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Gaza : civils tués, chef du Hamas éliminé… ce que l’on sait d’un bombardement israélien sur un camp de réfugiés


Les appels à épargner les civils n’ont pas été entendus. Le plus grand camp de réfugiés de la bande de Gaza a été bombardé mardi par l’armée israélienne, faisant plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés. Selon Israël – qui a confirmé cette frappe – elle visait à « éliminer un leader » du Hamas, l’organisation terroriste au pouvoir dans la bande de Gaza contre laquelle Israël lutte depuis les attentats du 7 octobre.

Ce qui s’est passé ?

Ce mardi, Tsahal – nom donné à l’armée israélienne – a bombardé le camp de Jabaliya, au nord de la bande de Gaza, où se trouvaient plus de 100 000 réfugiés. Selon le ministère de la Santé du gouvernement Hamas, l’attentat a fait « plus de 50 morts » et des centaines de blessés. Toujours selon le ministère de la Santé du gouvernement Hamas, « au moins 20 bâtiments » ont été détruits lors de cette frappe. Des dizaines de résidents du camp « sont sous les décombres », a-t-il ajouté mardi après-midi.

Le camp de Jabaliya après le bombardement israélien, mardi 31 octobre. PictureAlliance/Icon Sport PictureAlliance / Icon Sport

Dans une vidéo de l’AFPTV, il est possible de dénombrer au moins 47 corps drapés dans des linceuls gisant au sol dans la cour d’un hôpital, après avoir été extraits des décombres. Il reste néanmoins difficile de donner un nombre précis de victimes civiles, mais il semble se chiffrer en dizaines.

Ces images de l’AFPTV montrent également un immense cratère et les destructions provoquées par les bombardements. « C’était une scène de tremblement de terre », a déclaré à l’AFP Ragheb Aqel, 41 ans, un habitant du camp.

Pourquoi Israël a-t-il mené cette frappe ?

L’armée israélienne a confirmé avoir procédé à ce bombardement. Selon elle, il visait Ibrahim Biari, présenté comme l’un des responsables de l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, et qui se trouvait dans « un vaste complexe de tunnels souterrains d’où il dirigeait les opérations ». « Nous avons pu atteindre Ibrahim Biari » et « un grand nombre de terroristes qui se trouvaient avec Biari ont été tués. Les infrastructures souterraines utilisées par les terroristes (…) se sont également effondrées », a déclaré Jonathan Conricus, porte-parole des forces israéliennes.

L’IDF parle donc de succès. « La grève a endommagé le PC (point de commandement) Hamas dans la région », a précisé l’armée israélienne sur X (anciennement Twitter).

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Sur la question des civils, Jonathan Conricus a souligné que l’armée avait appelé à de nombreuses reprises à l’évacuation du nord de la bande de Gaza car il s’agissait d’une « zone de guerre ». Il a ajouté qu’il espérait que ces civils « prendront la bonne décision et évacueront vers des zones plus sûres du sud ».

Quelles sont les réactions ?

Le Qatar, impliqué dans les tentatives de résolution de la crise des otages aux mains du Hamas, a condamné « un nouveau massacre » et mis en garde contre des opérations susceptibles de « saper les efforts de médiation ». De son côté, l’Arabie saoudite a condamné ce mercredi « avec la plus grande fermeté » le bombardement de Jabaliya, qui a « tué et blessé un grand nombre de civils innocents ».

Pour le moment, la France n’a pas réagi officiellement à cet événement.

L’ONG Médecins sans frontières (MSF) s’est quant à elle dite « horrifiée » par l’attaque, dans une publication sur X. « Nous condamnons cet épisode de violence insensée et réitérons notre appel à un cessez-le-feu immédiat pour épargner la population de Gaza. Bande. »

Ce mardi, la Bolivie a annoncé rompre ses relations diplomatiques avec Israël, pour dénoncer « son offensive (…) disproportionnée » selon elle, peu après le bombardement de Jabaliya. Le Chili et la Colombie ont annoncé qu’ils rappelleraient leurs ambassadeurs à Tel-Aviv.



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