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Au Sénat, l’UEFA conteste les chiffres de Gérald Darmanin

Entendu mardi au Sénat, un responsable de l’UEFA, Martin Kallen, a donné un chiffre bien inférieur à celui du ministre de l’Intérieur concernant le nombre de supporters sans billets ou avec de faux billets lors de la finale de la Ligue des champions, qui a viré au chaos, fin mai, devant le Stade de France.

L’UEFA, qui a ouvert son enquête sur le fiasco sécuritaire de la finale de la Ligue des champions, a évoqué, mardi 21 juin, un chaos lié à « des causes multiples » au Stade de France. L’instance organisatrice de la Ligue des champions a démonté devant le Sénat les chiffres des billets contrefaits avancés par les autorités françaises.

Alors que le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait soutenu devant les sénateurs le chiffre controversé de « 35.000 supporters » munis, selon lui, de billets falsifiés ou sans billets, un responsable de l’UEFA a battu ce total en brèche.

« Nous savons que nous avons eu environ 2 600 billets apportés aux tourniquets qui étaient faux », a déclaré Martin Kallen, directeur général d’UEFA Events, une filiale de l’organisme européen responsable des opérations d’événements commerciaux.

« Mais beaucoup de billets contrefaits ne sont jamais arrivés aux tourniquets (…) Combien ? On ne sait pas, on n’a pas vraiment pu vérifier. On ne croit pas que c’était le chiffre évoqué après les premiers jours en France, soit plus ou moins 30.000 à 40.000 », a-t-il affirmé, tout en évoquant « plusieurs milliers de billets qui étaient faux ».

Dans les premières heures après cette finale houleuse entre le Real Madrid et Liverpool (1-0), Gérald Darmanin avait tenu les supporters britanniques pour responsables des incidents, évoquant des « fraudes massives » à la billetterie et suscitant la colère des associations de supporters.

Devant les sénateurs, le 1euh Juin, le ministre de l’Intérieur a alors esquissé un mea culpa sur l’organisation de la finale, tout en maintenant sa version controversée sur le nombre de billets contrefaits. Les supporters de Liverpool et du Real Madrid doivent être entendus par le Sénat mardi à 16h30.

Des affrontements aux « causes multiples »

Entendu mardi matin devant les sénateurs, Martin Kallen est revenu sur le rôle dans cette finale de l’UEFA, qui garde notamment le contrôle de la billetterie.

>> À voir aussi : Chaos au Stade de France lors de Liverpool-Real Madrid : un mea culpa français ?

Pour le leader suisse, les billets papier, plus facilement falsifiables, étaient moins appropriés que les billets électroniques certifiés. Mais « ce ne sont pas seulement les tickets papier qui ont créé le chaos devant les portes », a-t-il expliqué.

« Les causes sont multiples : grève des transports, mauvaises réactions des stewards, forces de l’ordre, il y a eu des contrevenants (dans le périmètre, ndlr), un flux extrêmement important devant le stade sans billets ou avec de faux billets », a-t-il développé, avant formuler quelques recommandations pour l’avenir.

Les conclusions de l’enquête attendues en septembre

Comme par exemple « travailler le plus possible avec des billets électroniques », « avoir plus de travail sur les périmètres » de sécurité autour du stade, ou encore « avoir une meilleure communication avec les acteurs en place pour être informé de la situation à l’intérieur et à l’extérieur du stade » .

Il a précisé que l’UEFA allait prendre « quelques mesures » qu’elle communiquerait ultérieurement, dans l’attente de l’enquête indépendante qu’elle a commandée fin mai, qui a débuté ses travaux « cette semaine » et qui devrait rendre ses conclusions en septembre. .

« On pensait que l’enquête prendrait au moins deux ou trois mois. Comme ça commence maintenant, on pourrait dire quelque part en septembre », a-t-il déclaré à la délégation sénatoriale qui travaille sur les incidents du Stade de France.

L’UEFA a confié cette enquête interne à l’ancien ministre portugais de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports, Tiago Brandao Rodrigues.

Avec l’AFP

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