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En Inde, les nationalistes hindous utilisent la guerre entre Israël et le Hamas à leur propre profit


Capture d'écran d'une vidéo diffusée le 7 octobre 2023 sur le compte X officiel du Bharatiya Janata Party, établissant un lien entre l'attentat du Hamas en Israël le 7 octobre et les attentats terroristes perpétrés sur le sol indien entre 2004 et 2014. Ces captures se lisent , de haut en bas : « Entre juin 2004 et mai 2014, 3 332 membres des forces de sécurité ont perdu la vie dans des attentats terroristes en Inde » et « Il est très difficile de prévenir chaque attentat terroriste.  »

Il n’a fallu que quelques heures après l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre pour que les nationalistes hindous commencent à exploiter le conflit à leur propre profit. « Ce qu’Israël souffre aujourd’hui, l’Inde l’a souffert entre 2004 et 2014. Ne pardonnez jamais, n’oubliez jamais », peut-on lire dans un message posté sur X (anciennement Twitter) du Bharatiya Janata Party (BJP), le parti du Premier ministre Narendra Modi, accompagné d’une vidéo choc comprenant des images des attentats de Bombay dans lesquelles plus de 160 personnes ont été tuées en 2008. Une manière pour le BJP d’établir un lien avec les attentats terroristes perpétrés sur le sol indien entre 2004 et 2014, lorsque le Congrès national indien, désormais dans l’opposition, dirigeait le pays.

Narendra Modi a également été l’un des premiers dirigeants mondiaux à réagir. Le nationaliste hindou a condamné « Attaques terroristes » et a assuré que l’Inde était « en solidarité avec Israël en ces temps difficiles ». Son message ferme, semblable à celui de nombreux Occidentaux, marque néanmoins une rupture avec la position historique de l’Inde, favorable à une solution à deux États pour Israël et la Palestine.

La rapidité de sa réaction reflète également l’évolution des relations entre New Delhi et Tel Aviv depuis l’arrivée au pouvoir des nationalistes hindous en 2014. Dans les années 1970, l’Inde a été le premier pays non arabe à reconnaître l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) comme représentant légitime de la Palestine, même s’il n’a établi des relations diplomatiques avec Israël qu’en 1992.

Proximité idéologique

Narendra Modi a ainsi été le premier chef de gouvernement indien à se rendre en Israël en 2017. Le leader nationaliste hindou et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ne cachent pas leur proximité idéologique. Pour le BJP et ses partisans, qui veulent faire de l’Inde laïque et multiculturelle une nation hindoue, Israël représente un modèle d’État nationaliste religieux. Si les idéologues de la droite nationaliste indienne ont glorifié Hitler, ses partisans n’en sont pas moins fascinés par la doctrine sécuritaire d’Israël.

Lire aussi : La visite historique de M. Modi en Israël scelle le rapprochement entre New Delhi et Tel Aviv

Il a fallu plusieurs jours à New Delhi pour enfin nuancer sa position initiale, discrètement, par l’intermédiaire de son ministère des Affaires étrangères, en rappelant à Israël « l’obligation universelle de respecter le droit international humanitaire » et réitérant sa position sur la question palestinienne. « Au début, la position indienne, généralement plus équilibrée, était exclusivement en faveur d’Israël, ce qui a ouvert les vannes d’un déferlement de l’écosystème des médias et des réseaux sociaux pro-BJP. »souligne Nicolas Blarel, professeur à l’université de Leiden aux Pays-Bas et auteur d’un ouvrage sur l’évolution de la politique israélienne de l’Inde.

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