ce rapport sur l’Unrwa de Catherine Colonna ne va pas du tout dans le même sens que Tel Aviv
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ce rapport sur l’Unrwa de Catherine Colonna ne va pas du tout dans le même sens que Tel Aviv

ce rapport sur l’Unrwa de Catherine Colonna ne va pas du tout dans le même sens que Tel Aviv
Ce rapport de Catherine Colonna (ici à l'ONU le 22 février 2024) sur l'UNRWA ne va pas du tout dans le même sens qu'Israël.
ANGELA WEISS / AFP Ce rapport de Catherine Colonna (ici à l’ONU le 22 février 2024) sur l’UNRWA ne va pas du tout dans le même sens qu’Israël.

ANGELA WEISS / AFP

Ce rapport de Catherine Colonna (ici à l’ONU le 22 février 2024) sur l’UNRWA ne va pas du tout dans le même sens qu’Israël.

PALESTINE – Où sont les preuves ? L’ancienne ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna a été chargée depuis février par l’ONU d’évaluer la neutralité de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), après des accusations d’Israël. Elle doit rendre son rapport ce lundi 22 avril. Et ses conclusions, auxquelles plusieurs médias dont le Gardien y avait accès, ne sont pas d’accord avec les déclarations de Tel Aviv.

Depuis janvier, le gouvernement de Benjamin Netanyahu accuse l’UNRWA d’employer des membres d’organisations terroristes. Ils auraient même participé à l’attentat du 7 octobre. Ces accusations ont conduit plusieurs pays, dont la France, à réduire leur financement à l’organisation, voire à l’arrêter complètement dans le cas des États-Unis. Ceci alors que l’UNRWA est le pilier de l’aide humanitaire à Gaza et est submergé par la demande dans ce territoire ravagé et menacé par la famine.

Cependant, dans ses observations, établies avec l’aide de trois instituts de recherche d’Europe du Nord, Catherine Colonna explique qu’Israël n’a fourni aucune preuve pour étayer ses accusations ou pour démontrer que des membres de l’UNRWA feraient réellement partie de groupes terroristes. Il révèle également que l’agence des Nations Unies fournit régulièrement à Tel-Aviv des listes de ses employés à des fins de vérification, et ce depuis des années. Encore, « Le gouvernement israélien n’a informé l’UNRWA d’aucune préoccupation concernant son personnel » s’appuyant sur ces listes depuis 2011, peut-on lire dans le rapport.

Aucune preuve pour étayer les affirmations d’Israël

Israël a déclaré qu’au moins 12 employés de l’agence onusienne étaient directement impliqués dans l’attaque du Hamas le 7 octobre. Trente autres auraient aidé ou facilité ces crimes et jusqu’à 12 % du personnel de l’organisation serait affilié à des organisations terroristes.

Pourtant, comme l’indique le rapport, Israël n’a jamais étayé ces affirmations. « Les autorités israéliennes n’ont jusqu’à présent fourni aucune preuve à l’appui ni répondu aux lettres de l’UNRWA en mars, puis à nouveau en avril, demandant des noms et des preuves qui permettraient à l’UNRWA d’ouvrir une enquête. »peut-on encore lire dans le rapport, selon un extrait cité par le Gardien.

Le rapport note également que l’Unrwa a mis en place une opération  » robuste «  pour garantir sa neutralité, même si des problèmes subsistent dans ce domaine, rapporte l’agence Reuters.

Le rapport Colonna souligne également que l’Unrwa reste « un acteur central dans la fourniture d’une aide humanitaire vitale et de services sociaux essentiels » et qu’il en est ainsi « irremplaçable et essentiel au développement humain et économique des Palestiniens ».

Il est également précisé que, contrairement à ce qu’affirme Israël, l’UNRWA « a une approche de la neutralité plus développée que d’autres entités similaires des Nations Unies ou des ONG ». Tel Aviv avait en effet accusé l’organisation onusienne de promouvoir des pensées antisémites dans ses écoles via les manuels scolaires de l’Autorité palestinienne. Le rapport trouve très peu de preuves pour étayer ces affirmations.

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