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Feu vert au stockage du CO2 en France

La France se prépare à accueillir des projets de stockage de CO2 sur son territoire. Roland Lescure, ministre de l’Industrie, a annoncé le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt sur le site Technip Energies de Sens. Les entreprises intéressées, principalement des exploitants de champs d’hydrocarbures, ont jusqu’à fin juin pour se manifester. Parmi les principaux acteurs visés figure le groupe canadien Vermilion, actif en Nouvelle-Aquitaine et en Seine-et-Marne.

Lancement d’un appel pour le stockage du CO2

La deuxième phase du projet, qui s’étend jusqu’à la mi-décembre, consistera en des tests financés par l’État pour caractériser les gisements et confirmer leur adéquation au stockage sécurisé du CO2 à grande échelle. Les premières injections tests pourraient démarrer début 2025, avec un budget de soutien estimé entre 20 et 30 millions d’euros, provenant des fonds France 2030. Cette phase de test vise à préparer le terrain pour environ 4 à 5 projets de stockage.

Les études menées par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) ont révélé que Le territoire français pourrait accueillir jusqu’à 800 millions de tonnes de CO2, couvrant les besoins d’une cinquantaine d’années selon les estimations actuelles de l’industrie. Alors que les industriels prévoient un besoin de captage de 8 millions de tonnes en 2030, le gouvernement, dans sa stratégie nationale bas carbone, table sur une capacité de stockage de 6 millions de tonnes pour la même année.

Le défi de l’acceptation locale

Le cadre juridique actuel est en cours de révision pour accélérer la délivrance des permis nécessaires au stockage du CO2. Les démarches administratives pourraient être réduites de moitié, passant de plusieurs années à une procédure plus rapide. Cette mesure est cruciale pour répondre à l’urgence climatique et aligner la France sur les objectifs de l’Accord de Paris.

Le gouvernement mise sur un dialogue ouvert avec les populations locales, notamment celles des bassins d’hydrocarbures, pour faciliter la transition vers le stockage du CO2. L’acceptation sociale de ces projets est essentielle à leur réussite, alors que les risques de fuites sont jugés limités par les experts.

La France veut se positionner comme le bon élève européen dans le domaine du stockage du CO2, en exploitant son potentiel géologique et en adaptant sa législation pour répondre rapidement aux défis climatiques actuels. Ces projets, bien qu’en phase initiale, ont le mérite d’ouvrir des perspectives intéressantes pour la décarbonation de l’industrie française, tout en poursuivant le dialogue avec les partenaires européens pour des solutions transfrontalières.


Ray Richard

Head of technical department in some websites, I have been in the field of electronic journalism for 12 years and I am interested in travel, trips and discovering the world of technology.
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