« Le punk n’était pas une mode, c’était un état d’esprit »dit Dennis Morris. Ce photographe britannique des années 1970 incarne en effet l’alternative punk à travers ses tirs, mais aussi son voyage, tous deux mis en lumière pendant un peu plus de trois mois à la photographie européenne de la Maison de la.
Intitulé « Dennis Morris Music + Life »L’exposition retrace sa trajectoire, des districts pauvres de Londres, aux tournées internationales et aux campagnes des plus grandes stars de musique, dont les Sex Pistols ou l’icône de Reggae Bob Marley.
Culture jamaïcaine sous les projecteurs
La visite commence par une rétrospective des débuts de Dennis Morris qui, toujours amateur, photographie des parents et des étrangers dans son district de Londres. Témoin de son temps, il nous présente la pratique du blues de danse au cœur des communautés jamaïcaines de Londres mais aussi des systèmes sonores. Les clichés de l’artiste ont en particulier la culture de la Jamaïque, dont il vient.
Comme les cartels de l’exposition se souviennent, il dépeint une communauté unie mais discriminée et victime de violence. Une salle entière est ensuite consacrée à sa réunion décisive avec Bob Marley qu’il suivra pendant des années au cours de ses tournées. Il évoluera progressivement vers la culture punk en travaillant pour des artistes comme les Sex Pistols, PIL ou Patti Smith.
Le deuxième étage de l’exposition s’étend au cours de cette dernière période à travers des photographies de visites, de concerts ou de campagnes, posées ou prises sur place, mais aussi des vinyles et des affiches, le tout sur un arrière-plan desdits concerts.
Quand le silence parle
En tant qu’apothéose, la visite se termine devant une enceinte géante qui domine la dernière pièce. Comme un clin d’œil ironique et sonore à l’autre exposition du député de député: le silence parle (le silence parle) de l’artiste taïwanais Chia Huang.
Elle s’intéresse à la vie quotidienne d’Ae et A-Zhan, deux enfants non verbaux et mutiques autistes et leur père malade. En faisant rapport sur leur relation avec le corps et l’intimité, elle remet en question notre inconfort face au handicap. L’angle de ses photos à la hauteur des enfants inverses rapporte que les personnes handicapées s’adaptent à la société et non l’inverse.
L’absence de commentaires étend cette immersion subie en même temps car elle évite la surannalyse des comportements des enfants. Une photographie de deux mondes avec des antipodes, l’un répondant aux oppressions de la musique, l’autre préférant la transgression de la communication par les corps dans un monde assourdissant.
Dennis Morris Music + Life du 5 février au 18 mai
Le silence parle du 5 février au 30 avril
Maison de photographie européenne, 5/7 Rue de Fourcy 75004 Paris
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