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International

dix concurrents qui pourraient priver Trump du prix qu’il convoite tant

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Qui rejoindra Narges Mohammadi, le Dalaï Lama et Martin Luther King ? Probablement pas Donald Trump. Le président américain, qui se targue d’avoir résolu sept conflits en autant de mois passés à la Maison Blanche, et mène une campagne agressive dans l’espoir de remporter le prix Nobel de la paix – décerné à son grand rival Barack Obama en 2009 – semble loin de faire l’unanimité.

Si l’activisme diplomatique de Donald Trump est avéré, ses contributions à la paix restent limitées, selon les experts. En outre, le milliardaire a commencé son mandat en menaçant d’annexer le Groenland et de prendre le contrôle du canal de Panama, en coupant l’aide à l’Afrique et en tentant d’expulser les migrants illégaux des États-Unis par tous les moyens possibles. Une vision difficilement conciliable avec la défense de la « fraternité entre les nations » promue par le prix Nobel.

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Face à Donald Trump, plusieurs concurrents semblent en réalité mieux placés pour s’imposer : organisations humanitaires, personnalités politiques, personnalités de la société civile… France 24 dresse la liste des dix favoris pour le prix Nobel de la paix 2025 qui sera décerné vendredi 10 octobre à Oslo, en Norvège.

  • Les « Cellules de Réponse d’Urgence » (ERR)

Des familles soudanaises déplacées se réfugient dans une école après avoir été évacuées par l’armée soudanaise à Omdurman, au Soudan, le 23 mars 2025. ©AP

Ils font partie des concurrents les plus forts cette année. Les « Cellules de Réponse d’Urgence » (ERR) forment un réseau humanitaire opérant dans une structure décentralisée au Soudan. Dans ce pays ravagé depuis deux ans par une guerre meurtrière entre l’armée et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), ces volontaires viennent en aide à la population en apportant une aide médicale, en gérant des cuisines communautaires ou en organisant des évacuations. Au-delà de ce rôle humanitaire, les ERR documentent le conflit en cours et fournissent des informations aux médias internationaux. Un prix Nobel de la paix attribué aux ERR, acteurs de terrain dans un conflit peu médiatisé, serait l’occasion de mettre en lumière le courage de ces volontaires dans un conflit que l’ONU considère comme « la plus grande crise humanitaire au monde ».

Lire aussiLe Soudan, déchiré par deux ans de guerre, connaît « la pire catastrophe humanitaire au monde »

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors de la 80e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, le 24 septembre 2025 au siège de l'ONU.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le 24 septembre 2025 au siège de l’ONU. © Yuki Iwamura, AP

Il est la personnalité politique majeure de ce classement. Président courageux et symbole européen de la résistance à l’invasion russe, le chef de l’État ukrainien est considéré comme un candidat crédible depuis au moins 2022. Alors que les négociations de paix entre Kiev et Moscou initiées par Donald Trump semblent au point mort, le choix de Volodymyr Zelensky pourrait constituer un message puissant.

  • L’ONG Reporters sans frontières (RSF)

Une action de Reporters sans frontières en mémoire des journalistes tués alors qu'ils couvraient la guerre à Gaza, à Paris, le 26 septembre 2024.
Une action de Reporters sans frontières en mémoire des journalistes tués alors qu’ils couvraient la guerre à Gaza, à Paris, le 26 septembre 2024. © Christophe Ena, AP

En 2021, le Comité Nobel a choisi d’honorer la défense d’une presse libre et indépendante en distinguant la journaliste philippine Maria Ressa, fondatrice du média d’investigation Rappler, et le directeur de la publication du journal russe indépendant Novaya Gazeta, Dmitri Mouratov. Le courage des journalistes pourrait une nouvelle fois être salué alors que la profession a connu une année noire en 2024, notamment dans la bande de Gaza. À 1euh En septembre, Reporters sans frontières (RSF) dénombrait plus de 210 journalistes tués dans l’enclave palestinienne en près de deux ans d’opération militaire israélienne.

Des militants brandissent des affiches représentant la militante baloutche des droits humains Mahrang Baloch lors d'une manifestation exigeant sa libération à Karachi, au Pakistan, le 24 mars 2025.
Des militants brandissent des affiches représentant la militante baloutche des droits humains Mahrang Baloch lors d’une manifestation exigeant sa libération à Karachi, au Pakistan, le 24 mars 2025. © Fareed Khan, AP

Elle est l’une des militantes des droits humains les plus connues du Pakistan. Figure du mouvement de défense baloutche, Mahrang Baloch se mobilise depuis des années contre les disparitions forcées et les exécutions extrajudiciaires qui visent cette minorité ethnique au Baloutchistan, province située aux frontières du Pakistan, de l’Iran et de l’Afghanistan. Un engagement qui lui vaut d’être emprisonnée depuis mars à Quetta, la capitale provinciale. Les autorités l’accusent de terrorisme, de sédition et de meurtre. La trentenaire, chirurgienne de formation, pourrait ainsi devenir la deuxième Pakistanaise à remporter le Nobel, onze ans après Malala Yousafzai, la plus jeune lauréate du prix.

