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Grève évitée chez Bombardier


Les travailleurs syndiqués de Bombardier ont accepté la dernière offre de Bombardier à 73,4 % mercredi, évitant ainsi une grève prolongée.

L’offre a été approuvée avec la participation au vote de 80,3 % des quelque 1 800 employés de la section locale 712 de l’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale (AIMTA).

Le syndicat avait déjà averti plus tôt cette semaine que si l’accord de principe était rejeté, une grève générale illimitée serait déclenchée mercredi.

Le nouveau contrat prévoit une augmentation salariale moyenne de 6,5 % pour la première année, rétroactive au 4 décembre 2021, suivie d’augmentations salariales de 3 % pour les deuxième et troisième années. Au cours des deux dernières années, les employés recevront des augmentations de salaire égales à l’inflation plus 0,5 %, allant de 1,5 à 3 %.

« Au-delà des salaires, nous sommes allés chercher la garantie qu’aucune tâche ne sera sous-traitée pendant les cinq prochaines années, en plus d’apporter du travail de sous-traitants à nos membres, a expliqué dans un communiqué Éric Rancourt, agent des affaires AIMTA responsable de l’unité Bombardier. .

Pour obtenir cette nouvelle entente, le syndicat a dû jeter du lest sur ses revendications d’indexation des rentes des retraités.

« C’est une déception de ne pas avoir réussi à faire entendre raison à Bombardier sur ce point et nous comprenons la déception de certains membres et retraités. Cela dit, rien ne nous empêche de revenir à la charge lors de la prochaine négociation », a souligné le président de la section locale 712, Christian Bertrand.

Le syndicat a fait valoir, dans ses négociations, que les employés de Bombardier devaient être reconnus pour les sacrifices qu’ils ont consentis pour aider l’avionneur montréalais à traverser les dernières années, particulièrement mouvementées entre la vente des CSeries à Airbus et la COVID-19. 19 pandémie.

« Bombardier aura du pain sur la planche au cours des cinq prochaines années pour regagner la confiance des travailleurs et rebâtir le sentiment d’appartenance », a prévenu M. Rancourt.



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