Mais qui sont ces gens qui sont ravis d’empêcher la création? Qui sont ces gens qui veulent éteindre le feu de la culture? Qui sont ces gens qui vont fermer les théâtres, les entreprises, les cinémas, les bibliothèques, les studios de musique, les ateliers, les associations … qui sont ces personnes qui organisent le grand licenciement des artistes du pays? Qui sont ces gens qui espèrent nous priver de nos joies, de nos réunions, de nos questions, de nos rêves …? Que recherchent-ils?
Les attaques se multiplient pour réduire la capacité d’action culturelle dans notre pays. Les réductions claires des budgets des autorités locales ont fourni le prétexte pour supprimer leur aide à la création et plongeront toutes les communautés, qui sont les premiers financiers de la culture, dans de sérieuses difficultés à maintenir leur public d’action. Le budget encore dégradé du ministère de la Culture lui-même donne un sens à ces orientations.
Le «col de culture» est le symbole d’une politique qui l’atteint toujours sur le marché, qui alimente les industries culturelles et la normalisation sans développer des pratiques ni démocratiser l’accès. Le gel brutal de sa meilleure partie, la partie collective, confirme sa nature profonde: il s’agit principalement d’une nouvelle distribution d’argent public aux grandes entreprises.
Cette décision aura un impact fortement sur les systèmes d’éducation artistique et culturelle qui devraient plutôt être développés. Et comme si cela ne suffisait pas, les artistes et les auteurs et les artistes sont finalement imposés à une nouvelle fiscalité…
Les terribles coups qui sont apportés aux politiques de culture publique et, à travers eux, à un tissu culturel qui traverse une longue période de crise, sont irresponsables, dangereux et cyniques. Priver un peuple de culture, c’est les empêcher d’inventer leur avenir, c’est les empêcher de se rassembler, c’est les empêcher de vous dire, c’est pour les empêcher de discuter, c’est l’empêcher de vivre. Cela porte atteinte à la dignité des femmes et des hommes qui le composent.
La culture est la condition de la politique. C’est elle qui donne un sens. Nous ne voulons pas le voir réduit à cet horizon rétréci, biaisé et dépouillé offert par les quelques grands propriétaires qui ont pris le contrôle des médias, de l’industrie culturelle, des réseaux de diffusion …
Nous refusons de nous laisser emporter dans leur vision falsifiée du monde d’aujourd’hui comme dans leur vision déshumanisée du monde de demain. Nous refusons la culture inculquée et injectée, nous revendiquons la culture appropriée, pratiquée et partagée. Nous revendiquons créolisé, décolonisé, étroitement … Culture …
Nous croyons que la culture doit être au cœur des choix de la société, qu’il doit être un moteur d’action politique. Nous pensons qu’il est nécessaire de consacrer une partie sacrée des richesses produites et des budgets publics. Nous pensons que nous devons renforcer la fonction publique.
Nous pensons que nous devons agir contre la concentration dans le domaine de la culture et les médias et soutenir les structures indépendantes. Nous pensons que nous devons assurer la rémunération et la protection sociale dignes du nom des travailleurs de l’art, de la culture et de la création. Nous pensons que nous devons investir dans la médiation culturelle et l’éducation populaire.
La culture – l’art, la création, l’éducation populaire – n’est pas quelque chose de plus que nous pouvons faire sans les temps difficiles, c’est le feu dont nous avons besoin. Vous ne tournerez pas le feu de la culture!
Nous sommes des personnes qui ne sont pas résolues au pire. Nous sommes de ces gens qui aiment le regard, les mots, les gestes, la musique, les dessins, les objets des autres. Nous sommes des personnes qui souhaitent participer à la compagnie de création au dialogue et à la réunion autorisée par les œuvres et la pratique artistique. Nous sommes de ces gens qui chérissent la liberté.
De nombreuses forces du pays peuvent se mobiliser. La gauche doit être au rendez-vous de cette lutte inscrite dans sa raison d’être, dans le combat d’émancipation.
Nous refusons le plan anti-culture du gouvernement, les attaques libérales et illibérales. Nous appelons à résister à toutes nos forces et à faire de la culture une bannière essentielle, une bannière. Décréant l’état d’urgence culturelle, nous appelons une abondance de nominations pour initier de nouveaux états de culture généraux. Partout où nous nous rencontrons pour le défendre, la culture vivra plus fort.
Humanité a toujours affirmé l’idée que La culture n’est pas une marchandiseque c’est une condition de vie politique et d’émancipation humaine.
Face à des politiques culturelles libérales, qui affaiblissent la fonction publique de la culture, le journal rapporte la résistance des créateurs et de tout le personnel de la culture, mais aussi de la solidarité du public.
Les préjugés inhabituels, audacieux et singuliers sont la marque des pages de culture du journal. Nos journalistes explorent Dans les coulisses du monde de la culture et de la genèse des œuvres qui font et bousculent les nouvelles.
Aidez-nous à défendre une idée ambitieuse de la culture!
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