Dans le district d’Ouakam, au cœur de la capitale, le camp « colonel Geille » a fondu dans le paysage. Au milieu du ballet chaotique de la circulation de Dakar, ses imposants murs ocre surmontés de barbelés n’attirent plus des regards curieux. Pour les habitants, la base française d’Ouakam a toujours existé. Créée en 1919 par l’aviation militaire coloniale, la poignée est l’une des plus anciennes de France sur le continent africain et le dernier vestige d’un héritage qui est devenu lourd.
Un temps que le nouveau chef d’État sénégalais ne connaissait pas, élu en mars 2024. Le 31 décembre, le jeune président Bassirou Diomaye Faye, défenseur d’une ligne souverain et de rupture avec l’ancien système en place, a mis en place la fin de plus que un siècle de présence militaire française dans son pays, et ce « À partir de 2025 ». « Tous les amis du Sénégal seront traités comme des partenaires stratégiques, dans le cadre d’une coopération ouverte, diversifiée et non inhibée »il a annoncé, ajoutant qu’un « Nouvelle doctrine de la coopération » Doit être proposé par son ministre des Forces armées.
Le mercredi 12 février, Dakar et Paris ont annoncé la création d’un « Commission mixte » Pour organiser les méthodes de départ des soldats et la restitution des droits – de l’ordre « D’ici à la fin de l’année ». « Les deux pays ont l’intention de travailler sur un nouveau partenariat de défense et de sécurité qui prend en compte les priorités stratégiques de toutes les parties »Les deux ministères des Affaires étrangères ont indiqué dans un communiqué conjoint.
Convoi maritime
Mais pour le moment, aucun calendrier spécifique n’a été révélé. Au port de Dakar, l’opération de désengagement a déjà commencé, selon la page Facebook des « Elements français au Sénégal » (EFS), qui compte environ 300 hommes. Une vidéo publiée fin janvier montre l’envoi de conteneurs de Convoy maritime en France. « Nous aurons finiVers la fin de l’été 2025 « Fournit une source au sein du ministère de l’armée française.
Quelque 200 soldats et leurs familles vivent toujours dans le camp « Colonel Frédéric Geille » et à Rufisque, dans la banlieue. Les trois autres tenues, le maréchal, Saint-Exupéry et « Contre-Admiral Protet », au port militaire de Dakar, ont déjà été vidés. Tout le personnel sénégalais, dont 162 employés directement par l’armée française, sera rejeté à « 1er Juillet 2025 « Indique une lettre du commandant des forces, publiée par la presse locale.
Créée en 2011, dans le cadre d’un traité de partenariat en coopération militaire signée entre Paris et Dakar, les « éléments français au Sénégal » ont principalement mené des missions de formation et de formation aux armées de la région.
« Gagnant-gagnant »
L’imprécision persiste dans l’avenir de la coopération militaire. «Elle continuera. Il n’y a aucun problème entre la France et le Sénégal, nous voulons juste d’autres bases étrangères dans notre pays »Assure Ibrahima Diallo, responsable de la communication gouvernementale. Dans les coulisses, les discussions se poursuivent. À la mi-janvier, le général français Pascal Ianni, à la tête du commandement de l’Afrique, a rencontré le chef d’état-major sénégalais, le général Mbaye Cissé, pour mentionner en particulier la question de la transformation du système français sur le continent.
Après avoir été poursuivi par les Junts qui ont pris le pouvoir au Mali, au Burkina Faso, au Niger et, plus récemment, à Chad, la France est donc poussée vers la sortie par le Sénégal, un allié historique. «Nous avions déjà décidé de fermer les bases permanentes, nous savions qu’ils étaient devenus un problème. Nous créerons un système plus agile et continuerons des partenariats avec des pays qui souhaitent. Tout sera fait de la France »Discute le ministère des Armées françaises.
Devant la base d’Ouakam, Ousmane, un étudiant de 25 ans, s’attend à ce que le gouvernement « Renegani » 2012 Accords de défense. « Nous ne voulons pas de rupture mais une relation équilibrée et gagnante, imaginez-vous 300 soldats sénégalais à Paris? » »»rétorque le jeune homme.