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Calais : un militant pro-migrants condamné pour outrage et rébellion lors d’une évacuation

Un bénévole d’une association d’aide aux migrants a été reconnu coupable d’outrage et de rébellion le 11 mai par le tribunal de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), lors du démantèlement d’un camp de migrants. 4 janvier à Calais.

La jeune femme de 25 ans, membre de l’association « Auberge des migrants », a été condamnée mercredi à 500 euros d’amende avec sursis pour s’être opposée verbalement et physiquement à cette opération, menée sous l’autorité du préfet. Elle avait comparé un CRS à un « nazi, policier des années 1940, et fasciste » avant de « se débattre lors de l’arrestation », a rappelé le président du tribunal, se référant au procès-verbal rédigé par la plaignante.

Une insulte collective selon son avocat

Interrogé sur les faits lors de l’audience, le prévenu est resté silencieux. « Il y avait deux sections de CRS pendant l’opération », a expliqué son avocat, Me Olivier Tresca, qui a plaidé pour la libération. « Les invectives ne visaient pas personnellement un policier, mais s’adressaient à la centaine de policiers présents lors de cette intervention. »

« Ce sont des propos scandaleux, qui portent atteinte à la dignité et au respect dus aux policiers dans l’exercice de leur fonction », a estimé le procureur de la République, requérant 6 mois de prison avec sursis accompagné d’un cours de citoyenneté. Le tribunal a finalement pris en compte le casier judiciaire vierge de la prévenue, la condamnant à une simple peine pécuniaire avec sursis.

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