Elisabeth Borne favorable à une « suspension » de la réforme des retraites

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L’ancienne Première ministre Elisabeth Borne s’est dite ouverte à la « suspension » de la réforme des retraites qu’elle avait elle-même adoptée en 2023, mardi 7 octobre.
Elisabeth Borne se retourne. Le ministre démissionnaire de l’Education a déclaré que si cela pouvait stabiliser le pays, « les modalités concrètes et les conséquences d’une suspension de cette réforme » devaient être étudiées.
Dans un entretien au Parisien, le ministre démissionnaire de l’Éducation nationale a expliqué qu’il s’agit notamment d’une mesure d’urgence pour permettre d’attendre « le débat qui devra avoir lieu lors de la prochaine élection présidentielle ». Elle a ajouté que « dans le contexte actuel, pour avancer, il faut savoir écouter et bouger ».
« La suspension de la réforme des retraites, aujourd’hui cela devient possible »
« Je pense qu’il ne faut pas faire de cette réforme des retraites un totem », a-t-elle ajouté à propos de cette réforme qui a progressivement avancé l’âge légal de la retraite de 62 à 64 ans.
Dans le même temps, le coprésident des lieux publics, Raphaël Glucksmann a expliqué après sa visite à Sébastien Lecornu, que « la suspension de la réforme des retraites devenait possible ».
Le député européen a également ajouté qu' »il existe une voie, peut-être pour obtenir cette suspension. C’est le sens d’un entretien qui a été donné par l’ancienne Première ministre Elisabeth Borne et c’est aussi ce qui a été raconté au bureau ». Enfin, il a indiqué que Sébastien Lecornu « a ouvert la porte » à cette possibilité, qui doit néanmoins être « précisée ».
La gauche salue un « réveil positif »
Il n’a pas fallu longtemps pour que plusieurs figures de la gauche saluent cette déclaration. Pour Olivier Faure, patron du PS invité sur France 2 ce mardi, il s’agit d’un « réveil tardif, mais un réveil positif ». Il poursuit : « Mais ce que je souhaite, c’est qu’on puisse désormais amener les débats à l’Assemblée ».
La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a également commenté cette sortie médiatique d’Elisabeth Borne, en déclarant qu’il s’agissait d' »un aveu d’échec ». Elle explique : « Même Elisabeth Borne qui avait porté cette réforme ouvre désormais la voie à une suspension. Le chef de l’État ne peut plus se permettre de faire la sourde oreille ».
Le représentant de la CGT, qui a toujours plaidé pour l’abrogation de cette réforme, reprend : « La seule issue de cette crise est l’abrogation pure et simple de ce texte injuste. En forçant sa mise en œuvre, Emmanuel Macron et ses alliés ont creusé un gouffre démocratique. Nous y sommes ».
Elisabeth Borne vote pour « une personnalité de la société civile » à Matignon
Dans cette même interview, la ministre démissionnaire de l’Education nationale qui avait été reconduite par Sébastien Lecornu dans sa liste limitée de 18 noms, s’est dite favorable à la « nomination à Matignon d’une personnalité qui n’est pas marquée politiquement ». Pour elle, il faut « tout faire pour ne pas arriver » à une dissolution de l’Assemblée nationale.
Proposant concrètement d' »aller chercher une personnalité de la société civile », elle justifie ce choix en expliquant qu’il « permettrait d’apaiser les choses ». Elle réclame également à ses vœux un Premier ministre « sans ambition présidentielle ».
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