Le millésime 2025 commence ce week-end en Thaïlande ce week-end et il promet d’être particulièrement généreux avec 22 courses sur le programme.
La saison de MotoGP 2025, qui commence ce week-end en Thaïlande ce week-end, promet d’être très occupée pour le paddock avec un record de 22 Grands Prix et soulève la question des limites du championnat du monde. Le même nombre de courses avait été annoncée en 2024, mais après les annulations du Grands Prix d’Argentine, du Kazakhstan et de l’Inde et de l’ajout du médecin généraliste d’Emilie-Romagne, seulement 20 races avaient eu lieu, comme en 2022 et 2023. Cette fois, le championnat est en train d’organiser ses 22 dates, jusqu’au milieu du novembre à la valeur (Espagne).
«De toute évidence, à un moment donné, il y a une limite qui ne doit pas être dépassée. Le championnat essaie évidemment de trouver les solutions dans le maximum de ce qu’ils peuvent faire – et tout le monde a convenu que 22, c’était le maximum et c’est acceptable »Estimations avec AFP Hervé Poncharal, patron de la KTM-Tech3 Stable et Irta, l’équipe d’équipes. Avec les sprints du samedi introduits en 2023, c’est maintenant deux courses par week-end que les pilotes doivent effectuer, ce qui porte le total annuel à 44 courses, un rythme effréné pour certains.
Méfiez-vous des blessures causées par la fatigue
«Lors d’une saison avec la nouvelle situation de sprint samedi, nous ne faisons pas plus de trucs qu’auparavant. Ce sont des astuces plus intenses et plus excitantes. Je pense que le sprint a beaucoup amélioré la présence samedi des circuits et du public samedi, en parlant avec tous les diffuseurs, il était considéré comme hyper favorable. Même les pilotes qui, au début, ne savaient pas trop, maintenant ils sont très heureux »soutient Poncharal.
En 2023, l’apparition de sprints s’est accompagnée d’une très forte augmentation des blessures, mais après cette année d’adaptation, les choses sont restées en ordre en 2024. «De mon point de vue, je pense que c’est clairement la limite. Le problème est que ce n’est pas seulement 22 courses, également 22 sprints. Mentalement et physiquement, le week-end est complètement différent »pointe le quartarao Fabio français (Yamaha).
Nous avons touché le point d’équilibre maximum, nous ne devons pas aller plus loin.
Hervé Poncharal
Pour passer la pilule, la Dorna, le promoteur du championnat, a décidé cette année de ne plus organiser trois grands-petits consécutifs (« Triple Headers ») et favoriser le format de deux courses suivantes (« Dos à dos »). « C’est une bonne chose, mais avec tous les doublets, c’est une organisation, en particulier en termes de voyage, d’économie d’énergie pour savoir si nous retournons à la maison tout le temps, ou si nous restons entre deux prix avantageux. Je n’ai donc pas encore décidé de tous mes vols et de mes voyages, mais je pense que c’est bon d’avoir plusieurs doublets et non-triplets »Juge avec l’AFP le pilote français Johann Zarco (Honda-LCR).
En comparaison, la saison de Formule 1 compte désormais 24 Grand Prix, mais seulement six sprints. «Formule 1, ils ont plus de moyens financiers qui leur permettent de faire travailler deux équipes dans le tiroir. Nous ne pouvons pas nous le permettre, car nous n’avons pas les mêmes moyens »souligne Poncharal. Avant de conclure: « Donc, moi en tant que président de l’IRTA, le message que j’envoie à Carmelo Ezpeleta (PDG de la Dorna) est: nous sommes à un équilibre, mais nous avons touché le point d’équilibre maximum, nous ne devons pas aller plus loin. »