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Des crises au menu du sommet du G7

Les dirigeants des pays du G7 se retrouvent à partir de dimanche dans les montagnes du sud de l’Allemagne, au chevet d’un monde en crise, de la guerre en Ukraine à la sécurité alimentaire en passant par le climat.

Les dirigeants des États-Unis, d’Allemagne, de France, de Grande-Bretagne, d’Italie, du Canada et du Japon se réunissent dimanche 26 juin pour un sommet de trois jours au Schloss Elmau, un hôtel de luxe situé dans les montagnes bavaroises, pour tenter d’accroître la pression sur la Russie. , dont l’invasion de l’Ukraine a déclenché des phénomènes de pénurie alimentaire et énergétique.

Des milliers de policiers sont mobilisés pour sécuriser la rencontre, prévue jusqu’à mardi dans un complexe de luxe au pied des cimes. Samedi, à une centaine de kilomètres de là, des milliers de manifestants ont défilé, sans incident notable, dans les rues de Munich pour exiger une action plus forte en faveur du climat.

Le cadre enchanteur du château d’Elmau, non loin de la frontière autrichienne, promet de belles images des sept dirigeants mais ne fera pas oublier les nombreuses crises actuelles. La poursuite du soutien à l’Ukraine, où l’offensive russe entre dans son cinquième mois, sera au cœur de cette rencontre puis du sommet de l’OTAN, qui se tiendra sur deux jours à Madrid à partir du 28 juin.

La guerre en Ukraine au cœur des débats

Le chancelier Olaf Scholz, hôte du G7, l’a rappelé cette semaine : le soutien à l’Ukraine demandera « de la persévérance » car « nous sommes encore loin » des négociations de paix entre Kyiv et Moscou. La guerre en Ukraine pourrait en effet durer « des années », a prévenu le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui s’exprimera lundi par visioconférence, devrait à nouveau demander l’envoi d’armes lourdes, après que les Russes viennent de prendre le contrôle de Severodonetsk, dans l’est du pays.

Joe Biden veut démontrer à ses alliés que tenir tête à la Russie et affronter la Chine sont des objectifs complémentaires et non opposés, selon John Kirby, coordinateur des communications de la Maison Blanche sur les questions stratégiques.

Le sommet du G7 devrait déboucher sur « un ensemble de propositions concrètes pour accroître la pression sur la Russie et montrer notre soutien collectif à l’Ukraine », a assuré un haut responsable de la Maison Blanche. Il n’a pas détaillé ces éventuelles mesures alors que plusieurs volets de sanctions ont déjà été décidés par l’Occident contre le régime de Vladimir Poutine.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a exhorté les dirigeants du G7 à ne pas « abandonner l’Ukraine » à la veille du sommet, mettant en garde contre toute « fatigue » à soutenir Kyiv et annonçant une aide économique supplémentaire. La Maison Blanche balaie cependant toute lassitude occidentale : « Nous n’avons pas vu de fractures et de fissures » au sein de l’Otan, a déclaré John Kirby.

Une crise énergétique

Les coupes drastiques de livraison de gaz par Moscou, destinées selon les Occidentaux à déclencher une crise énergétique en Europe avant un hiver qui s’annonce tendu, devraient être au menu des discussions à partir de dimanche.

Les dirigeants débuteront en effet leurs entretiens par une séance sur l’économie mondiale, en proie à une inflation galopante, liée notamment à la hausse du coût de l’énergie et des denrées alimentaires.

La participation au G7 de l’Indonésie, de l’Inde, du Sénégal, de l’Afrique du Sud et de l’Argentine, économies émergentes particulièrement exposées au risque de pénurie alimentaire et à la crise climatique, vise à forger des réponses communes à ces défis. . Les acteurs du climat attendent également des avancées concrètes du G7, notamment une « planification » de l’élimination complète des énergies fossiles.

Des discussions bilatérales viendront compléter les séances, à commencer dimanche matin par une rencontre entre l’Allemand Olaf Scholz et Joe Biden, deux dirigeants en position difficile dans leur propre pays.

La chancelière allemande a ainsi vu sa popularité chuter ces derniers mois, faute d’avoir affiché un soutien ferme à Kyiv. Il mise sur ce G7 pour redorer son blason en Allemagne et à l’étranger.

Le président américain fait face à une Amérique encore plus fracturée après que la Cour suprême a contesté le droit à l’avortement, dans un pays durement touché par une forte inflation.

Emmanuel Macron, leur homologue français a échoué il y a une semaine à obtenir la majorité absolue et va devoir composer avec d’autres partis, une obligation sans précédent pour lui. Quant à Boris Johnson, affaibli par le « Partygate », il a vu son parti perdre deux élections locales cette semaine et semble en sursis.

Avec l’AFP

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