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Des avis de recherche émis en Russie contre des dirigeants baltes et polonais accusés de « falsification de l’histoire »

Mardi 13 février, les autorités russes ont lancé des avis de recherche contre trois personnalités des pays baltes, dont la Première ministre estonienne, Kaja Kallas, et trois Polonais, sur fond de contentieux historique.

Pour justifier cette décision, le Kremlin a invoqué une interprétation différente de l’histoire. Depuis le début de l’offensive russe en Ukraine en février 2022, c’est la première fois que la Russie lance un avis de recherche contre un dirigeant étranger en exercice.

« Ces gens sont responsables de décisions qui sont de facto une insulte à l’histoire, ce sont des gens qui commettent des actes hostiles à la mémoire historique, contre notre pays”a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

Les États baltes, qui craignent les ambitions expansionnistes du Kremlin, ont été occupés par l’URSS de juin 1940 à juillet 1941 dans le cadre du pacte germano-soviétique, puis de 1944 à 1991, tandis que Moscou affirme les avoir libérés du nazisme et assimile tout autre point de vue à un autre « falsification de l’histoire »considéré comme un crime en Russie.

Selon une note visible sur le site du ministère de l’Intérieur, Kaja Kallas est poursuivie en « une affaire pénale ». Le ministère ne précise pas de quel crime ou délit le Premier ministre est accusé. Le secrétaire d’Etat estonien, Taimar Peterkop, fait également l’objet d’un avis de recherche, tout comme le ministre lituanien de la Culture, Simonas Kairys.

Selon l’agence de presse TASS, d’autres concernent le directeur polonais de l’Institut national de la mémoire, Karol Nawrocki, le maire de la ville polonaise de Walbrzych, Roman Szelemej, et Karol Rabenda, ancien vice-ministre des Affaires étrangères. Polonais.

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« Tactique d’intimidation »

« Le régime fait ce qu’il a toujours fait : il essaie d’étouffer la liberté (…) et continuent de créer leur propre version, qui contredit les faits », a réagi Simonas Kairys dans un communiqué transmis à l’Agence France-Presse (AFP). Kaja Kallas, pour sa part, dénoncé un « tactique d’intimidation habituelle » De Russie.

Les minorités russes résident en Estonie, en Lettonie et en Lituanie, désormais membres de l’Union européenne et de l’OTAN, où Moscou les juge opprimées. Les relations se sont encore détériorées avec le conflit en Ukraine. Les pays baltes et la Pologne soutiennent fortement Kiev depuis deux ans.

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Ces dernières années, plusieurs monuments soviétiques ont été démantelés dans les pays baltes qui, comme la Pologne, disent craindre une intervention militaire russe et renforcent leurs capacités militaires face à cette éventualité.

Depuis mars 2023, Vladimir Poutine lui-même est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour « expulsion illégale » d’enfants ukrainiens en Russie, ce que les autorités russes nient.

Les tensions entre Moscou et les pays baltes se sont accrues ces dernières semaines. Le 6 février, la Russie a convoqué les chargés d’affaires d’Estonie, de Lettonie et de Lituanie, les accusant de « sabotage » l’élection présidentielle russe de mars en refusant d’assurer la sécurité des bureaux de vote des ambassades.

À la mi-janvier, la Lettonie et l’Estonie ont décidé de mettre fin à leurs accords d’entraide judiciaire avec la Russie, invoquant l’offensive en Ukraine. Quelques jours plus tôt, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait effectué une tournée dans les pays baltes.

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Le Monde avec l’AFP

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