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Des traces de vie humaine à Fort McMurray datant d’au moins 11 000 ans

Robin Woywitka, professeur à l’Université MacEwan d’Edmonton, affirme que les sciences archéologiques et géographiques ont révélé la présence d’êtres humains dans les environs de Fort McMurray il y a au moins 11 000 ans. Selon les conclusions de ces études, la présence humaine pourrait même remonter à 13 000 ans.

La région de Fort McMurray a été occupée très tôt, elle a été un carrefour pendant des millénairesexplique le professeur Woywitka.

Découvert dans les années 1990, le site archéologique au nord de Fort McMurray connu sous le nom de Carrière des Ancêtres a jusqu’à présent livré des millions d’artefacts racontant l’histoire de la région. Néanmoins, il était difficile de dater avec précision sa longue histoire humaine.

Utiliser une nouvelle méthode

Habituellement, les archéologues utilisent la méthode de la datation au radiocarbone, en raison de l’activité radiologique du carbone 14 contenu dans la matière organique, tant animale que végétale, pour déterminer le temps écoulé depuis la mort de l’organisme étudié.

Cependant, les sols acides de la région détruisent la matière organique dont dépend cette technique. Pour dater le début de la présence humaine à Fort McMurray, le professeur Woywitka et ses collègues ont dû utiliser une nouvelle méthode en traçant les sites de sédiments et de roches sédimentaires susceptibles d’avoir été utilisés par l’homme.

Les chercheurs ont utilisé des images satellites révélant la topographie de surface régionale avec une précision de quelques mètres carrés. Cette information leur a permis de trouver des sites où la sédimentation du sol était la plus susceptible de s’être produite. Ils en ont sélectionné cinq, dont un dans la carrière des Ancêtres.

Les sédiments de ces sites pourraient ensuite être datés à l’aide d’une technique appelée luminescence stimulée par infrarouge.

Cette méthode consiste à déterminer combien de temps les grains minéraux, tels que les grains de sable, ont été exposés pour la dernière fois à la lumière du soleil. Plus ils contiennent de particules radioactives, plus longtemps ils seront enfouis sous terre.

La réponse était plus de 11 000 ans après les découvertes. Même si c’est moins précis que la datation au radiocarbone, c’est quand même mieux que riendit le professeur Woywitka.

Qu’est-ce que cela signifie?

Les découvertes situent l’arrivée des premiers peuples au tout début du moment où cette partie du monde est devenue habitable. La date n’est pas trop éloignée de celle où les humains sont arrivés pour la première fois en Amérique du Nord, ce que la plupart des archéologues pensent être il y a environ 16 000 ans.

Le professeur Woywitka souligne qu’à l’époque, les humains vivaient dans un environnement complètement différent de celui d’aujourd’hui. Ouvert, sec et froid; probablement toundra ou prairies.

Au-delà du fait qu’ils chassaient probablement le bison et que les artefacts recueillis suggèrent une forme de commerce avec d’autres tribus de l’époque, on connaît encore très peu les activités de ces premiers peuples.

On ne sait pas s’ils venaient du nord ou du sud, on ne sait que peu de choses explique Robin Woywitka.

Avec des informations de Bob Weber

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