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dans une tribune, Henri Guaino met en garde les Occidentaux contre « l’engrenage » — RT en français

L’ex-conseiller de Nicolas Sarkozy tire la sonnette d’alarme sur les événements du conflit en Ukraine. Dans une tribune au Figaro, il demande notamment de réfléchir aux causes d’un « engrenage » qui pourrait conduire, selon lui, à une guerre plus étendue.

Auteur d’une chronique dans Le Figaro du 12 mai, intitulé « Nous marchons vers la guerre comme des somnambules », Henri Guaino l’a expliqué sur BFM TV le lendemain, estimant que « pour l’instant » l’Occident était dans le « train » de la guerre.

« Alors que personne ne veut fondamentalement la guerre, tout le monde aide à s’y préparer, tout le monde finit par être responsable de son déclenchement », a-t-il déclaré en continu à la chaîne d’information.

Juste à côté Figaro, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy notait qu’« en étendant l’OTAN à tous les ex-pays de l’Est jusqu’aux pays baltes, en transformant l’Alliance atlantique en une alliance anti-russe, en repoussant les frontières de l’Union européenne vers celles de la Russie , les États-Unis et l’Union européenne ont éveillé chez les Russes le sentiment d’encerclement qui a été à l’origine de tant de guerres européennes ». « Chacun des protagonistes prête à l’autre ses propres arrière-pensées, ses propres intentions voire ses propres ambitions », a-t-il encore analysé sur BFM TV.

Dans son argumentation, l’ancien homme politique a expliqué que la Russie avait « un problème avec l’extension de l’Occident à ses frontières, avec le risque d’une forme d’occidentalisation totale, de dilution du monde russe dans la société occidentale ». « La Russie a toujours été un pays qui veut imiter l’occident […] qui a même été fasciné par la civilisation des Lumières mais qui veut pourtant, au bout des bouts, rester russe », a-t-il poursuivi dans son analyse.

Il a rappelé qu’en 1991, « les vainqueurs de la guerre froide » avaient accepté l’idée que la Russie était une « grande puissance », et devenait un futur partenaire. « C’est ce que l’Ouest n’a pas fait », a déploré l’ancien député des Yvelines. « Tout le monde prévenait » y compris les Etats-Unis, souligne Henri Guaino, qui affirme que si la responsabilité première de « l’agression » revenait selon lui à la Russie, il fallait avoir une réflexion sur les causes de guerres comme celle-ci.

Pour Henri Guaino, il faut arrêter l’adhésion à l’OTAN à la frontière russe

Il a également expliqué que la volonté de l’OTAN de transformer son alliance originellement « anti-soviétique » en une « alliance anti-russe » « jouait avec le feu ». La spirale que redoute Henri Guaino est notamment liée, selon lui, à la fourniture d’armes et à l’absence de négociations. « Nous faisons durer cette guerre », a-t-il déclaré. Parmi les éléments de négociations, Henri Guaino rappelle qu’en 2008, l’Ukraine voulait rejoindre l’OTAN. La France et l’Allemagne s’y étaient opposées afin de « préserver l’équilibre des forces », a-t-il noté.

Continuons à dire que nous avons raison, nous représentons le côté du bien, et puis il n’y aura pas d’issue

Selon lui, il n’y a aucune raison pour que l’OTAN ouvre « la porte » à de nouvelles adhésions : « S’intégrer à l’OTAN […] La Finlande, la Suède, l’Ukraine, la Moldavie, la Géorgie et peut-être demain la Biélorussie – en cas de révolution Maïdan – ce n’est pas acceptable pour la Russie, il faut le reconnaître », insiste Henri Guaino.

« Continuons à dire que nous sommes dans notre droit, nous représentons le camp du bien, et puis il n’y aura pas d’issue, ça s’appelle un drame », prévient-il. « Sommes-nous capables d’arrêter cette chaîne implacable ? Oui ou non? » il ajoute.

Il critique également le discours américain qui selon lui ne vise pas à livrer des armes « pour sauver l’Ukraine » mais dans le but « d’affaiblir la Russie pour qu’elle ne recommence jamais ». Il établit un parallèle avec les discours identiques « des vainqueurs de 1918 vis-à-vis de l’Allemagne ». « Cela a alors fait de l’Allemagne le pays le plus dangereux du monde », dit-il.

« Je ne sais pas si on pourra éviter cette guerre, je ne sais pas si on pourra éviter celle de 1914 [ou] de 1939, l’impératif moral catégorique que nous avons est que oui ou non, nous essayons de tout faire pour briser cette spirale tragique ?

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