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CGT : Marie Buisson peine à s’imposer pour remplacer Philippe Martinez


Publié le 26 janvier 2023 à 9 h 00

Elle commence lentement à s’exprimer dans les médias. Ce mercredi, Marie Buisson était l’invitée du Journal de 13 heures de France Inter. Mais la candidate adoubée par Philippe Martinez en juin pour lui succéder à la tête de la CGT ne parvient toujours pas à s’imposer au sein de la confédération. Plus le temps passe, plus il apparaît fragilisé alors qu’il ne reste que deux mois avant le congrès de la CGT où sera désigné le futur numéro un du deuxième syndicat français, fin mars à Clermont-Ferrand.

Cette bataille interne ne transparaît pas dans le conflit contre la réforme des retraites qui, au contraire, fédère l’organisation. Si au départ, les ultras se sont mis à dénoncer les journées « à saute-mouton » (journées de mobilisation trop éloignées les unes des autres), l’ampleur du succès du 19 janvier a fait prendre conscience de l’intérêt de l’approche unitaire et c’est avec précaution que les appels à d’autres journées de grève sont lancés.

Un choix de plus en plus contesté

La candidature de Marie Buisson ne fracture pas moins la CGT. Le choix de Philippe Martinez est de plus en plus contesté. Dernier épisode en date : la rencontre qui a eu lieu entre 23 des 33 fédérations de la centrale, le 24 janvier au soir. Les discussions ont été longues – pas moins de 4h30 – et intenses. La métallurgie, dont est issu Philippe Martinez, a quitté la rencontre avant la fin. Cela a abouti à la décision d’écrire une lettre commune à la direction confédérale. Elle devrait essentiellement demander un débat sur la composition de la future direction de la centrale et son fonctionnement lors de la réunion du Comité confédéral national (CCN) composé des chefs fédéraux et départementaux le 1euh et le 2 février.

Le nombre de signatures au bas de cette lettre en cours de rédaction, dont le ton sera « doux », selon les mots d’un adhérent CGT, comptera évidemment beaucoup. Mais derrière cette lettre, ce qui se profile, en cas de réitération par Philippe Martinez du refus déjà exprimé sur le sujet en novembre, c’est la demande d’une réunion extraordinaire du CCN qui ferait encore monter la tension d’un cran.

« Droit dans ses bottes »

L’attitude de Marie Buisson lors d’une première réunion des fédérations le 10 janvier puis son absence le mardi 24 ont contribué à faire monter la température. Attaquée sur la ligne qu’elle défend d’une alliance avec notamment Greenpeace dans le collectif « Plus jamais ça », elle n’a pas joué la carte du rassemblement en reconnaissant la nécessité d’un débat interne. Au contraire, elle est apparue « droite dans ses bottes », selon l’expression d’un participant, quitte même la réunion sans prévenir avant la fin.

Panique ou amateurisme ? Une initiative de ses partisans s’y est ajoutée. Deux déclarations, une première signée uniquement par des femmes (quelque 178) puis une seconde signée par des hommes (153, dont 4 contestaient leur présence sur la liste) ont été rendues publiques il y a une semaine. Censées venir de la base, elles ont en réalité été écrites par l’entourage direct de Philippe Martinez : sa directrice de cabinet, Elsa Conseil, auteur du texte « féminin », non élue, et David Dugué auteur du texte masculin, l’administrateur de la CGT au départ.

Diviseurs

Il apparaît également, comptabilisent « Les Echos », que 30 % des signataires de ces textes sont issus de la petite Fédération nationale de l’éducation (FERC) dirigée par Marie Buisson, que seule une petite poignée de dirigeants de la centrale a signé et qu’aucune emblématique femme ou homme de la centrale y apparaît. Le contenu même des adresses attise la colère. Ainsi celui des femmes « dénonce [e] qu’en 2023 au sein de la CGT, une femme doit encore démontrer qu’elle est ‘capable’ d’avoir des idées, d’impulser, de diriger ». « L’instrumentalisation des justes revendications concernant les femmes nuit à leur lutte », a répondu par écrit la militante de l’Energie Marie-Claire Cailletaux, résumant assez bien le sentiment général. Les partisans de Marie Buisson sont apparus comme les diviseurs d’un syndicat qui le déteste.

Olivier Mateu et Sébastien Menesplier

Pour l’heure cependant, un seul candidat s’est déclaré au poste de numéro un de la CGT et il n’est pas garanti par la loi de se présenter. Il s’agit du secrétaire général de l’Union Départementale des Bouches du Rhône, Olivier Mateu.

Cet ultra ne constitue pas un danger pour Marie Buisson tant ses positions font office de repoussoir. Mais il n’est pas impossible que sa présence ouvre la voie à une troisième candidature au rallye. Le nom de Sébastien Menesplier revient avec insistance, mais il n’est pas encore en lice.

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