«C’est le meilleur. Il n’y a rien de plus précis et technique que « » a annoncé Julien Keunebroek.
Un investissement d’un peu plus de 3,5 millions d’euros
Versa HD, d’Elekta Company, est un outil révolutionnaire dans le traitement du cancer. D’une précision millimétrique, il permet aux radiologues du Cher, placés sous la responsabilité du docteur Caroline Chung Kim Yuen, de mieux cibler les tumeurs et de les traiter plus efficacement en utilisant les rayons x. Il s’ajoute à un premier accélérateur de particules inauguré en 2010.
Si l’arrivée de cet outil, en service depuis début novembre 2024, est une excellente nouvelle pour le service de radiothérapie, son installation n’était pas une longue rivière silencieuse. Niché dans un vrai bunker avec des murs de 1,20 m à 2,50 m d’épaisseur, l’accélérateur de particules a remplacé un ancien appareil qui a cessé de fonctionner en 2010.
Ce nouvel appareil plus efficace sera la figure de proue du service, en particulier pour la stéréotaxe, jusqu’à présent impossible avec l’autre appareil. Cette technique représente une avance majeure dans le traitement du cancer en ciblant précisément la tumeur et en lui injectant une dose de rayonnement sans toucher les tissus sains environnants.
Un autre avantage de cet appareil: sa vitesse. Il est capable de dispenser des thérapies dans une période réduite, limitant ainsi l’inconfort des patients. Un avantage qui permet également d’accepter plus de personnes et ainsi de respecter les délais, avec un service qui a pratiqué 9 245 séances de radiothérapie en 2024. Enfin, chaque traitement est adapté au mieux possible au patient.
Un outil au service de la proximité
Grâce à cette nouveauté, le service de radiothérapie PUY est donc l’un des outils les plus efficaces du marché. Confort pour les patients hospitalisés où la radiothérapie est effectuée quotidiennement. «Vous devez réaliser qu’avant, ils étaient parfois obligés de monter tous les jours à Saint-Etienne ou Clermont pendant leur traitement. Lorsque vous êtes malade, c’est quelque chose de très lourd », note Marc Boullier, président du comité médical de l’établissement à Cher.
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S’il s’agit d’une question d’offrir un «service de qualité et de proximité avec les habitants», cela représentait un investissement intense pour l’établissement de santé: 3 662 065 euros. La région d’Auvergne Rhône-Alpes a apporté une subvention de 2 millions d’euros et le Cher a emprunté 1 600 000 euros. Un coût important, mais nécessaire à la communauté, comme expliqué par son conseiller spécial Laurent Wauquie. « Cet investissement répond à l’évolution de la demande et à la qualité des soins de l’hôpital. » En plus de cela, il permettra à Cher d’augmenter son attractivité avec les jeunes médecins. Soutien apprécié par le directeur de l’hôpital. « Sans cette aide, le projet n’aurait sûrement pas vu le jour où en aucun cas, pas si tôt ».
Guillaume Chorin