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« On peut aller à Paris » après l’envoi d’une mission, répond le président de l’Union Progressiste en Mélanésie à Emmanuel Macron

«C’est symbolique», explique Victor Tutugoro, alors que des émeutes éclatent. Il faut définir « une méthode » sur place pour « reprendre le dialogue », insiste-t-il.

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Victor Tutugoro, président du parti Union progressiste en Mélanésie (UPM), le 23 septembre 2020. (THEO ROUBY / AFP)

Victor Tutugoro, président du parti Union progressiste en Mélanésie (UPM), vice-président de la communauté de province nord et signataire de l’accord de Nouméa, a appelé mardi 14 mai sur franceinfo le gouvernement à envoyer « une mission » en Nouvelle-Calédonie pour définir un « méthode » pour « reprendre le dialogue ». Des émeutes ont éclaté à Nouméa dans la nuit de lundi à mardi en marge d’une mobilisation indépendantiste contre la réforme constitutionnelle examinée à l’Assemblée nationale. Des commerces et des commerces ont été incendiés. Des dizaines de gendarmes et policiers ont été blessés.

La réforme constitutionnelle est actuellement en discussion à l’Assemblée nationale. Il prévoit l’élargissement du corps électoral de l’archipel pour les élections locales. Emmanuel Macron a invité dimanche les élus calédoniens à l’Élysée pour apaiser les tensions. Cette invitation a été faite avant que les émeutes n’éclatent : «On peut aller à Paris»mais pas avant d’envoyer une mission, a expliqué Victor Tutugoro. « C’est symbolique »il a dit.

La violence était « inévitable », selon l’élu local. Il souligne « un certain nombre de dirigeants du camp non indépendantiste » qui détenait, selon lui, «Pendant des semaines, des commentaires désobligeants ont été adressés aux séparatistes»remarqua-t-il. « Les tensions se sont exacerbées, la haine est apparue. Le résultat est effectivement ce que nous avons vécu ces dernières 24 heures. »il expliqua.

« La jeunesse kanak vit une période difficile avec la colonisation encore présente dans nos mémoires »explique Victor Tutugoro. « C’est une réaction malheureusement violente, nous aurions dû trouver d’autres moyens » de dialogue, selon lui. Il demande au « gouvernement central » de « bloquer pour une période » Le projet de loi « pour que nous puissions tenir des discussions sous la direction de l’État ».

Ray Richard

Head of technical department in some websites, I have been in the field of electronic journalism for 12 years and I am interested in travel, trips and discovering the world of technology.
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