Guerre entre Israël et le Hamas : le Hamas et le Jihad islamique revendiquent la responsabilité de l’attentat terroriste de Tel-Aviv ce dimanche
Les branches armées du Hamas et du Jihad islamique palestinien ont revendiqué lundi 19 août la responsabilité de « l’attentat suicide de dimanche soir à Tel-Aviv », menaçant de commettre d’autres attentats en Israël.
Les Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, en guerre contre Israël à Gaza depuis plus de dix mois, et les Brigades al-Qods, leur pendant du Jihad islamique, affirment que « les attentats-suicides à l’intérieur d’Israël (NDLR : Israël) occupé reviendront au premier plan tant que dureront les massacres de l’occupant (israélien), les opérations de transfert forcé de civils et la politique d’assassinats ».
Le Hamas et le Jihad islamique combattent les troupes israéliennes qui ont lancé une offensive aérienne puis terrestre dans la bande de Gaza en réponse à l’attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre.
Le Hamas et plusieurs capitales arabes accusent Israël de chercher à déplacer les Palestiniens de la bande de Gaza.
L’attaque du Hamas du 7 octobre dans le sud d’Israël a fait 1.198 morts côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.
Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 111 sont toujours détenues à Gaza, dont 39 déclarées mortes par l’armée.
L’offensive israélienne dans la bande de Gaza assiégée a fait au moins 40.139 morts, selon le ministère de la Santé du Hamas, qui n’a pas détaillé le nombre de civils et de combattants tués.
La communauté internationale craint désormais une conflagration régionale car l’Iran et son allié, le Hezbollah libanais, se disent « obligés de riposter » contre Israël, qu’ils accusent des assassinats fin juillet à Téhéran du leader politique du Hamas Ismaïl Haniyeh et à Beyrouth d’un haut commandant du Hezbollah, Fouad Chokr.
L’attaque survenue dimanche soir dans le sud de Tel-Aviv, qui a « légèrement blessé un passant », selon la police israélienne, a eu lieu peu après l’atterrissage du secrétaire d’Etat américain Antony Blinken à Tel-Aviv.
La police israélienne a parlé d’une « attaque terroriste utilisant un puissant explosif » sans préciser qu’il s’agissait d’une opération suicide.
Les attentats à la bombe à Tel-Aviv, très fréquents lors de la seconde Intifada, le soulèvement palestinien du début des années 2000, sont désormais rares. Le dernier attentat suicide palestinien à avoir fait des victimes israéliennes avant celui de dimanche remontait au 18 avril 2016 (20 blessés à Jérusalem).
Les États-Unis, le Qatar et l’Égypte jouent un rôle de médiateur entre Israël et le Hamas pour obtenir un cessez-le-feu accompagné de la libération des otages enlevés en Israël et emmenés à Gaza le 7 octobre.