ce droit peu connu vous permet de le réduire si votre logement est resté vide, mais sous une condition bien précise

Taxe foncière et cambriolage : la vacance locative peut-elle compter ?
Porte cassée, vitres cassées, installations à refaire… Après un cambriolage, un appartement peut rester inlouable pendant des mois. Double pénalité pour le bailleur : plus de loyer, mais l’avis de impôt foncier tombe quand même. D’où la question qui brûle les lèvres lorsque l’inoccupation dépasse six mois : existe-t-il un levier pour réduire la facture fiscale, et quoi exactement ?
Le Code général des impôts prévoit une voie de sortie, mais elle obéit à des critères stricts et à des preuves solides. L’enjeu n’est pas seulement de citer un texte, c’est de démontrer que le bien répond à la définition légale d’une maison. normalement destiné à la location et que le location vacante n’a rien de volontaire. Le reste se joue dans le fichier, morceau par morceau. Le diable est dans la chronologie.
Article 1389 du CGI : conditions d’allègement de la taxe foncière
Le mécanisme visé est relief prévu pour learticle 1389 du CGI pour la vacance d’une maison « normalement destinée à la location ». Trois conditions se conjuguent : la vacance doit être indépendante de la volonté du propriétaire, durer au moins 3 mois consécutives, et affectent l’ensemble du logement (ou une partie louable séparément). En d’autres termes, pas de stratégie d’attente ni de travail de confort librement décidé. Tout dépend de la preuve d’un empêchement extérieur.
Le texte fixe également le délai pris en compte : l’allègement court “du premier jour du mois suivant celui du début de la vacance (locative) jusqu’au dernier jour du mois au cours duquel (elle) a pris fin”, selon l’article 1389 du CGI. Une vacance de plus de six mois peut donc s’étaler sur deux ans si elle chevauche le 1er janvier, chaque année ne donnant droit qu’aux mois réellement concernés. Attention : l’allègement s’étend aux impôts basés sur la même base, comme TÉOM.
Cambriolages et logements inlouables : ce que vérifie l’administration
Un cambriolage est, par nature, un événement extérieur et imprévisible. Il coche la case « hors de votre contrôle » à première vue. Mais l’administration regarde de près la réalité des faits et la diligence apportée à la restauration du bien. Comme le résume Édouard Pruvost, avocat fiscaliste au barreau de Paris : « l’administration fiscale a tendance à être plus difficile à convaincre qu’il y a quelques années, et les plaintes… », prévient-il, cité par Le Particulier. Message clair : la loi existe, la preuve prime.
Concrètement, un dossier solide rassemble le rapport de police, la déclaration à l’assureur et le rapport de l’expert, les photos des dégâts, les devis et factures datés attestant des travaux entrepris dans les meilleurs délais, puis des éléments démontrant le retour sur le marché (mandat d’agence, annonces). Il faut également prouver que le bien était destiné à la location et entretenu avant le sinistre. Un logement peut également bénéficier d’une allègement même s’il n’a jamais été loué auparavant, à condition qu’il ait effectivement été proposé à la location.
Quelles démarches et preuves pouvez-vous entreprendre pour obtenir réparation ?
La demande prend la forme d’un réclamer
adressé à Centre des Finances Publiques indiqué sur la notice, visant expressément learticle 1389 du CGI. Nous résumons la chronologie : date du cambriolage, début de la vacance, étapes des travaux, date de restauration et reprise de la location. Nous joignons les documents utiles et, idéalement, nous envoyons le tout par courrier recommandé. Le délai maximum pour agir court, en principe, jusqu’à 31 décembre de l’année qui suit celle au cours de laquelle la vacance a atteint trois mois.
Côté calcul, l’administration conserve les mois entiers entre le début et la fin de la vacance tels que définis par le texte : du premier jour du mois suivant le sinistre bloquant la location jusqu’au dernier jour du mois où le logement redevient louable. Si le délai s’étend au-delà de six mois et chevauche deux ans, deux demandes doivent être déposées, le cas échéant, chacune limitée aux mois de l’année concernée. Enfin, à ne pas confondre avec la taxe sur les logements vacants, qui suit une logique et des domaines précis. Ici, nous parlons de
impôt foncier.
Source | domain www.modesettravaux.fr




