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Définition |  Code bas – Code bas


Le low-code rend le développement d’applications accessible à tous. Grâce à de tels outils, ceux qui souhaitent bénéficier de logiciels pour faciliter leur fonctionnement peuvent le faire eux-mêmes à partir d’interfaces simples. Cependant, même lorsque le low-code est facile d’accès, une certaine expertise est souhaitable et au sein d’une entreprise, les applications en question doivent être supervisées par la DSI pour ne jamais mettre en péril les données centrales.

La demande en applications explose… Elle est bien supérieure à la capacité actuelle des structures de développement et à la vogue des application mobile n’a fait qu’empirer cette demande. Ainsi, IDC on estime à plus de 500 millions le nombre d’applications mises en service en l’an 2022 et cela correspond au nombre d’applications développées durant les 4 décennies précédentes ! De son côté, Quandaire affirme que 82 % des entreprises ne parviennent pas à attirer et à retenir ingénieurs et développeurs en informatique obligatoire.

Conséquence d’une telle situation, dans la plupart des grandes entreprises, le service informatique se retrouve bombardé de demandes émanant de cadres ou d’employés. Les DSI (Directions Informatiques) n’ont généralement ni le temps ni les ressources humaines pour répondre à ces différentes sollicitations.

Les horreurs du « shadow IT »

A défaut d’obtenir satisfaction, le « shadow IT » tend à proliférer : chacun finit par créer soi-même ou faire créer l’application dont il estime avoir besoin en utilisant des outils tels que Exceller, Google Forms ou en faisant appel aux talents de programmeur d’un proche. Les candidatures se multiplient de manière anarchique dans une entreprise avec des conséquences fâcheuses :

  • des informations qui seraient vitales pour d’autres employés ne leur sont pas accessibles ;
  • plusieurs frameworks réalisent des applications similaires en parallèle ;
  • les données ne sont en aucun cas sécurisées et donc susceptibles d’être piratées.

La solution low-code

Les plates-formes low-code apportent une solution à cette question. Comme son nom l’indique, cette technologie permet de concevoir des applications avec le moins de programmation possible, et donc d’automatiser facilement certaines tâches. Ce type d’aménagement ne nécessite pas l’utilisation d’un langage de programmation. Il s’appuie sur des interfaces graphiques facilement accessibles. Cette approche favorise le développement d’applications en un temps réduit.

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De nombreuses universités américaines ont également intégré l’enseignement du low-code dans les cursus business.

Le low-code rend-il le développement d’applications accessible à tous ? Pas vraiment. En réalité, une certaine expertise est requise. Le temps de formation est cependant très court : dans une enquête menée en 2018, l’éditeur Mendix a constaté que 28 % des utilisateurs pouvaient apprendre le low-code en deux semaines ou moins – et il faudrait même 3 jours pour se former. ce qu’on appelle un « développeur rapide » Mendix. De nombreuses universités américaines ont également intégré l’enseignement du low-code dans les cursus business.

Code bas et pas de code

On distingue le « low-code » et le « no-code » qui, quant à lui, ne nécessite aucune compétence informatique. Par exemple, une saisie de formulaire ultra-simple sans aucune vérification des données pourrait être réalisée avec un outil « sans code ».

Le « low-code », quant à lui, fait appel à la logique informatique et donc :

  • tests de valeur : ainsi une année de naissance ne pourra jamais être supérieure à l’année en cours ;
  • les actions qui seront exécutées en fonction des conditions ;
  • « boucles » ou actions répétitives ;
  • Etc.

Par exemple, une saisie de formulaire en « low-code » pourrait intégrer un test de la ville pour voir si elle est bien référencée en France et une fois cette ville validée, le code postal s’afficherait automatiquement. Il est donc nécessaire que le développeur « low-code » comprenne le fonctionnement de la logique informatique s’il veut réaliser des applications à grande échelle.

Low-code sous contrôle

La facilité de développement à partir d’outils low-code tels que Outsystems, Mendix Platform, Pega Infinity ou Microsoft Power Apps pourrait elle-même produire une forme de « shadow IT » avec une pléthore d’applications réalisées de manière incontrôlée.

Afin d’éviter cette situation, l’initiative d’installer un tel outil revient généralement au service informatique, qui identifie en amont quels types de problèmes low-code pourraient être résolus. A partir de là, il est possible de déterminer le niveau d’expertise souhaitable et donc de former certains collaborateurs à l’utilisation d’outils tels que Mendix ou Power Platform.

Par la suite, lorsqu’un utilisateur demande une application, l’informatique intervient au début et à la fin du processus. Ainsi, la DSI pourra lier l’application aux bases de données de l’entreprise tout en s’assurant du respect des règles de sécurité :

  • quelles informations sont confidentielles et doivent donc être inaccessibles à l’application low-code ?
  • librement consultable ?
  • qui peut être mis à jour par l’application low-code ?

Une fois ces règles établies, 90% du projet est réalisé par le salarié qui a besoin de l’application. La DSI, quant à elle, peut gérer le suivi des usages et la maintenance applicative.

Cette approche se traduit par un temps de développement optimisé – en moyenne 10 fois plus rapide que l’utilisation de code selon Forrest. L’éditeur Mendix qui a dirigé son propre enquête en 2018 a montré que 72% de ceux qui déployaient de nouvelles applications les terminaient en environ trois mois avec du low-code là où il en faudrait six ou plus avec des outils de développement traditionnels.

Autre avantage : lorsqu’une nouvelle technologie apparaît, par exemple le contrôle des objets iOT (Internet des Objets), les applications low-code se chargent d’intégrer les interfaces adéquates. L’entreprise récupère des applications sécurisées de niveau professionnel, sans avoir à faire appel à un développeur expert d’un langage tel que JavaC++, PHP

Raisons de la popularité du low-code

Six raisons principales expliquent la popularité du low-code :

  1. Les utilisateurs peuvent disposer d’une application qui répond à leurs besoins.
  2. Cette application se fait rapidement.
  3. Il est fabriqué à moindre coût. Selon Quandairele coût de fonctionnement du low-code peut descendre aux alentours de 25 euros par mois, alors qu’il dépasse les 5 000 euros pour les logiciels métiers habituels.
  4. Dans la mesure où ils interviennent sur la conception souhaitée, les utilisateurs apprécient d’être maîtres de leur application. Chacun a la satisfaction de pouvoir concevoir l’interface exactement comme il le souhaite : s’il veut un bouton rouge au lieu d’un bleu, cinq lignes à l’écran pour la saisie des données au lieu de trois, il a toute liberté de conception. . En conséquence, l’application tire une grande valeur de leur les yeux.
  5. Une utilisation judicieuse des systèmes low-code évite d’avoir à constamment « réinventer la roue » en générant une homogénéisation des « briques de développement » : une fois les règles implémentées dans un outil, il n’est pas nécessaire de redéfinir lors de la création d’un autre outil.
  6. Données saisies par un employé passant par son application peut profiter à d’autres applications.

Le low-code a le vent en poupe

Selon Gartner, d’ici 2023, il devrait y avoir 4 fois plus de développeurs non professionnels que de programmeurs professionnels dans les grandes entreprises. Et Forestier estime que le « low code » représente 75 % des nouvelles applications d’entreprise depuis fin 2021.

Le 4/5e des entreprises américaines utilisent déjà le low-code et même 77% niveau mondial. Pour terminer, Quandaire estime le marché du low code à 65 milliards de dollars en 2027 et même 187 milliards de dollars en 2030.

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