Guerre en Ukraine : espoir d’un accord à Davos, position de Moscou… Ce que l’on sait des nouvelles négociations de samedi à Miami

Vers une signature d’ici fin janvier ? Le président Volodymyr Zelensky a exprimé vendredi son espoir que l’Ukraine parvienne la semaine prochaine à des accords avec Washington pour mettre fin à la guerre contre la Russie.
Pour préparer cet éventuel accord, les négociateurs ukrainiens sont arrivés ce samedi aux Etats-Unis pour s’entretenir avec l’envoyé de Donald Trump, Steve Witkoff, et son gendre Jared Kushner. Voici ce que l’on sait de cette rencontre.
Qui est présent ?
Côté ukrainien, Kyrylo Boudanov, conseiller du président Volodymyr Zelensky, a annoncé sur ses réseaux sociaux être arrivé aux Etats-Unis avec le chef de la sécurité Roustem Oumerov et le négociateur Davyd Arakhamia.
“Nous aurons une conversation importante avec nos partenaires américains concernant les détails de l’accord de paix”, a-t-il déclaré, ajoutant qu'”une réunion conjointe avec Stephen Witkoff, Jared Kushner (le type de Donald Trump) Et (le secrétaire américain à l’armée) Dan Driscoll est programmé.
Quels sont les sujets au cœur de la rencontre ?
Les discussions se concentrent sur plusieurs questions encore non résolues, notamment le statut des territoires occupés et les garanties de sécurité pour l’Ukraine. Zelensky a affirmé ce vendredi que l’Ukraine « a l’initiative des négociations » et avance « plus vite que la Russie », tout en reconnaissant qu’il existe encore des désaccords sur certains points.
Si un accord est finalisé et approuvé par Washington, “alors une signature lors du Forum économique mondial de Davos sera possible” la semaine prochaine, a ajouté le président ukrainien.
Quelle est la position de la Russie ?
Le président américain Donald Trump a assuré mercredi à Reuters que Vladimir Poutine était “prêt à conclure un accord”, mais que “l’Ukraine était moins disposée à le faire”. Il a imputé le blocage des négociations à Volodymyr Zelensky.
Le Kremlin a jugé “positive” vendredi la volonté affichée de certains pays européens, dont l’Italie et la France, de rétablir le dialogue avec la Russie, rompu depuis 2022.
“Si cela reflète réellement la vision stratégique des Européens, c’est une évolution positive de leur position”, a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.
En Ukraine, les bombardements continuent
Sur le front, une série de bombardements massifs russes contre les infrastructures ukrainiennes ont provoqué d’importantes pannes d’électricité et de chauffage en plein hiver. Une situation que Zelensky a imputé vendredi à une pénurie de missiles anti-aériens occidentaux.
Face à cette situation, le président a déclaré « l’état d’urgence » dans le secteur énergétique, ce qui implique notamment d’augmenter les importations d’électricité du pays.
Source | domain www.leparisien.fr