  • La Cour pénale internationale (CPI)

Une vue de l'extérieur de la Cour pénale internationale à La Haye, aux Pays-Bas, le 12 mars 2025.
Une vue de l’extérieur de la Cour pénale internationale à La Haye, aux Pays-Bas, le 12 mars 2025. © Omar La Havane, AP

Visée par des sanctions de Washington, en représailles au mandat d’arrêt émis contre deux responsables israéliens, dont le Premier ministre Benjamin Netanyahu, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, ainsi qu’aux procédures engagées contre des soldats américains en Afghanistan, la Cour pénale internationale (CPI) pourrait recevoir le soutien symbolique du comité Nobel. Créée en 2002, l’institution chargée de juger les crimes les plus graves commis dans le monde est également contestée au Sahel. Fin septembre, le Burkina Faso, le Mali et le Niger, trois pays dirigés par des juntes militaires, ont annoncé leur retrait de la CPI « avec effet immédiat ».

Voir aussiLe droit international est-il mort ?

Ioulia Navalny présente son projet télévisé au siège de Reporters sans frontières (RSF), à Paris, le 3 juin 2025.
Ioulia Navalny présente son projet télévisé au siège de Reporters sans frontières (RSF), à Paris, le 3 juin 2025. © Thomas Padilla, AP

Veuve d’Alexeï Navalny, opposant historique à Vladimir Poutine décédé en février 2024 dans des conditions suspectes dans une colonie pénitentiaire du cercle polaire arctique, Ioulia Navalny a promis de reprendre le combat de son mari. En juin, elle a lancé une nouvelle chaîne de télévision intitulée « L’avenir de la Russie » et destinée à contrer la propagande du Kremlin. Cet éventuel prix Nobel de la paix remettrait en lumière la société civile russe dans un contexte de répression accrue depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine. En 2022, le comité Nobel avait déjà choisi de distinguer « trois champions remarquables des droits de l’homme, de la démocratie et de la coexistence pacifique » à travers les ONG russes Memorial et le Centre ukrainien pour les libertés civiles, ainsi que le militant biélorusse Ales Bialiatski.

Lire aussiA Paris, l’ONG Mémorial poursuit son combat contre un État russe qui réécrit l’histoire

Chow Hang-tung après une interview à Hong Kong le 24 mai 2021.
Chow Hang-tung après une interview à Hong Kong le 24 mai 2021. © Vincent Yu, AP

Avocat et défenseur des droits humains, le militant Chow Hang-tung est l’une des principales figures de l’opposition au régime chinois à Hong Kong. Elle a été vice-présidente de l’Alliance de Hong Kong, un groupe pro-démocratie qui organisait des veillées annuelles pour commémorer le massacre de Tiananmen. En 2021, le groupe annonce sa dissolution face aux pressions de Pékin. Emprisonnée depuis, elle risque également jusqu’à dix ans de prison si elle est reconnue coupable d’« incitation à la subversion du pouvoir de l’État » en vertu de la loi sur la sécurité nationale.

Manifestation appelant à la libération des otages kidnappés par le Hamas dans la bande de Gaza, à Tel Aviv, Israël, le 13 janvier 2024.
Manifestation appelant à la libération des otages kidnappés par le Hamas dans la bande de Gaza, à Tel Aviv, Israël, le 13 janvier 2024. © Léo Correa, AP

Fondée en 2015, l’organisation de paix israélo-palestinienne Standing Together compte 5 300 membres. Elle s’oppose à la colonisation dans les territoires palestiniens et milite pour l’égalité entre les deux populations. Depuis les attentats terroristes du 7 octobre 2023, ses militants ont joué un rôle de premier plan dans l’opposition à la guerre à Gaza en multipliant les manifestations et les sit-in, ou encore en s’opposant aux blocages des camions d’aide humanitaire à destination de l’enclave palestinienne.

  • Mohammed ben Abderrahmane al-Thani

Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar accueille le secrétaire d'État américain Marco Rubio à Doha, au Qatar, le 16 septembre 2025.
Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar accueille le secrétaire d’État américain Marco Rubio à Doha, au Qatar, le 16 septembre 2025. © Nathan Howard, AP

C’est un choix qui pourrait susciter une controverse en raison du rôle géopolitique ambigu du Qatar et de la situation des droits de l’homme dans le pays. Cependant, le cheikh Mohammed ben Abderrahmane al-Thani, Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de l’émirat, a joué un rôle crucial dans la médiation du cessez-le-feu convenu entre le Hamas et Israël en janvier. Le Qatar a également facilité les pourparlers entre les États-Unis et les talibans. Ces dernières années, il s’est imposé comme un médiateur clé dans divers conflits, au Liban, au Soudan et au Yémen. L’attribution du prix Nobel de la paix soulignerait l’importance des acteurs régionaux dans les efforts de paix.

  • L’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN)

Le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, lors d'une conférence de presse au siège de l'Alliance atlantique à Bruxelles, le 23 septembre 2025.
Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, lors d’une conférence de presse au siège de l’Alliance atlantique à Bruxelles, le 23 septembre 2025. © Virginie Mayo, AP

L’hypothèse d’une attribution du prix Nobel à l’OTAN n’est pas la plus probable. Par ailleurs, cette décision renforcerait l’idée d’une institution dominée par une vision occidentale du monde. Une critique prise en compte ces dernières années avec une ouverture plus franche aux lauréats du Sud. Toutefois, la montée des tensions entre la Russie et les pays de l’Alliance observée depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine pourrait être l’occasion d’adresser un message de paix à l’Otan dans un contexte d’explosion des dépenses de défense.

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