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« Ce n’est pas une décision sérieuse », dit Zelensky

L’économie russe « sera détruite » par l’instauration prochaine d’un plafonnement du prix de son baril de pétrole à 60 dollars, après l’accord scellé vendredi par les pays de l’UE, du G7 et de l’Australie, a annoncé ce samedi la présidence ukrainienne. .

« Nous atteignons toujours notre objectif et l’économie de la Russie sera détruite, et elle paiera et sera responsable de tous ses crimes », a indiqué sur Telegram le chef de cabinet de la présidence ukrainienne, Andriï Yermak, selon qui « il aurait pourtant eu baisser (le prix plafond) à 30 dollars pour le détruire plus vite ».

Dans la soirée, le président Zelensky a critiqué ce plafond, estimant qu’il ne s’agissait pas d’une « décision sérieuse », Kyiv suggérant un prix deux fois inférieur.

« Ce n’est pas une décision sérieuse de fixer une telle limite aux prix russes, ce qui est assez confortable pour le budget de l’Etat terroriste », a-t-il déclaré, selon le bureau de la présidence. Le prix du baril de pétrole russe (brut de l’Oural) fluctue actuellement autour de 65 dollars, à peine au-dessus du plafond européen, impliquant un impact limité à court terme.

Plafonner le prix du pétrole russe, est-ce vraiment utile ?

L’Union européenne, le G7 et l’Australie ont scellé vendredi un accord pour plafonner le prix du baril de pétrole russe à 60 dollars. Le but : priver Moscou des revenus qui lui permettent de financer la guerre en Ukraine. Mais le mécanisme a des limites. Explications dans cet article.

« Des mois d’efforts »

Le prix du baril de pétrole russe (brut de l’Oural) fluctue actuellement autour de 65 dollars, à peine au-dessus du plafond européen, impliquant un impact limité à court terme.

La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, s’est toutefois félicitée de cette annonce, qui « est l’aboutissement de mois d’efforts de notre coalition ».

L’accord a été rendu possible par le consensus atteint vendredi par les Vingt-Sept de l’Union européenne.

Les ministres des Finances des pays du G7 s’étaient mis d’accord début septembre sur cet outil, destiné à priver la Russie de moyens financiers.

Le mécanisme entrera en vigueur lundi prochain « ou très peu de temps après », précisent le G7 et l’Australie. C’est en effet lundi que débute l’embargo de l’UE sur le pétrole russe transporté par voie maritime.

Ainsi, seul le pétrole vendu par la Russie à un prix égal ou inférieur à 60 dollars pourra continuer à être livré. Au-delà de ce plafond, il sera interdit aux entreprises de fournir des services permettant le transport maritime (fret, assurance, etc.).

Actuellement, les pays du G7 fournissent des services d’assurance pour 90 % du fret mondial et l’UE est un acteur majeur du fret maritime – fournissant un effet dissuasif crédible, mais également un risque de perdre des marchés au profit de concurrents.

Ajustement de prix

La Russie, deuxième exportateur mondial de brut, avait pour sa part prévenu qu’elle ne livrerait plus de pétrole aux pays qui adopteraient ce plafond.

Sans ce plafond, il lui serait facile de trouver de nouveaux acquéreurs au prix du marché.

« Nous serons prêts à revoir et ajuster le prix maximum si nécessaire », assurent le G7 et l’Australie dans leur communiqué. Et un plafond devrait également être trouvé pour les produits pétroliers russes à partir du 5 février 2023.

L’embargo européen intervient plusieurs mois après celui déjà décidé par les États-Unis et le Canada. Mais les Occidentaux doivent aussi composer avec les intérêts des puissants assureurs britanniques ou des armateurs grecs.

« L’UE reste unie et solidaire avec l’Ukraine », s’est félicitée la présidence tchèque du Conseil de l’UE dans un tweet.

La Russie a tiré 67 milliards d’euros de ses ventes de pétrole à l’UE depuis le début de la guerre en Ukraine, alors que son budget militaire annuel s’élève à environ 60 milliards, rappelle Phuc-Vinh Nguyen, expert des questions énergétiques à l’Institut Jacques-Delors. .

« Signal politique fort »

L’instrument proposé par Bruxelles prévoit d’ajouter une limite fixée à 5% en dessous du prix du marché, au cas où le pétrole russe tomberait en dessous de 60 dollars.

De fait, certains experts craignent une déstabilisation du marché mondial et s’interrogent sur la réaction des pays producteurs de l’Opep, qui se réunissent dimanche à Vienne.

« Ce plafonnement contribuera à stabiliser les marchés mondiaux de l’énergie (…) et profitera directement aux économies émergentes et aux pays en développement », puisque le pétrole russe pourra leur être livré à des prix inférieurs au plafond, a au contraire assuré sur Twitter le président de l’Union européenne Commission, Ursula von der Leyen.

A partir de lundi, l’embargo de l’UE sur le pétrole russe transporté par voie maritime éliminera les deux tiers de ses achats de brut à la Russie. L’Allemagne et la Pologne ayant également décidé d’arrêter leurs livraisons via un oléoduc d’ici la fin de l’année, les importations russes totales seront affectées à plus de 90%, estiment les Européens.

D’autre part, « un prix du pétrole plafond n’a jamais été vu. Nous sommes dans l’inconnu », affirme Phuc-Vinh Nguyen, soulignant que la réaction des pays de l’Opep ou des gros acheteurs comme l’Inde et la Chine sera cruciale.

Seule certitude, selon lui : un plafond, même à prix élevé, enverra « un signal politique fort » à Vladimir Poutine, car, une fois en place, ce mécanisme pourra être durci.


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Cammile Bussière

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