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Deux élèves de plus par classe pour contrer la pénurie d’enseignants


Augmenter le nombre d’élèves par classe pour contrer le manque d’enseignants et de locaux : c’est l’une des solutions préconisées par la Fédération des centres de services scolaires pour pallier la « pénurie généralisée » d’enseignants dans les écoles québécoises.

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Les centres de services scolaires demandent au gouvernement Legault une « plus grande flexibilité » pour la création de groupes d’élèves en les autorisant à faire asseoir deux élèves de plus par classe « dans les milieux où cela serait nécessaire », peut-on lire dans le mémoire de la Fédération, rédigé dans le cadre des consultations prébudgétaires du gouvernement Legault.

Les enseignants qui ont plus d’élèves devant eux auraient droit à une prime spéciale et à plus de services en classe, précise Dominique Robert, vice-président directeur général de la Fédération. « Le but n’est pas de faire des économies », précise-t-il.

Selon les calculs de la Fédération, l’ajout de deux élèves par groupe dans toutes les classes de la province permettrait de « récupérer » 3750 enseignants. Cependant, ce n’est pas une mesure qui serait utilisée « mur à mur », précise M. Robert.

« Il y a des centres de services qui se développent rapidement, où la pression sur le personnel et les locaux est très forte en ce moment », précise-t-il. Cependant, cette mesure serait moins appropriée pour les petites écoles en région.

M. Robert reconnaît que cette solution temporaire représente une « mesure drastique », qui est cependant justifiée par la « situation de crise » actuelle alors que les risques de pannes de service sont bien réels.

Les centres de services souhaitent également que Québec mette en place « des grilles salariales plus compétitives » afin de freiner « l’exode » du personnel scolaire, peut-on lire dans le mémoire.

Lever de boucliers parmi les enseignants

Sans surprise, cette proposition ne passe pas du côté des syndicats d’enseignants, qui réclament justement le contraire dans le cadre des négociations en cours avec le gouvernement Legault.

« Deux élèves de plus par classe, ça ne peut pas être une solution », lâche Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’éducation (FSE-CSQ).

« Comment une telle mesure répond-elle à notre besoin de revoir la composition de la classe ? Bravo pour la promotion de la profession », ironise-t-elle.

Les services supplémentaires pour les élèves en difficulté « ne sont déjà pas là » dans les classes régulières, il n’y a donc aucune raison de croire qu’ils seraient présents pour des groupes plus importants, ajoute Mme.moi Scalabrini.

Même son de cloche de la Fédération autonome de l’éducation (FAE). « Ce n’est pas en augmentant le nombre d’élèves par classe qu’on convaincra les enseignants de rester dans le réseau scolaire ou d’autres qui sont partis pour revenir », affirme sa présidente, Mélanie Hubert.

Les syndicats d’enseignants croient que le gouvernement Legault devrait avant tout s’attaquer « à la source » du problème, en améliorant les conditions de travail des enseignants.

À la Fédération des comités de parents du Québec, on indique qu’il faut tenir compte de l’intérêt des élèves, des résultats de recherche à ce sujet ainsi que des solutions « déjà disponibles aux écoles », comme le projet pilote projet d’aide à la classe « ça s’annonce prometteur ».

Ce n’est pas la première fois que l’augmentation du nombre d’élèves par classe est évoquée dans le réseau scolaire comme une solution à la pénurie de personnel. L’Association des directions d’école du Québec l’avait d’ailleurs proposé comme solution dans un avis déposé au ministère de l’Éducation en 2021.

Impact de l’augmentation du nombre d’élèves par classe

  • Un étudiant de plus : 1 950 enseignants*
  • Deux élèves de plus : 3 750 enseignants*
  • *Nombre d’enseignants qui seraient « récupérés » si la hausse s’appliquait à toutes les classes du Québec.

Source : Fédération des centres de services scolaires du Québec

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