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Des villages indépendants poussent dans la nature sauvage du nord de l’Ontario


Dans la petite communauté de Swan Lake, dans une forêt au nord de Kirkland Lake, un panneau à l’entrée indique qu’il s’agit d’une propriété privée.

C’est ici que Charles Sule arrive dans le village, transportant des matériaux de construction sur un chemin accidenté serpentant dans les sous-bois. Il monte une échelle pour entrer dans une maison à moitié finie au sommet de la colline.

C’est ici, chez moidit l’homme de 56 ans, qui a récemment déménagé de Toronto pour devenir l’un des premiers citoyens de la communauté de Swan Lake

Debout sur une colline surplombant une clairière défrichée par une ancienne coupe à blanc, une dizaine de roulottes et autres structures sont disséminées dans le paysage.

Il s’agit d’un canton non constitué en société, ce qui signifie des impôts moins élevés, des règles de construction moins strictes et des coûts moins élevés pour ceux qui souhaitent construire leur propre maison.

Moins de 30 000 $ pour la maison de vos rêves. Quoi qu’il en soit, ma maison de rêve.dit Sule.

Charles Sule termine la construction de sa maison avant l’arrivée de l’hiver.

Photo : Radio-Canada / Erik White

Il se prépare pour le premier hiver dans sa nouvelle maison.

La liste des choses à faire comprend l’installation de toutes les fenêtres et de l’isolation, l’installation du poêle et la mise en place d’un baril pour recueillir l’eau de pluie. L’installation de panneaux solaires sur le toit et la coupe de suffisamment de bois de chauffage pour les mois les plus froids sont les prochaines étapes.

M. Sule doit également réfléchir à ce qu’il fera pour le réfrigérateur, la douche et les toilettes.

Pour l’instant, il doit descendre la colline pour utiliser un bloc sanitaire installé par la communauté après avoir consulté le service de santé local.

M. Sule estime qu’une demi-douzaine de personnes pourraient passer l’hiver au lac Swan.

Le conseil d’administration de Swan Lake, qui représente les dizaines d’investisseurs qui ont investi dans l’organisation Villages médiévaux de la forêt boréalea refusé les demandes d’entrevue de CBC.

Pas une menace pour l’environnement, selon un autre habitant

Une autre communauté de ce genre est en cours de construction sur des terres forestières sur les rives du lac Long, en amont du village existant de Charlton, près de New Liskeard.

Cette communauté s’appelle Longview et Alex McMurray, le président de la Association hors réseau de la forêt boréale qui représente les 92 investisseurs derrière la communauté, est l’un des quatre résidents permanents.

Des villages indépendants poussent dans la nature sauvage du nord de l’Ontario

La communauté indépendante est établie le long des rives du lac Long.

Photo : Radio-Canada / Erik White

Je pense qu’il y a beaucoup d’idées fausses sur ce à quoi cela ressemblera. Parce que je ne pense pas que ça va grandir vite. La plupart de nos membres n’ont jamais été sur placedit M. McMurray.

Il dit que si certains qui achètent un terrain à Longview cherchent simplement un camping pour l’été.

Pour lui, il s’agit de se préparer à survivre à la des catastrophes environnementales majeures ou des guerres qui semblent se profiler à l’horizonc’est-à-dire avoir accès à la terre.

Il dit que jusqu’à présent, la seule structure permanente de la communauté est un bâtiment liés à la gestion des déchetsajoutant qu’il ne peut pas en dire plus alors qu’il est au milieu d’une évaluation environnementale ordonnée par la province.

Nous ne serons jamais une menace pour l’écologie, les infrastructures locales ou quoi que ce soit d’autre, car notre objectif est justement de mieux faire les choses et d’améliorer précisément ces systèmes.dit M. McMurray.

Un modèle organisationnel critiqué

Swan Lake et d’autres communautés construites sur des terres dans des zones non organisées ont été critiquées par des villes et des villages du Temiskaming en Ontario, qui veulent que la province adopte des réglementations plus strictes pour ce nouveau type de développement. .

Les voisins de Longview, par exemple, sont très préoccupés par ce que ce nouveau village pourrait signifier pour l’environnement et les services locaux.

Cela ressemble à un rêve, mais nous commençons à examiner les problèmes sous-jacents, l’effet que cela va avoir sur les communautés locales et sur le lac. C’est vraiment dommage, parce qu’on veut que le Nord se développe, mais il faut que ce soit durabledit Sandra Parkin, la nouvelle préfète de Charlton-Dack, une municipalité d’environ 300 habitants située en aval de Longview.

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Sandra Parkin pense que plusieurs problèmes entourent Independent Villages.

Photo : Radio-Canada / Erik White

Le préfet sortant Merrill Bond a fait pression sur le gouvernement provincial pour mettre en place de nouvelles réglementations pour ces communautés, notamment sur la protection de l’eau potable

C’est ridicule. Pourquoi est-il possible d’aller dans ce pays reculé et d’avoir un ensemble de règles totalement différent d’ici ? demande M. Bond.

Et notre gouvernement, d’après ce que je vois, tourne la tête. Si vous en prenez quatre ou cinq à une communauté, vous détruisez tout autour de vousil se lamente.

Jusqu’à présent, le gouvernement de l’Ontario dit qu’il surveille de près les projets pour s’assurer que les règles sont respectées.

Basé sur des informations d’Erik White de CBC

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