Le gouvernement a abandonné l’augmentation de 1% prévue pour le 1er août pour éviter une nouvelle annonce impopulaire.
Il s’agit d’un rétropédalage qui va faire du bien au portefeuille des Français. Le gouvernement a renoncé à mettre en œuvre l’augmentation du prix de l’électricité d’environ 1% au 1er août. Une augmentation liée à la revalorisation du tarif de transport d’électricité, qui était initialement prévue.
C’est la Commission de régulation de l’énergie (CRE) qui l’a annoncé officiellement ce lundi : « Les changements prévus ne s’appliqueront pas le 1er août 2024. »
Le gouvernement a fait ce choix pour éviter une nouvelle annonce impopulaire. Ainsi, la facture de 22 millions de ménages et d’entreprises françaises restera stable. Même si la hausse prévue aurait été modeste par rapport à la hausse de 11,7% du gaz en juillet.
Une augmentation annuelle de 10 à 40 €
Cela dit, en décidant de ne pas appliquer le changement tarifaire, le gouvernement évite donc une deuxième hausse, après celle de février de près de 10% dans le cadre du retrait du coûteux bouclier tarifaire sur l’énergie.
Le « gel » de ces tarifs permettra d’éviter une augmentation annuelle d’environ 10 à 40 euros de leur facture, a expliqué Roland Lescure, le ministre délégué chargé de l’Industrie et de l’Energie, à la presse. Parisien.
La question du pouvoir d’achat a focalisé l’essentiel des débats électoraux ces dernières semaines, et celle des prix de l’énergie s’est accompagnée de propositions relativement agressives de l’opposition, notamment une baisse de la TVA du Rassemblement national et un gel temporaire des prix proposé par le PFN. En effet, le ministre de l’Economie Bruno le Maire avait promis de ne plus augmenter cet impôt durant le reste de l’année 2024. « C’est la dernière augmentation de cette taxe pour l’année 2024. La prochaine sera le 1er février 2025, nous reviendrons à la situation qui était avant le bouclier tarifaire »il l’avait assuré en début d’année.
Pénalité record
Par ailleurs, le fournisseur d’électricité Ohm Energie a été condamné à une amende record de 6 millions d’euros pour pratiques abusives dans le contexte de la crise énergétique de 2022. Selon la CRE, il lui est reproché d’avoir acheté de l’énergie bon marché à EDF et de la revendre au prix le plus élevé plutôt que de la répercuter sur ses clients.