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Elon Musk, le patron qui se prenait pour un lanceur d’alerte

Va démissionner ? Ne démissionnera-t-il pas ? Dernière séquence d’un long week-end catastrophique, Elon Musk a placé son avenir à la tête de Twitter entre les mains d’un sondage qui s’est terminé lundi midi. Il espérait un plébiscite, mais sur plus de 17,5 millions d’électeurs, 57,5% ont appelé à sa démission. Au moment d’écrire ces lignes, on ne sait pas s’il respectera le résultat du vote. Il avait déjà accusé les « trolls » et les « bots » (robots) d’avoir faussé le scrutin, lorsqu’il a rétabli le compte de Donald Trump, à la suite d’un précédent sondage.

S’il en est arrivé là, c’est que le milliardaire multiplie les faux pas. Ainsi depuis le Qatar, où il a assisté à la finale de la Coupe du monde de football avec Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, Elon Musk a validé ce changement des conditions d’utilisation du réseau social : « Twitter ne permet plus la promotion gratuite de certains réseaux sociaux. » Avec promesse de supprimer les messages incriminés, pouvant aller jusqu’au bannissement définitif du compte en cas de récidive. L’annonce a d’autant plus provoqué un tollé qu’elle contrevient aux réglementations européennes, à la loi sur les services numériques (qui ne sera applicable que dans trois mois) et à la loi sur la liberté des médias (pas encore votée). Face aux réactions, Elon Musk s’est excusé et a promis que les prochaines grandes mises à jour des règles seraient soumises à un vote. Par ailleurs, depuis lundi, la mise à jour des conditions d’utilisation mentionnant cette règle a disparu sur le site Twitter, mais les liens menant vers d’autres réseaux sociaux restent bloqués au motif qu’ils seraient dangereux.

Les comptes des journalistes couvrant Twitter suspendus

Dans le même genre de galère, Elon Musk a ces derniers jours supprimé les comptes de plusieurs journalistes américains, CNN, le New York Times et poste de Washington en particulier. Le multimilliardaire avait d’abord suspendu @elonjet, le compte qui signalait automatiquement les trajets de son avion privé, sous prétexte que cela mettrait sa famille en danger. Les comptes des journalistes qui avaient mis en cause cette décision ont été à leur tour bloqués. Face, une nouvelle fois, à la pression – cette décision a fait réagir l’ONU et l’Union européenne – les comptes ont été rétablis samedi et dimanche, mais plusieurs d’entre eux ont indiqué avoir été sommés de supprimer certains posts.

Elon Musk s’est aussi pris pour un lanceur d’alerte dans sa propre entreprise : il a ainsi « révélé » ce qu’il appelait lui-même les Twitter Files, confiant des documents internes à des journalistes soigneusement sélectionnés. Le nouveau PDG affirme que l’entreprise a violé le premier amendement de la Constitution américaine et il veut prouver que l’ancienne direction de Twitter a manipulé les élections, notamment au profit de Biden et Lula au Brésil. Les premiers documents sont assez sordides et datent de 2020. Hunter Biden, le fils du futur président démocrate, a alors confié son ordinateur personnel à une petite boutique pour le faire réparer. Sur son MacBook, rien n’est protégé, il n’y a pas le moindre mot de passe ou fichier crypté. Le réparateur tombe ainsi sur une quantité impressionnante de contenus pornographiques mettant en scène Hunter et de jeunes Ukrainiennes – pays de résidence de l’héritier Biden -, ainsi que d’autres vidéos le montrant en train de consommer diverses drogues… L’informaticien décide de se confier à l’ensemble très conservateur Poste de New York, qui publie une série d’articles à partir d’octobre 2020, en pleine campagne présidentielle. La première partie des Twitter Files visait à montrer que le réseau social avait sciemment censuré ces révélations. Mais, en fait, à part un article dans le Poste de New York qui a été bloqué à la hâte – le réseau social avait alors reconnu son erreur – l’équipe de modération de Twitter s’est contentée de supprimer les nombreuses photos du pénis de Hunter Biden qui circulaient en masse, ce que les modérateurs auraient fait avec les photos de bite de n’importe qui d’autre.

Un milliardaire versé dans les théories du complot

Jusqu’à présent, chaque « révélation » promise par Musk a échoué. Pire, l’un des derniers lots s’est même avéré contre-productif. Les documents divulgués montrent le processus qui a conduit au bannissement de Trump. Le PDG a pensé à dénoncer un « complot du gouvernement »mais montre plutôt que 300 employés de Twitter sont montés au créneau, sincèrement inquiets des appels à la violence de l’extrême droite qui pullulaient sur le réseau social, et qu’après un long débat interne, la suspension du compte a finalement été décidée. par le responsable légal, sans aucune intervention extérieure.

Pendant ce temps, les actionnaires de Tesla affichent leur frustration de voir le patron du constructeur passer son temps sur le réseau social. « Elon a abandonné Tesla, et Tesla n’a pas de PDG fonctionnel »a écrit l’un des investisseurs sur Twitter. « Tesla mérite et a besoin d’un PDG qui travaille à plein temps. » En quelques mois, l’action du constructeur a chuté de 60 %, malgré le plan de licenciements boursiers qui a touché 10 000 salariés l’été dernier.


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Cammile Bussière

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