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Conserver la biodiversité, de Yellowstone au Yukon


Dans les années 1990, le mouvement de conservation au Canada et ailleurs dans le monde s’est concentré sur la création d’aires protégées individuelles. Un parc national par-ci, un parc par-là. Mais Harvey Locke soupçonnait que ce n’était pas suffisant pour vraiment préserver la biodiversité des Rocheuses.

Il y avait un mouvement émergent parmi les scientifiques qui croyaient en la connectivité écologique : que nous devons réfléchir à la façon dont tous les éléments [dans la nature] sont interdépendants et qu’il faut aussi penser à grande échelleexplique M. Locke.

Son instinct s’est confirmé lorsque les scientifiques ont observé que plusieurs espèces, telles que les ours, les aigles royaux et les grizzlis, avaient de vastes territoires et parcouraient chaque année de longues distances dans la région située entre Yellowstone et le Yukon.

M. Locke s’est particulièrement inspiré de l’histoire d’un loup, surnommé Rain. En 1991, le biologiste canadien Paul Paquet a posé un collier radio sur ce loup près du parc national de Banff. C’était la première fois qu’un scientifique posait un collier émetteur satellite sur un loup. À la grande surprise des chercheurs, Pluie a parcouru, en l’espace de deux ans, plus de 100 000 kilomètres carrés au Canada et aux États-Unis.

Ainsi, c’était le comportement des animaux qui déterminait la zone où le groupe de Y2Y déploierait ses efforts. Les animaux ne s’arrêtent pas aux frontières politiques, alors pourquoi limiter ses actions de conservation à des zones prédéterminées par l’homme ? se demande M. Locke.

Dans les années 1990, grâce aux colliers émetteurs, les scientifiques ont découvert l’immensité du territoire de certaines espèces.Photo : Getty Images/Nathan Hobbs

L’une des premières choses que M. Locke a faites pour convaincre d’autres écologistes et écologistes de son idée a été de créer un atlas qui montre clairement que la région entre Yellowstone et le Yukon est vraiment un tout.

A cette époque, quand on regardait un atlas, la zone [des Rocheuses] Les États-Unis étaient sur une page et le Canada sur une autre page. Mais aucune carte n’incluait ces deux territoires pourtant liésdit M. Locke.

Selon l’écologiste, le territoire proposé par Y2Y était beaucoup plus naturelle et tenait compte de la géographie commune et de la biodiversité. Cette carte a convaincu beaucoup de la nécessité de penser à grande échelle.

Selon Charles Chester, qui préside le conseil d’experts de Y2Ycette approche de la conservation est désormais une stratégie adoptée dans le monde entier.

Tout cela est arrivé parce que les gens voulaient changer leur conception de ce qu’est la conservation de la naturedit ce professeur qui enseigne la politique environnementale mondiale à l’Université Brandeis et à l’Université Tufts.

Conserver la biodiversité, de Yellowstone au Yukon

Les touristes regardent les bisons dans le parc national de Yellowstone, aux États-Unis.Photo: AFP / Mladen Antonov

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