en larmes, sa mère regrette “de ne pas avoir pris ses menaces au sérieux”

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DD’emblée, le président de la cour d’assises lui offre une chaise, comme pour la prévenir que de nombreuses questions vont lui être posées. Ce matin, à l’ouverture de la onzième journée de son procès, Cédric Jubillar a alors découvert sa mère à la barre. Inscrite dans les rangs des parties civiles depuis le premier jour, Nadine – 54 ans – a perdu confiance au moment de devoir raconter l’histoire de la jeunesse, pour ne pas dire la genèse, de son premier enfant.
« C’est dur pour moi d’en parler », souffle celle qui fut maman à 16 ans, avant d’être rapidement contrainte de le placer dans une famille d’accueil. “Je voudrais d’abord dire que je n’ai jamais abandonné mon fils. Je me suis retrouvé à la rue, c’est pour le protéger que j’ai demandé de l’aide. Quand je l’ai récupéré adolescent, je me suis senti coupable, j’ai fait amende honorable en le laissant tout faire.” Et de décrire à l’époque “une batterie électrique, déjà en alerte, mais entourée d’amis, joviaux, agréables”. Tout le contraire de ce qu’il est devenu. “.
“Un petit chat que j’ai adoré”
La rencontre avec Delphine, vécue comme un soulagement, sera malheureusement de courte durée. “J’étais ravie qu’il trouve quelqu’un comme elle, calme et stable. Cela m’a rassuré, je me suis dit que cette jeune femme aussi douce que timide allait le tempérer. Elle n’avait jamais un mot plus haut que l’autre. Un adorable petit chat, je l’aimais beaucoup… Je l’aime beaucoup.”
« Si je suis là, ce n’est pas en tant que mère de Cédric, mais en tant que grand-mère qui veut découvrir la vérité. »
Mais peu à peu, l’effet sera inverse. “Vers 2019, j’ai vu le changement de caractère de Cédric. En colère, toujours convaincu qu’il avait raison. Sans doute la conséquence de sa consommation excessive de stupéfiants. Et puis la question du divorce est apparue. Il ne voulait pas, surtout parce que sacrifier sa maison était pour lui comme une perte de statut social et familial. La perte de son statut d’homme. Mais je lui ai dit que si Delphine voulait divorcer, il n’avait d’autre choix que d’accepter. C’était même moi, pour l’aider. lui, qui a pris rendez-vous avec l’avocat. » Au début de l’automne dernier, les soupçons d’adultère finiront par venir. « Il m’a dit qu’il pensait que Delphine le prenait pour un idiot. J’ai essayé de le rassurer, de faire preuve de compassion. »
“Je vais la tuer”
Plus tard, en garde à vue, après avoir été soupçonnée d’une certaine forme de complicité, Nadine Jubillar a avoué aux gendarmes qu’elle avait « peur qu’il perde le contrôle en découvrant l’existence d’un amant. » Bousculée mercredi par le président de la cour d’assises, elle accepte soudain ses paroles, en larmes, semblant accabler son fils. « Un jour, sur le parking du magasin où je travaillais, il est venu me dire qu’il était nourri. en haut. Qu’il allait tuer Delphine, l’enterrer et que personne ne la retrouverait. Je n’ai pas compris le sens de ces mots, je l’ai mis sur le compte de la colère. Aujourd’hui, je regrette de ne pas avoir pris ses menaces au sérieux. »
Désormais partie civile, la mère de Cédric Jubillar termine la première partie de son témoignage en reconnaissant que cette démarche était choquante. “Mais si je suis ici aujourd’hui, ce n’est pas en tant que mère, mais en tant que grand-mère. Moi aussi, j’ai envie de découvrir la vérité. Pour les petits. C’est tout ce qui compte. » Face à sa mère qui chancelait, l’accusé n’a pas cillé. Impassible, même si les apparences sont encore plus trompeuses qu’ailleurs.
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