CAF : pour la première fois, l’algorithme de ciblage du contrôle est rendu public

La CAF publie son algorithme de contrôle, utilisé uniquement sur quelques dossiers et basé sur des faits objectifs. © Shutterstock
Avez-vous peur d’être pointé du doigt lors d’une inspection aléatoire de la CAF ? Rassurez-vous, rien n’est fait au hasard. Au contraire, le Fonds d’Allocation vient de dévoiler le fonctionnement de son algorithme. Une première dans l’histoire de l’institution.
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La CAF se dévoile
Voulez-vous savoir si vous pourriez être contrôlé par la CAF ? C’est désormais possible, ou presque, car la société publique de gestion de données vient de dévoiler son algorithme. C’est à dire sa manière de gérer l’information et les contrôles.
Tout cela vient de l’initiative appelée DMDE 2026, Data Mining Incoming Data.
Pour Nicolas Grivel, directeur général du Fonds national, il s’agit avant tout d’une nouvelle mission de transparence, qui ne vise pas à stigmatiser certains bénéficiaires, mais au contraire à favoriser l’équité.
La CAF révèle son fonctionnement © Shutterstock
Pour pouvoir expliquer le fonctionnement de la CAF, il faut faire un premier constat. L’algorithme est bien moins utilisé qu’on pourrait le penser. Il n’intervient que dans une très petite partie des contrôles et ne sert qu’à identifier les fichiers pouvant contenir des erreurs significatives.
L’outil signale simplement une menace à l’aide d’un score et n’est activé que lorsque le risque de trop-payé peut dépasser 600 euros sur six mois. Cependant, il ne prend jamais de décision. Derrière, il y a toujours des agents qui choisissent de vérifier ou non.
Pour limiter les biais, les concepteurs du système ont volontairement exclu certaines informations. Les données sensibles, telles que l’origine, le sexe ou le lieu de résidence précis, ne sont tout simplement pas prises en compte, de sorte qu’elles n’influencent pas l’évaluation d’un dossier.
Personne n’est méfiant par nature
Autre point clé : le comportement des bénéficiaires n’est pas pris en compte dans le calcul. La fréquence de connexion, les appels à la CAF ou les éventuels contrôles antérieurs ne jouent aucun rôle.
Par exemple, si vous êtes un individu qui appelle fréquemment la CAF ou qui relaye souvent des erreurs, cela ne sera pas considéré comme particulièrement suspect. Finalement, ce n’est pas parce que vous avez été contrôlé que vous devrez recommencer. L’objectif n’est donc pas de s’en prendre à certaines personnes.
Concrètement, l’algorithme s’appuie sur des éléments factuels liés au contexte des bénéficiaires. Elle prend en compte l’activité professionnelle, la composition du ménage, les aides reçues ou encore certaines évolutions récentes de la situation.
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Source | domain www.lesnumeriques.com




