaïdjan à majorité arménienne, qui a déjà été au cœur de deux guerres entre Erevan et Bakou, dont la dernière a duré six semaines.

L’Azerbaïdjan a lancé mardi 19 septembre une opération militaire au Haut-Karabakh, trois ans après la précédente guerre, exigeant le retrait « total et inconditionnel » de son adversaire arménien de cette région disputée depuis des décennies avec l’Arménie.

« Opérations antiterroristes »

Les combats ont tué au moins deux civils et blessé 23 autres, ont indiqué les autorités séparatistes arméniennes, tandis que Bakou a assuré qu’ils ne visaient que des cibles militaires. La diplomatie arménienne a dénoncé une « agression à grande échelle » à des fins de « nettoyage ethnique ». Elle a également jugé que la Russie, garante d’un cessez-le-feu datant de 2020 avec des forces de paix sur le terrain, devait « arrêter l’agression azerbaïdjanaise ».

Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a également appelé Moscou, son allié traditionnel, et l’ONU à agir. Erevan a déclaré qu’il n’y avait pas de troupes au Karabakh, suggérant que les forces séparatistes étaient seules contre l’armée azerbaïdjanaise. Le ministère azerbaïdjanais de la Défense a annoncé le lancement d' »opérations antiterroristes » pour mettre hors de danger « les positions des forces armées arméniennes », après la mort de six Azerbaïdjanais dans l’explosion d’une mine sur un chantier de construction routière.

Appels à un « coup d’État » en Arménie

La diplomatie azerbaïdjanaise a averti que « le seul moyen de parvenir à la paix et à la stabilité » était « le retrait inconditionnel et total des forces armées arméniennes » du territoire et « la dissolution du soi-disant régime séparatiste ». Le ministère arménien de la Défense lui a assuré « que l’Arménie n’a pas d’armée au Haut-Karabakh », sous-entendant ainsi que ses alliés séparatistes faisaient face à l’armée adverse.

(ARMÉNIE) / A Erevan, près du bâtiment gouvernemental où se tient une réunion d’urgence du Conseil national de sécurité arménien, des citoyens se rassemblent pour exiger que les autorités arméniennes défendent la République d’Artsakh. pic.twitter.com/3aNH9kGtaQ

– Haiastan (@JournalHaiastan) 19 septembre 2023

Des propos auxquels le Premier ministre arménien Nikol Pachinian s’est fait l’écho un peu plus tard, accusant Bakou de vouloir « entraîner l’Arménie dans les hostilités ». Les séparatistes affirment que plusieurs villes du Haut-Karabakh, dont la capitale Stepanakert, sont visées par des « tirs intensifs », qui ciblent également des infrastructures civiles. L’armée azerbaïdjanaise tente d’avancer « profondément » au Karabakh, ont-ils déclaré. La situation à la frontière arméno-azerbaïdjanaise est actuellement « stable », a toutefois précisé Nikol Pashinian. Le Premier ministre, qui a convoqué son Conseil de sécurité, a également dénoncé les appels à un « coup d’État » en Arménie, tandis que la télévision a fait état de centaines de manifestants massés devant le siège du gouvernement à Erevan.

Réactions de la communauté internationale

Bakou a déclaré avoir informé la Russie et la Turquie de ses opérations dans l’enclave, et Moscou a ensuite indiqué n’avoir été prévenu que « quelques minutes » avant leur début. Le Kremlin, « préoccupé », a déclaré par la voix de son porte-parole qu’il tentait de convaincre l’Arménie et l’Azerbaïdjan de revenir « à la table des négociations ».

La France a demandé « la convocation d’urgence d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies », condamnant l’opération militaire. Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a déclaré qu’il contacterait les deux parties. Le président du Conseil européen, Charles Michel, qui a mené par le passé des médiations entre les deux pays, a jugé que l’Azerbaïdjan devait cesser « immédiatement » ses opérations.



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Malagigi Boutot

A final year student studying sports and local and world sports news and a good supporter of all sports and Olympic activities and events.
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