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Débrayages massifs en Allemagne pour les salaires

Si le couple franco-allemand, celui des gouvernants, montre de sérieux signes de fatigue sur presque tous les sujets, un autre couple franco-allemand, celui des salariés et de leurs luttes, semble, au contraire, être en mouvement. Les travailleurs de toute la fonction publique allemande se préparent à rejoindre ceux de la poste qui ont lancé un cycle de soi-disant grèves d’avertissement, qui ont été suivies de près. Face à une inflation à deux chiffres, tous deux réclament de fortes hausses de salaires. Les postiers et leurs collègues des services publics demandent respectivement des augmentations de 15 % et 10,5 %. Dans le même temps, le président de leur syndicat VerDi, Frank Werneke, exprime tout son soutien « aux syndicats français dans leur mobilisation » contre la réforme des retraites de Macron. « Un très mauvais exempleil dit, pour d’autres pays et en particulier pour l’Allemagne » où la misère des personnes âgées pourrait encore s’aggraver « sous prétexte de faire face à un problème démographique ».

La société postale privatisée Deutsche Post AG dénonce « exigences irréalistes » et n’entend améliorer le pouvoir d’achat qu’en accordant des primes exceptionnelles subventionnées par l’Etat fédéral. Mais les salariés affichent leur détermination à amplifier le mouvement si la partie patronale reste inflexible d’ici la prochaine ronde de négociations, prévue les 8 et 9 février. Quelque 30 000 postiers se sont mis en grève entre le 19 et le 21 janvier. Ils se disent prêts à étendre encore le mouvement et s’indignent du refus de la direction de négocier. Une attitude qui « prend la provocation »fustige le président du syndicat des postiers, Andrea Kocsis, pointant du doigt les milliards de bénéfices distribués aux actionnaires de Deutsche Post AG.

une grève qui va s’étendre

La même impasse dans les négociations salariales de la fonction publique promet de se traduire par de nouvelles grèves d’avertissement. Des mouvements sont annoncés dans les crèches et autres garderies dont le personnel a des salaires très bas, mais aussi chez tous les employés de la fonction publique des Länder ou des communes, où la colère contre l’amputation du pouvoir d’achat en raison de la flambée des prix ne cesse de s’exacerber.

Même les fonctionnaires fédéraux, privés du droit de grève par les institutions allemandes, se tiennent aux côtés de leurs collègues. Le président de leur syndicat (DBB), Ulrich Silberbach, souligne que le manque de personnel, si sensible outre-Rhin dans la fonction publique, est directement lié à « rémunération peu attractive ».

Tout comme les retraites des retraités allemands, souligne le syndicat VerDi, au regard de son soutien aux syndicats français. Après les réformes gouvernementales SPD/Verts (Schröder/Fischer) du début des années 2000, insufflant une dose de privatisation dans le système par répartition, le taux de remplacement des retraites allemandes est tombé à 48 % du dernier salaire net. Une situation dont les femmes sont les premières victimes. Aujourd’hui, un retraité allemand sur deux touche moins de 1 200 euros.


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Cammile Bussière

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