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Bombardier : une grève imminente se profile


La pression continue de monter chez Bombardier alors que les négociations pour le renouvellement de la convention collective de ses 1 800 employés approchent de plus en plus d’un point de rupture.

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Mardi, les syndiqués de l’entreprise montréalaise, sans contrat depuis décembre 2021, seront appelés à se prononcer sur le déclenchement d’une grève. Dans le cas où, comme prévu, ils suivraient en bloc la recommandation de leurs représentants syndicaux, une grève pourrait être déclenchée d’ici deux semaines.

Dans une note envoyée aux employés vendredi, l’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale (AIMTA) avait de mauvaises nouvelles à annoncer après deux jours de négociation supplémentaires.

Une offre globale refusée

« Notre objectif était de conclure la négociation. Malheureusement, ce n’est pas tout à fait ce qui s’est passé, résument les représentants du Local 712. Au lieu de cela, l’employeur a choisi de nous soumettre une offre globale, que nous refusons de vous présenter puisque l’augmentation des salaires, l’externalisation et l’indexation aux rentes des retraités sont toujours d’actualité. litige.

Au lieu de cela, le syndicat affirme avoir répondu en déposant une contre-proposition à l’employeur, à laquelle Bombardier doit répondre d’ici le 23 mai. « Si la réponse de la direction n’est pas à la hauteur, les employés pourraient – ​​avec un tel vote de soutien – choisir de faire grève sur place », explique une source proche du dossier.

Dans sa version originale, Bombardier proposait initialement un accord de trois ans, avec des augmentations salariales de 2,5 % pour la première année, puis de 2,25 % pour les deux dernières.

Ces offres auraient été jugées irrecevables, notamment dans le contexte inflationniste actuel. Le 24 avril, les membres du syndicat ont massivement rejeté cette offre à 99,6 %.

À l’occasion de la présentation des derniers résultats financiers de l’entreprise, au début du mois, le PDG de Bombardier, Éric Martel, s’est dit confiant de trouver un terrain d’entente avec les employés.

Hausse de 18,9% chez Stelia

Le 7 mai, 200 travailleurs de l’ex-Bombardier, désormais employés par Stelia Aéronautique, filiale à 100 % de la multinationale Airbus, ont conclu un accord de six ans, après plusieurs mois de négociations tendues.

Au niveau salarial, une mesure d’ajustement à l’indice des prix à la consommation a été établie, suggérant des augmentations salariales allant jusqu’à 18,9 % pour la durée de l’entente.

Par ailleurs, le régime de retraite à prestations déterminées, initialement menacé, a été maintenu. Les membres du syndicat ont adopté cette proposition dans une proportion mixte de 63,9 %.



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